‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 58 sur 174 · VII. — Gautlùer, Etienne, liichanl, Jeun et André de Beire · texte numérisé non relu

VII. — Gautlùer, Etienne, liichanl, Jeun et André de Beire

Les deux premiers apparaissent, comme fils du chevalier Hugues de Beire, dans l'acte de la dona-

(I) PatroL, vol. CLXIl, p. 9G6.

(i) Id., \). V80.

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tion que nous lui avons vu faire, en la salle capitulaire du monastère de Bèze, avant son départ pour Jérusalem , le dimanche des Rameaux de l'année 1114, — Gaulthier y est appelé le Vieillot, vetulus; — Etienne, surnommé le Blanc, y est qualifié du titre de prévôt de Beire, « signum Stephani, pre^ positi de Beria. »

Dès l'an 1100, Gaulthier de Beire fut témoin, avec Avin de Beire , le chevalier Nerduin , l'abbé André, etc., des dispositions que nous avons déjà dit avoir été prises alors par Hugues de Chimissins, en faveur du monastère de Bèze. — En l'année 11'28, il assiste, en qualité de témoin, â un traité d'accord passé entre Avin de Beire et Avin d'Arcelot, seigneurs d'Hauteville, et les habitants d'Ahuy, sujets des chanoines de Saint-Etienne de Dijon, relatif à la délimitation du territoire de ces deux communautés (1).

Vers l'an 1107, Etienne étant abbé du monastèrede Bèze, Etienne de Beire figure parmi les personnes laïques , témoins du don fait par le susdit abbé à Jean, secrétaire du monastère, d'une pièce de vigne que l'abbé Odon avait jadis donnée à Garnier, père d'Ulger. — Jean avait le droit de couper , dans le bois appelé le Chàtenoy , les perches, les fourches et les échalas nécessaires à la culture de cette vigne, libre d'ailleurs de tous cens dont les autres étaient frappées (2).

Enfin, vers l'an 1119, il réapparaît, avec le titre

(1) Pbbard, p. 99.

(S) Patrol., vol. GLXn, p. 962.

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de prévôt de Beire, comme témoin d'iuiu autre donation faite, toujours cà ra])baye de Bèze, par Alfred, chevalier « de Vaclis^ S) de tous ses biens personnels consistant en un moulin, des prés, des terres et des bois, avec son propre manoir. — Parmi les témoins de ce contrat on remarque, avec Etienne prévôt de Beire : André, prêtre de Beire; Hugues de Chimissins; Humbert, sou neveu; etc. (1). Quand à Richard, à Jean et à André, ils sont ensemble témoins de la donation faite, de l'an 1113 à 1124, par Humbert le Solitaire, et que nous avons mentionnée en Tarticle précédent. — Le texte du moine Jean leur assigne Beire comme lieu de résidence « Signum RicJiardi, Joannis preshyleri, Andreœ preshyteri et aliorummiiUorum de Beria. » — Richard est témoin d'une nouvelle donation, faite après l'année 1119, par Avin de Beire au monastère de Bèze, et il signe l'acte rédigé à cet effet avec Widon de Chimissins ; Hilbert. chevaUer de Saulx; Humbert, prévôt de Beire; etc.. . 11 est donc assez difficile de ne pas le considérer comme un des membres, alors très nombreux, de la famille seigneuriale de Beire.

Selon l'archiviste Boudot, Jean de Beire était, en 1159, chanoine de Saint-Etienne de Dijon (2). — Il n'y a rien d'improbable dans cette affirmation : si nous supposons, en elîet, qu'à l'époque de la fondation d'Humbert le Solitaire, qui remonte ti

(1) Ptxtrol.,\o\. CLXII, p. 972.

(2) Ctéoyi;. Itisl. du cant. de MiieOeau.

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l'année 1114 environ, ce fils des seigneurs de Beire avait seulement trente ans, en 1159 il n'en aurait eu que soixante-quinze.

L'abbé André, nous le croyons, était à la fois curé et descendant des seigneurs de Beire : en même temps qu'il nous est signalé, dans la Chronique du moine Jean, avec le titre de prêtre de Beire « Signum Andreœ, preshyteri de Beria, » on le voit signer généralement tous les actes intéressant les maisons de Beaumont, de Chimissins, etc., certamement alliées à celle de Beire.

VllI. — Les chevaliers Wolon, Htlbert et Paijen de Beire (1114-19).

La maison seigneuriale de Beire, nous en avons déjà fait la remarque, dut être démembrée vers la fin du XP siècle, ou au commencement du XII'. — Les membres en furent si nombreux à cette époque, les documents qui les concernent sont si rares et si laconiques, qu'il n'est pas possible d'en parler sans confusion. — Quoi qu'il en soit, il est certain que de l'an 1114 à l'an 1110, il y avait à Beire trois frères cbevaliers, savoir : Walon, Hilbert et Payen. On s'en convaincra en lisant l'acte d'une donation que Gaulthier, chevalier de Chortoson , étant sur le point de mourir, fit à Dieu, àsaintPierre etàl'église de Bèze, d'un manoir libre de toute charge, sis en un lieu appelé « Secuniacus, » avec un bois, des terres, etc. — Cet acte est revêtu des signatures : de Milon, chevalier; de Walon et d'IIilbert, ses fils ; de Gaulthier, son neveu; de Walon, d'IIilbert et de Payen, leur frère, chevaliers de Beire, « de mili-

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tihus do Beria; » de Mainfroy d'Arc; et d'André, prêtre de Beire (1).

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