‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 66 sur 174 · XIX. — Gui/ de Beire, chevalier · texte numérisé non relu

XIX. — Gui/ de Beire, chevalier

Au dépôt des archives départementales de la Côte-d'Or, on trouve quatre lettres de ce seigneur ainsi résumées par l'archiviste Peincedé, dans sa grande analyse, tome VII, page 7 : « Lettre de Guy de Beire, sire de la Chaume, chevalier, du mois de février 128G, par laquelle il reconnaît avoir pris du duc, en fief, 40 livrées do terre viennoises, au plus près de la ville de la Chaume, en accroissement du lief qu'il tenait avant de ce prince, pour le prix de 60 livres. — Est son sceau encore entier, en cire rouge et en petit, sur lequel on a peine à distinguer ses armes, qui paraissent être une étoile. » — B. 10,484, cote 40.

« Autre lettre de Guy de Beire, chevalier, sire de la Chaume, qui reconnaît avoir pris en fief du duc de Bourgogne, en mars 1288, pour le prix de 60 livres, les choses qui s'ensuivent : les coultis et vergiers qui sont devant la maison de la Chaume ; de rechef lestan qui est entre la maison des Maisses (la ferme de Masse) et ladite maison de la Chaume et leurs tennements, et tor ces qui desorenavant s'y abergeront; de rechef seze jornaux de terre gaainauble assis au pré motoux; après dex et huit jornaux de terre assis devant ladite maison de la Chaume, dessous les coultis ; et vint et eine jornaux dessous cette corvée ; de rechef cinquante et cinc jornaux en deux parties, assis dessos lesdites corvées et le ru de Broignon. — Est le sceau encore entier, en petit et en cire vcte, dont les armes sont

un iambel à trois pendants, et dessous, en pointe, une étoile ou molette à six raies ou pointes. » — B. 10,484, cote 41.

« Lettre de Jean de Vergy, sénéchal de Bourgogne, de l'an 1290, qui certifie que messire Guy de Byère, chevalier, seigneur de la Chaume, tient de franc alleu tous les perchés (amendes dues au seigneur pour les bestiaux pris en dommages) et les bois qu'il a pour raison de son partage au finage de Bière, si comme ils se comportent dès la rivière de Thil envers Dijon. » — B. 10,485, cote 38.

c( Enfin, une dernière lettre sous sceau de l'abbé de Saint-Bénigne, de l'an 1290, par laquelle Guy de Byère, chevalier, seigneur de la Chaume, reconnaît tenir à titre de fief du duc de Bourgogne sa maison forte de la Chaume. Il y désigne les terres, les prés et les bois qu'il peut avoir, à cause de son partage en la paroisse de Byère, en deçà de la TiUe du côté de Dijon. » — B. 10,485, cote 39.

Nous avons en notre possession les extraits de ces lettres conformes aux originaux, qui sont encore, aujourd'hui, dans un état de parfaite conservation. — On peut conclure de leur teneur, ainsi que de celle de la lettre d'Otte de Beire, que, vers la fin du XIII' siècle, la seigneurie de Beire était certainement démembrée (nous avons déjà dit qu'elle dut l'être au commencement du XIP) ; et qu'il y avait deux maisons fortes sur la paroisse : celle de Beire et celle de la Chaume. Nous ne parlons pas de celle de Vesvrotte, dont nous pourrons dire un mot plus tard.

En l'année 1297 , le jour de la fête de Notre-

200 LE CHATEAU DE nElHE

Dame de mars, le duc de Bourgogne, Robert II, étant en son château de Brazey et se disposant à partir pour Rome, « saichant que nule chouse n'est plus certaine que la mort, et que nule chouse n'est plus incertaine que lore de la mort )), fit son testament, dont il établit exécuteurs les grands dignitaires de sa cour. On y voit figurer Guy de Beire auquel il confie les délicates fonctions de précepteur de Hugues V, son fils. Voici la teneur de ce testament en ce qui concerne le seigneur dont nous nous occupons en ce moment : « Après je commant et ordene que messires Guis deBère, mes amez et foyaus, soit maistres et enseigneres dou dit heir duc de Borgoigne, et que la duchesse, ou li gouverneour ou li dit heir, faceint ou dit Guis ce que appartient estre fait a tel home, en toutes chouses » (1).

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