‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 67 sur 174 · XX. — Guy de Prangey, sire de Beire (1Î · texte numérisé non relu

XX. — Guy de Prangey, sire de Beire (1Î

Ainsi que nous en avons fait la remarque précédemment, dès l'an 1279, on devine une alliance entre la maison de Beire et celle de Prangey. car en cette année Robert de Beire institue Guillaume de Prangey son exécuteur testamentaire. Et il y a tout lieu de supposer que ce dernier n'était pas autre que Guy de Prangey : Guy n'est qu'une abréviation de Guillauhie.

Le chevaher Guy de Prangey, sire de Beire, eut

(1) DoM Planuier, vol. II, p. 95 des pièces justificatives.

l'honneur de fi guider dans le quatrième codicille de Hugues V, duc de Bourgogne, dont Guy de Beire avait été institué le précepteur, en l'année 1297. Ce codicille, daté d'Argilly, le lundi devant l'Ascension 1315, est ainsi rapporté par Dom Plancher (1) : (( Nous volons que don fié de Vile conte que li sires de Bère donna à notre chier seigneur et père, cui dex essoille, recompenssacions leaux soit faite a notre amé et foiaul chevalier monseigneur Guy de Prangey.y)

Il est à remarquer que la maison de Beire possédait, en effet, plusieurs fiefs dans la vallée de Lignon : à Frénoy, à Tarsul, à Villecomte. — Nous en avons déjà donné la preuve pour ceux de Frénoy et de Tarsul. Quant à celui de Villecomte, Dom Plancher nous apprend qu'en l'281 le seigneur de Beire, probablement le chevalier Robert, tenait en fief-hge de Guillaume de Saulx a le fief de la maison du Fort, des fossés et dépendances de Barthélemi de Villecomte, que ce dernier tenait de lui » (2).

Boudot nous apprend aussi qu'en 1315 Guy de Prangey figurait au nombre des vassaux de Eudes IV, duc de Bourgogne.' — ^En effet, le lundi après la Pentecôte de la même année, époque où Hugues V était déjà mort, en présence : de l'abbé de Saint- Seine ; de Louis de Bourgogne , prince de] la Morée; enfin, de •Guillaume d'Epoisses et^ de plusieurs autres, il fut reçu en foi et hommaç^e

(1) Page 158.

(a)lDoM Plancher, vol. Il,'p. 427.

du duc de Bourgogne régnant, au monastère de Cîteaux (1).

On voit encore la tombe de ce chevalier dans l'église de Beire-la-Ville. — Nous avons déjà fait connaître ce qui nous reste de son inscription. L'empreinte du chevalier et celle de ses armes sont parfaitement intactes. La date de son décès en a disparu, mais Courtépée, qui l'avait relevée, nous dit qu'il mourut dans le courant de l'année 131G.

Le titre des de Prangey leur vient d'un village de la Haute- i\Iarne qui fait partie de l'arrondissement de Langres et du canton de Longeau. — Leurs armes sont une bande chargée de coquillages (trois coquilles), accompagnées de six billettes posées en orle (2).

Il dut mourir jeune : on voit, en effet, par un contrat de l'an 1321 , Aglantine de Gourtivron, alors (lame de Beire, acheter de Guillaume, fils de Hugues de Prangey, plusieurs héritages situés sur la paroisse de ce lieu. Or, nous savons que ladite (lame de Beire ne mourut qu'en l'année 1352, ainsi ([ue nous l'avons dit (3).

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