XXIX. — Alexandre de Suuls, /V;/«e
Il était chevalier, seigneur de Vantoux et de Beire en partie. — Il résulte de ce que nous avons dit à l'article précédent, qu'il devint possesseur de la seigneurie de Beire, pour ce qui relevait de lui, au moyen des échanges qu'il fit avec Antoine, Jean et Béatrix de Baiss3y, tous trois héritiers de Nicolas de Baudoncourt. — Nous lui avons souvent vu prendre le titre de chevalier dans de nombreux actes passés entre lui et des habitants de Beire, et qui se trouvent au terrier du notaire Jean Clopin (1). Il s'intitulait aussi, assez souvent, seigneur de Vantoux et de Beire. — Son épouse fut Jeanne de Crux qui lui survécut, et dont il eut cinq enfants : Claude, Henri, Catherine, Jeanne et Anne (2). — Il mourut en 1502, sous le règne de Louis XH.
Claude, dont nous parlerons tout à l'heure, lui succéda dans sa seigneurie de Beire.
(1) Archives du chûtsau, actes [H'éparaloiros.
(2) Hid. fjénéalorjique, du P. Anselme, tom. VU, p. 2ol.
2S2 Uî. CIl.UEAL DE liKlllE
lleiiii, (lui uvait lu lilrc d'ùcuyer, mourut eu 15'24, et il fut euterré dans la chapelle des seigneurs de Vantoux, en l'église de iMessigny, où Dom Plancher nous dit que , de son temps, on lisait encore cette inscription sur son toniheau ; « Cy gisthaut et puissant seigneur Henri de Saulx, à son vivant seigneur de Vantoux, de Montremantier, Fontenelle et Saint- Seigne-sur-Vingenne en partie, qui "trespassa le seizicsme Décemhrc mil cinq cent vint quatre » (1).
Callierine épousa Jean de Salins dit le Jeune, écuyer, seigneur de Vernoy. — Son oncle. Jean de Saulx, chevalier, et Anne de Laniarche, sa femme, lui donnèrent à roccasion de son mariage les seigneuries do Courtivron et de Villargoix. Le contrat, par lequel ils se réservèrent l'usufruit de ces biens, fut passé à Courtivron, le 28 avril 1488.
— Alexandre de Saulx et Jeanne de Crux, ses père et mère, lui constituèrent une dot de 1,500 livres, à la condition qu'elle renoncerait à leur succession.
— Alexandre de Saulx , le Jeune , son oncle , qui avait épousé Claude, sœur d'Alexandre de Beire, lui donna aussi 500 livres, également sous la condition de renoncera sa succession. (Alexandre de Saulx le Jeune n'était donc pas le frère du seigneur de Beire.)
Jeanne épousa à son tour Gilles de Saint-Beroin, et l'on voit, par un acte de partage du 10 juillet 1502, qu'il lui revenait encore une sonmie de six cents livres sur sa dot qui dut, comme celle de sa sœur, lui être comptée en argent (J).
(1) Dom pLAiNUitii, vol. H, p. tjo.
(i) Id., vol. H, p. 154 cl siiiv.
Quant à Anne, nous n'avons rien découvert qui pût nous faire connaître ce qu'elle devint. Nous pensons même qu'il y a eu confusion , et que les généalogistes l'auront confondue avec une autre Anne de Saulx, fille du seigneur dont nous allons parler.