‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 72 sur 174 · XXVII. — Aimé de Baudoncourt · texte numérisé non relu

XXVII. — Aimé de Baudoncourt

Il était, ainsi qu'il vient de nous être démontré, tils de Jacques et frère d'Henri, écuyer comme son frère et seigneur de Prangey. Il hérita des deux tiers de la seigneurie de Beire, partagée en 1402, à la mort d'Henri de Baudoncourt, «jadis seigneur de Beire. »

Dans une assemblée tenue par la duchesse de Bourgogne, en l'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon, les 14, 15, 16 et 17 février 1412, où siégèrent les grands de la province : gens d'église, nobles, baillis, conseillers du duc et députés des villes des deux Bourgognes , appelés à se prononcer sur les traités passés entre le duc et les habitants de Besançon , Aimé de Baudoncourt figure avec le titre d'écuyer d'écurie

(1) Terrier de Jean Clopiu, fol. 213 cl suiv.

220 i.K ciiAiEAU Ut: UEiut:

du duc de Bour^fogne, Jean sans Peur. La liste que Dom Plancher en a donnée a été copiée, nous dit-il, sur l'original de la Chambre des comptes de Dijon. Il avait épousé Jeanne de Saint-Remy, dont il eut trois enfants : Nicolas, Louis et Guillemette. — Nicolas lui succéda ; Louis mourut sans se marier ; et Guillemette épousa Guillaume de Saulx, seigneur . d'Arc-sur-Tille, de Vantoux, etc., qui fut conseiller et chambellan du duc Philippe le Bon. Le contrat de ce mariage, passé à Prangey, le dimanche Mlsericovdia, 26 avril 1422 (1), nous apprend qu'Aimé de Baudoncourt, seigneur de Prangey et de Beire en partie, était mort; que son fils Louis qui, en 1517 , avait été passé en revue à Beauvais, étant écuyer, était également décédé ; que le mariage se fit en présence de Nicolas, écuyer, frère de Guillemette ; qu'enfin Jeanne de Saint-Remy, épouse relicte d'Aimé de Baudoncourt, constitua pour dot à sa fille une somme.de mille francs d'or, le franc compté pour vingt sols tournois, sans qu'elle pût élever aucune prétention sur les biens paternels et maternels, ni sur ceux de son frère Louis. Aces mille francs elle ajouta cependant tout ce qu'elle possédait en justices, rentes, tailles, terres, cens, bois, etc., aux lieux et finages de Gussey et Dampierre-sur-Vingeanne , sans en rien excepter ni retenir. Elle lui donna encore, pour elle et ses hoirs, tout ce qu'elle possédait au lieu et finage d'Acheroncourt en liefs, justices, dîmes, tailles, coutu-

(1) Dom Plincheh, toui. Il, p. *tiî et suiv.

ET SliS ANCIKXS SEIGNEURS 221

mes, terres, bois, eaux, etc, plus la moitié de la maison d'Amance, et moitié aussi de la terre de Ravenne-Fontaine. Et pour son douaire Guillaume de Saulx lui accorda, en cas de survie, la moitié des biens dont il serait en possession au moment de sa mort.

Guillaume de Saulx, que Philippe le Bon tenait en particulière estime, mourut après 1436. — Dans le courant de cette année , on le voit supplier le bâtard de Bourbon de ne pas faire hiverner ses troupes ou compagnies , qu'on appelait les Ecorcheurs, sur les terres de son maître. Elles s'étaient déjà avancées jusqu'à Gémeaux et Is-sur-Tille.

Guillemette, devenue veuve, épousa Jean de Gand , écuyer. — Elle mourut le 13 décembre 1457 sous le règne de Charles YII, ainsi que le porte l'inscription de sa tombe, qui se voyait jadis en TégUse Saint-Martin d'Arc-sur-Tille, et dont voici la teneur : « Cy gist Noble Dame Mad. Guillemette de Beaudoncourt, dame d'Arc-sur-Tille, jadis femme de messire Guillaume de Saulx, chevalier, seigneur en partie dudit Arc ; et depuis femme de noble écuyer Jean de Gand, laquelle trespassa le 13° jour de Dec. 1457. » — C'est ainsi qu'elle est rapportée dans Paillot , tom. II, fol. 299.

XX VIII. — Nicolas fie Baudoucowt (1417],

Il portait le titre d'écuyer et fut seigneur de Prangey et de Beire en partie, — Comme nous venons de le voir, il était fils d'Aimé de Baudoncourt et de Jeanne de Saint-Remy. Nous savons que, le di-

manche Misericonlia, 20 avril 1422 , il assista au contrat de mariage de sa sœur Guillemelte avec Guillaume de Saulx. — Ce contrat fut passé à Prangey dans les termes que nous avons rapportés.

De l'an 1422 à l'an 1440, nous ne savons ce qu'il devint. Mais le lundi 9 octobre 1440, nous le trouvons possesseur, à ne pas en douter, de la maison forte de Beire, qu'en 1359 Philippe de Rouvres avait confisquée sur son aïeul, Jacques de Baudoncourt : la preuve nous en est fournie par le dénombrement qu'il présenta, ce jour-là, à Jean de Beauffremont, seigneur de Mirebel, et dont la copie existe aux archives du château de Beire. Nous allons en donner ici le préambule et la clôture, afin de mettre le lecteur au courant du mode de rédaction des actes de ce temps :

« A tous ceux qui verront et ouïront ces présentes Lettres. Je , Nicolas de Baudoncourt , écuyer , seigneur de Praingey , et en partie de Bère , sçavoir fais, que je connais et confesse tenir en fied, foy et hommage de noble et puissant seigneur , mon seigneur Jehan de Belîroymont, chevalier, seigneur de Mirebel et de Bourbomie, à cause de son chastel et chastellenie dudit Mirebel, les seignories, rentes, censés, revenues, possessions et droits que cy après s'ensuivent : et premièrement le chastel et fort maison séant audit Bère, ensemble le maisonnement et pourpris d'icelluy chastel, ensemble aussi les fossez garnys d'eaux tout au l'environ, les entrées, yssues, etapartenances d'icelluy chastel, et

fort maison, tout comme il se comporte Item

un jardin nonmié curtil , doux tout au l'environ de

ET SES ANCIENS SEIGNEURS !â23

murs, auquel jardin a un coulombier peuplé de coulons, etc En tesmoing de vérité, j'ay mis mon

seel armoyé de mes armes en pendans de parchemin, avecle seing manuel de Jehan Blainchard de Saint Seigne-sur-Vingeanne, clerc et notaire publique juré de la court de monseigneur le duc de Bourgogne, cy mis à ma requeste le lundy neufvième jour du mois d'octobre mil quatre cens quarente et six. » — L'orthographe du mot Prangey ne fut pas toujours la même, et nous l'avons trouvé écrit de la sorte dans les divers titres que nous avons consultés : Proigny, Proingi, Prongey, Proingey et Prangey, selon probablement les diverses manières de le prononcer jadis.

On voit, dans le corps de ce dénombrement, apparaître trois des plus anciennes familles deBeire : les familles Monnet, Girard et Leroy. — Nous pensons que cette dernière, par la suppression de l'article, fréquemment usité alors, sera devenue la famille Roy actuelle. — On y remarque aussi que Nicolas de Baudoncourt possédait un grand nombre de propriétés limitées par celles des enfants d'Angoulevant, que l'analyse de Peincedé (1) nous dit avoir été les tils de Guillemette de Baudoncourt. — Il y est fait mention de deux écuyers : Othenin de Beire et Deschamps. — Enfin, selon que nous l'avons déjà observé, on y désigne deux croix paroissiales : celle de la Charme et celle de la Ville.

Quinze ans après le dénombrement fourni au sei-

(1) Vol. XXV, p. 20.

224 LE CHATEAU UK BEIRE

gneur de Mirebel, il y eut entre Nicolas de Baudoncoiirt, agissant avec les habitants de Beire, elles religieux du monastère de Bèze, seigneurs de Viévigne, de grands débats relativement aux limites de ces deux communes. — Un traité entre les parties fut conclu devant le chapitre du monastère assemblé à cet effet, le 11 avriH461. — Les religieux étaient alors : « humble frère Hélyon de l'Antaime, abbé du monastère de Saint-Pierre de Bèze de l'ordre de Saint-Benoît au diocèse de Langres; Guillaume du Rend, infirmier; Henri Poirtet, chantre; Guillaume Maire et Jehan Poulaison, religieux. » — Les habitants de Beire étaient représentés par : « Nicolas de Bodoncourt, escuier, sieur de Prengey et de la tour de Berre ; Thevenot Clément ; Henryot Picquet ; MichaultChartenet; Nicolas Chappelu; Monnet Perreau et Oudot Couchot, tous habitans dudit Beire. » — Cette assemblée se tint le mardi après Quasimodo, 11 avril 1461 (1). Les bornes qui faisaient les limites des communes de Beire et de Viévigne y furent reconnues ; les bois des Pennecières et de Butteau furent également déclarés appartenir à la jnsli-ce et au territoire de Beire; en suite de quoi les habitants de Viévigne convinrent de n'y avoir aucun droit. — Enfin, il y fut réglé que ceux de Beire auraient le droit de parcours sur le territoire de Viévigne. « Et auront, lesdits Nicolas de Bodoncourt ot les habitans dudit lieu, le droict de vain pastu-

(1) Terrier Cloiiin, fol. 2C'J. — Arch. déparl., Recueil dei litre* de l'abbaye de U zi-, j». 7?s.

ET SES ANCIENS <E1G.NEUKS -2'iiî

rage et faire paslurer dans tous temps et saisons, leur bestail, tant gros que menus, en la lin de Viesvigne, comme Besze, et jusqu'au chemin qui tire de Besze à Lux, comme ont au semblable lesdits de Viesvigne et de Besze. »

Ce traité fait en double, pour une copie rester aux archives du monastère, l'autre entre les mains des habitants de Beire, est ainsi clos : « Faict et passé au monastère de Besze, pardevant Viennot de Saint-Marceau , demeurant audit Besze , et Jean Arnoult, demeurant à Dijon, notaire publicque de la court de Monseigneur le duc, présence révérend père en Dieu, frère Pierre de Fontette, abbé du monastère de Saint-Seine-en-Auxois ; de Claude de Fontette ; de Jean de Charmes ; de Jean de Baissey ; de Jacques Lantayme, écuyer; honorable homme et sage M* Pierre Bauldot, lieutenant en lois et en droicts, bailly dudit Besze, demeurant à Dijon; Jehan Petitot et Claude de Bessey, demeurants audit Besze, tesmoings à ce requis. »

Plusieurs listes des feux conservées aux archives de la Côte-d'Or, et qui oni trait aux années 1424, 1430, 1431, 1435, 1442, 1450, 1461 et 1469 assignent à Nicolas de Baudoncourt les fiefs de Prangey et de Vesvres. — On voit, en parcourant la première, qu'en 1424, Beire-le-Châtel appartenait à la veuve d'Aimé de Baudoncourt, à Nicolas, son lils, et aux hoirs de feu messire Simon de la Chaulme, qui n'est probablement pas autre que Simon de Saint-Albin, beau-frère de Nicolas et gendre d'Aimé de Baudoncourt. — Selon la liste des feux de 1469, Nicolas de Baudoncourt, qui avait « chastel foussoyer »

220 i.K t;ii\ïi:Mi r»K hkiuk

aurait possédé lU>ire-le-Cliàtel et Jieire-la-Villt', dont tous les feux alors auraient été francs. « — La C7<a «/»?'' seule appartenait à Jehan de Charmes, escuyer , qui l'avait louée à un nommé Richard Esbullon. On n'y comptait qu'un seul feu qui était franc, celui dudit Richard Esbullon. »

Nicolas de Baudoncourt existait certainement encore en 1473, année où on le voit, toujours avec ses titres d'écuyer et de seigneur de Beire, tenir une partie de sa seigneurie du duc de Bourgogne, et également tenir aussi du seigneur de Mirebel le chastel de Beire (1). — Mais il est non moins certain qu'en Tannée 1481, il était mort, ayant pour héritiers Antoine et Jean de Baissey, avec leur sœur Béatrix, épouse de Guillaume de Trotedan : cela est établi par un procès -verbal de production des pièces que présenta Anne de Saulx, dame de Beire, le 28 novembre 1560, à l'appui de son procès contre André de Baissey, seigneur de ïart et de la Chaume, aux lins d'établir et de justifier que Beire-la-Ville lui appartenait entièrement et en toute justice, ainsi que les rivières et les moulins.

« Par procès-verbal, dit Peincedé (2), il appert que ladite dame produisit les pièces suivantes, savoir : une pilse de possession des terres et seigneuries de Beire-la-Yille et Beire-le-Chàtel , le 14 mai 1481, par laquelle on voit qu'Antoine de Baissey, seigneur de Longecourt et de Trichàtel, bailli de Dijon , et Jean de Baissey, son frère,

(1) PKfNCEDÉ, vol. vu, p. lïO.

(2) Vol. XIX, p. S3i.

KT ?E> ANT.IKN^ SF.ICNKri'.S iJ^T

gruyer de Bourgogne (une déclaration sans date, d'Anne de Saulx , que nous avons trouvée dans les archives du château de Beire , donne à ce dernier le nom de Claude et non celui de Jean), ont nriis en possession messire Alexandre de Saulx, l'ainé, chevalier, seigneur de Yantoux, de ce qui leur appartenait desdites seigneuries de Beire-la- Ville et Beire-le-Ghàtel, en échange de 200 livres de rente sur la seigneurie de Trichàtel et 200 sur celle deTrouhans que le sieur de Vantoux leur a cédées.»

Le dossier de ces différentes pièces, qui est aux archives départementales de la Côte -d'Or, nous apprend qu'en 1337, ainsi que nous l'avons déjà dit, Guillemette d'Aubugney (Aubigny), dame de la Chaume, avait cédé à l'écuyer Achenot de Beire la quatrième partie de la maladière dudit lieu, qui devait être construite sur l'emplacement où se trouve maintenant la croix Saint-Laurent, appelée aussi par Jean Rouhier , dans son terrier de d723, la croix de la maladière.

Jean et Philippe d'Angoulevant possédaient au moins quelques droits seigneuriaux sur la paroisse de Beire, au commencement du XV' siècle : « Le jeudi, fête de l'Exaltation de la sainte Croix, 1424, un homme de Beire, se portant fort pour Jean et Philippe d'Angoulevant, loue à un habitant d'Arceau tous les droits que le premier, qui était alors écuyer, pouvait avoir en la rivière de Tille, audessous du pont de cette rivière » (1). — Jean d'Angoulevant fut, le 31 août 1417, passé en revue

(1) PeiNCEDÉ, vol. XXVII, p. 454.

â28 I.K CIIATKAi; l»i: HKIKK

à Beauvairi, sous la bannière et dans la compagnie de Pierre de Beauflreniont. — Vers la fin de 1414, il quilt;' Chàlillon-sur-Seine, sous la bannière de Jean de Neurchàtel, pour rejoindre le duc Jeansans-Peur, en Artois. — J^hilippe, son frère, figure également , à la revue de Beauvais , sur la liste d'une compagnie tirée de divers hôtels et maisons des seigneurs de la cour du duc (1).

Cette famille était très ancienne, car on voit, par la collection des sceaux conservés aux archives de la Haute-Marne, que, dès l'an P288, Thierry d'Angoulevant était déjà grand chantre de la cathédrale de Lan grès (2).

Nous avons remarqué, plus haut, qu'au dénombrement présenté par Nicolas de Baudoncourt, le lundi 9 octobre 1446, à Jean de Beauiïremont, le seigneur de Beire cite à plusieurs reprises les enfants d'Angoulevant comme possesseurs de nombreux héritages servant de limites aux siens. — Ces enfants furent probablement Alexandre et Guillaume, qui étaient cousins germains et peut être fils de Jean et de Philippe, dont nous venons de parler. — Quoi qu'il en soit, il n'est pas douteux qu'en l'année 1473, ils possédaient un fief sur le finage de Beire, qu'ils tenaient, pour une partie et par indivis , du duc Charles, et pour l'autre partie, du seigneur de Mi~ rebel (3).

Jusqu'ici la maison forte de Beire a été immobilisée entre les mains des seigneurs de ce nom, puis

(1) DoM Plancukr, vol. 111, p. 588 et suiv.

(2) Abbé UousshL, lltuloire du diocèse de Langres.

(3) l'EiNciiDÉ, vol. vu, p. 120.

El' SES ANCIENS SEIGNEUliS ^29

entre celles des Prangey et des Baudoncourt, au moyen d'alliances entre ces trois familles. Nous allons la voir fréquemment vendue et généralement possédée par des membres du Parlement. I\[ais avant de parler de ses nouveaux maîtres, disons encore un mot des sires de Beire.

Nous avons vu qu'une de leurs branches avait dû s'installer à Aignay-le-Duc, où elle possédait tout au moins un fief. — Il n'est pas douteux non plus que plusieurs de ses membres ont eu le siège de leur résidence à Montmirey-le-Ghàtel, en Franche- Comté : les écuyers Guillaume et Nicolas de Beire furent certainement possesseurs de ce lieu. Voici, en effet, une nouvelle note que nous empruntons à l'analyse de Peincedé et qui confirme pleinement ce que nous avançons : « Transport fait en la Chambre des comptes, en l'an 14!22, d'un traité de partage fait, le 16 juin 1417, entre Guillaume et Nicolas de Beire , frères et écuyers, demeurant à Monimirey-le-Chàtel , des biens de feu Jean de Beire et Jeannette de Sanar ou Salvart, leurs père et mère, par lequel ledit Guillaume emporte, pour ses droits paternel et maternel, tout ce qu'ils ont en la ville d'Aurigney, et en celles de Goureure et de Granges vers Montbéliard, tant en prés, terres, hommes, cens, rentes, meix et maisons. Et ledit Nicolas emporte tout ce qu'ils ont es villes de Montmirey, Oigney et Peigney, en cens, rentes, dîmes et 20 livres de rente sur la saunerie de Salins, à charge, etc. » (1).

'!) PEixcLDii. vol. XXIH, p. ol, D, lOjoOl, cole 7.

230 I.K CUAIEAU DE BElltE

Dès l"an 1414, Guillaume figure sur la liste des chevaliers et principaux écuyers qui partirent de Chàlillou-sur-Seiiie, vers la fin du mois de mai de la même année, pour rejoindre le duc Jean sans Peur en Artois. — Ils furent reçus dans cette ville par Jean de Neufchàtel, seigneur de Montaigu, chevalier banneret, chef et capitaine général de tous les gensd'armes se rendant en Artois, depuis le d8 janvier jusqu'au 30 mai 1 il4. — Guillaume servait, en qualité d'écuyer, sous la bannière de Jean de Vienne, chevaUer banneret.

Cette compagnie,- forte de 7 chevaliers et de 173 écuyers, se composait en partie de seigiieura appartenant à la Franche-Comté. Guillaume de Beire figurait parmi les premiers. — Le dernier jour d'août 1417, il est passé en revue à Beauvais avec son frère Nicolas, fun et fautre écuyers, et faisant partie des compagnies commandées parle duc Jean sans Peur. — Cette fois, les deux frères marchaient sous la bamiière de Guillaume de Champdivers, chevalier banneret, auquel était adjoint Jean de Rye avec les mêmes fonctions. Leur compagnie, une des plus considérables de ce corps d'armée, comprenait, outre six chevaliers, plus de deux cents écuyers, parmi lesquels Guillaume et Nicolas de Beire avaient fhonneur de figurer au premier rang (1).

Enfin, du '26 janvier 1473 au 21 juin 1475, on voit Nicolas de Berre signer plusieurs lettres, en sa qualité

(I) DuM Pi.ANciiEU, vol. III, p. 390-yl.

de secrétaire de Charles le Téméraire. — Messire Pierre de Beijre, chevalier, conseiller, chambellan, est aussi porté sur la liste des officiers et domestiques du même Charles, duc de Bourgogne, 30 septembre 1472, dans le compte de Jean Vurry, fol. 278.

N. B. Baudoncourt, dont les seigneurs de Beire portèrent le nom pendant cent vingt ans, est un village du département de la Haute-Saône, situé dans l'arrondissement de Lure, canton de Luxeuil.

Page 1