‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 78 sur 174 · XXXIV. — Jean-Jérôme Tisserand, neveu du précédent (lo3o · texte numérisé non relu

XXXIV. — Jean-Jérôme Tisserand, neveu du précédent (lo3o

Nous savons, par l'armoriai de la Chambre des comptes de Dijon (2) , qu'il était fils de Pierre Tisserand et frère de Jean -Jérôme; qu'il épousa Catherine, fille de Girard Piégnier, seigneur de Piomprey ; qu'il fut maitre des comptes, seigneur de Sassenay et autres lieux ; qu'enfin, il mourut sans postérité, ce qui concorde parfaitement, d'ailleurs, avec les termes d'un acte passé le vendredi 23 fé- • vrier 1660, pour la vente de la terre de Beire, alors mise en décret. — Cette pièce existe aux archives du château.

(ly Garnie!!, Journal de Breunot, vul. III, p. 30G. (2) Id., ibid.

2i4 Li: CIlAlIvVU DE j;eiiie

Nous n'avons pas ti'uuvé la reprise de liui de Jean-Jérôme Tisserand, el ne saurions dire à quelle date précise il devint seigneur de Beirc. Mais il est positif qu'en IGii, lors de la visite de ce village par Jacques Comeau, le sieur « Tizerand » en possédait la seigneurie.

Il était, à ne pas en douter, abbé commendataire ou laïque de l'abbaye d'Auberive, dans la Haute - Marne : 1" l'acte du 23 février 16G0 lui donne ce titre ; '2" le lundi 23 août 1055, à. une beure après midi, par-devant M' Rouget, notaire à Saint-Julien, qui en a dressé acte, eut lieu le « débornement » de la seigneurie de Brognon, appartenant à «haut et puissant seigneur, messire Noël de Saulx-Tavannes, comte de Beaumont, baron de Bonnencontre et en partie de Saint-Julien. » — A ce bornage on voit intervenir (( messire Jean- Jérôme Tisserand, conseiller du Roi au Parlement de Rouen, ahbc commendataire cVAuherivc^ seigneur de Beyre et de Troichère, tant en son nom personnel qu'au nom de Bénigne Tisserand, écuyer, baron el'Arceau, d'Arcelot, Foucbange en partie et autres lieux » (1) ; 3" le 17 avril 16G0, lors de sa reprise de lief, messire François Bailly déclare avoir acquis « la seigneurie de Jîeire-la-Ville et partie do celle de Beire-le Chàtel, de Jean-Jérôuie Tisserand, abbé cVAuberive » (2). — Il lui donne aussi le titre d'aumônier du roi. Mais nous pensons que Peincedé, dont nous avons simplement consulté l'analyse sans nous faire produire

(I) Archivoâ du cluUeaii, copie du iirocèà-vorbal de ce boruaye. [±) Peincedé, vol. VI., p. 4C't. (Arch. dép-, B. 10787.)

El' SES ANCIENS SEIGNEUKS i:45

la rei)rise de fief en question, se sera trompé, et qu'il aura voulu le qualifier du titre de conseiller du roi, que lui reconnaît, au reste, l'acte de M' Rouget susrelaté. (L'abus des commendes laïques, qui fit tant de mal aux ordres religieux, exista longtemps malgré les dispositions formelles du droit canonique.) Les armes des Tisserand étaient d'azur au chevron d'or, accompagné d'une coquille de même, en pointe (1).

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