V. — Famille Cotton (15G
L'orthographe du nom de cette famille ne fut pas toujours la même. Nous l'avons trouvé écrit de la sorte : Cothon, Gouthon, Coton et enfin Cotton.
Outre que la famille Cotton est une des plus anciennes deBeire, elle en fut, avec celles des Monnet et des Léchenet, une des plus nombreuses et dont les traces se suivent le plus facilement. — Nous allons passer en revue les principaux documents où il en est fait mention :
L'an 1565, sous le règne de Charles IX, Bénigne Cotton était procureur de la communauté de Beire, avec Claude Monnet (2).
Jean et Bénigne Cotton sont désignés, comme habitants de Beire, dans un procès-verbal d'enquête de François Procès, du 19 octobre 1568, où furent entendus cinquante-deux témoins de ce village et des paroisses voisines. — Elle avait trait à une difficulté survenue entre les deux seigneurs de Beire et de la Chaume, relativement à un droit de passage que le seigneur de ce dernier lieu prétendait avoir sur la chaussée des moulins ; mais il fut débouté de sa demande (3).
Henri III, roi de France et de Pologne, ayant accoi'dé à GuiUaume de Drée, seigneur de Beire, des
(1) Voir à la flo de la notice consacrée à Guillaume de Drée.
(2) Archives du château, vol. d'informations.
(3) Id.
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lettres patentes autorisant la confection du terrier de sa seigneurie , — après leur enregistrement au Parlement de lîourgogne, après aussi que Jean Clopiii, notaire audit Beire, eut été commissionnc pour cette opération , ce dernier, selon l'usage, convoqua la communauté, lui donnant rendez-vous pour le vendredi après le 14 janvier 1579, au lieudit devant la croix de la Charme, (.< place puhlicque où l'on a accoustumé faire toutes assemblées pour les recona'noissances des redebvances delmes aux seigneurs par les habitants de Bère-la-Ville et de Bère-le-Chastel. » — L'assemblée de la communauté eut lieu, en effet, au jour indiqué, et des listes des habitants présents , qui furent dressées par le notaire susnommé, nous avons recueilli plusieurs noms de familles existant encore à Beire, parmi lesquels figurait celui de Bénigne Cothon, qui était laboureur et qui habitait alors Beire-le- Ghâteb.
Le manuel des cens dus à Jean-Jérôme Tisserand, seigneur de Beire et de Trochères, comprend pour l'année 1621 les noms de Bénigne^ de Balthasar, de Jean, de Claude et de Jeannette Cothon (1). — Dix ans plus tard, en 1631, M. Claude Gaumard enregistre, en ces termes, le décès d'un des membres de la famille Cotton : « Margarita Cotton, de Bera, receptis prius sacramentis, obiit'i^" mensis Aprilis 1631 — Marguerite Cotton, après avoir reçu les sacrements de l'Eglise, mourut le 22 avril 1631. » —
(I) Archives dn (.'Iiàteaii.
Guillaume « Coton, » laboureur, mourut le 2'2 février 1654. — Balthasar « Cothon , » également laboureur, était déjà mort le 15 novembre 1632. — Au moment où la peste suédoise arrête ses ravages et emporte ses dernières victimes, disparaît encore un des membres de cette ancienne famille, Magdeleine Cotton, inhumée le 16 mars 1637. — Nicolas Colton, l'aîné, Claude et Etienne Cotton font partie de l'assemblée des habitants de Beire, tenue le 24 janvier 1700. — Jean Cotton, l'aîné, François et Jean Cotton, dit Grand pré, assistent à celle du 8 octobre 1713. — Enfin Claude Cotton, laboureur à Beire-le-Chàtel, et Guillaume, laboureur à Beirela- Ville , furent membres de celle tenue devant la croix de la Charme , le 17 juin 1723. — Une croix , appelée la croix de Jean Cotton , figure sur le terrier commencé la même année : elle était plantée , ainsi que nous avons eu occasion de le dire, à la bifurcation de l'ancien chemin d'Arc-sur- Tille (chemin de l'Etrée actuel), et de celui, maintenant supprimé , qu'on appelait jadis le chemin des morts, conduisant à l'angle nord du cimetière de Beire-la-Ville. I-^a bifurcation de ces deux chemins existait à peu près à l'endroit où est situé le hangar d'Etienne Dumont père, sur la limite des héritages Collaudin. Un autre chemin, partant de la route et longeant lesdits héritages, aboutissait directement cà la croix en question.
Ajoutons enfin que, depuis l'an 1723, dernière date que nous avons citée des documents pris en dehors des registres de catholicité, il est fréquemment fait mention, dans ces mêmes registres, de la
famille GoUon, dont les aînés portèreiil assez généralement le prénom de Jean. — Aujourd'hui, elle se trouve encore représentée dans la commune de Beire par trois de ses descendants mâles : André, Prudent et Ilippolyte.