VI. — Famille Cariet (15G
Les premières traces de cette ancienne famille, dans la paroisse de Beire, remontent à l'an 1568, et elles nous sont révélées par l'information de Jean Procès, relatée plus haut et commencée le 19 octobre de la même année. — Le témoin Jean Floriet nous apprend en effet que, même avant cette date, « Symon Carriet était admodiateur de la Chaulme, » qui appartenait alors au sieur de Tart. — Cette famille venait probablement de Viévigne, car le 19 octobre 15C8 on voit, dans la même mformation, que « Pierre Carriet lesney, de Viesvigne, » fut entendu comme témoin avec plusieurs autres habitants de cette connnune (1). — Il résulte de la reprise de fief présentée, le 1*^'" mars 1580, par « Filipo de Berbis » à Guillaume de Drée, seigneur de Beire, pour ce qu'il possédait en ce village, que « les hoirs Chrestien Carriet » possédaient aussi une pièce de terre au climat appelé Barbougeot (2).
Le manuel des cens de l'an 1021, à l'usage du conseiller Jean-Jérôme Tisserand, contient le nom de Laurent Cariet , alors censitaire dudit sei-
(1) Archives du cliùlean, vol. d'iiirorinalions. {"A] h\., toniei- tlo 17-23.
giieur(l). — Dès l'an 1614, cette famille occupait un certain rang dans la paroisse de Beire ; et quand Jacques Comeau, venant visiter Beire-la-Yille, se présenta chez l'échevin Nicolas Monnet, qui le renvoya au greffier de Noiron, gardien des rôles de la communauté, ce greffier était alors Jean Cariet, « admodiateur de la seigneurie de Bère appartenant à Jean-Jérôme Tisserand, abbé d'Auberive ». On le voit, en effet, dans l'acte de baptême de Jean Perrot, du 23 avril 1652, qualifié de la sorte : « greffier de Noiron et admodiateur des terre et seigneurie de Bère. » — Le 15 août 1632, messire Claude Gomard, curé de Beire, a inséré dans ses registres la note obituaire qui suit : « Joannes Cariet, agricola, de Vesvrotte, receptis prius sacramentis, obiit 15' mensis Augusti 1632 — Jean Ca-. riet, laboureur, demeurant à Vesvrotte, ayant reçu les sacrements de l'Eglise, mourut le 15 août 1632. » — Claude Cariet assista à l'assemblée du 25 janvier 1700. — Michel Cariet, le jeune, et Michel Cariet, l'aîné, laboureurs domiciliés à Beire-le-Châtel, firent partie de celle du 17 juin 1723. — Enfin, aujourd'hui encore, cette famille est représentée dans la commune de Beire par plusieurs de ses descendants.
VII, — Famille Bonnotte (1502) (2).
Les plus anciennes origines de cette famille, dans la commune de Beire, remontent à la confec-
(1) Archives du cliâleau, voir Manuel des cens.
(2) Voir à la fin de rarlicle consacré à Guillaume de Drce.
tioiulu terrier de la seigneurie de ce lieu, par Jean Clopin, pour Guillaume de Drée : eu elTet, le vendredi 16 janvier 1579, on voit Claudin Bonnotte se rendre devant la croix de la Charme, où la communauté s'était assemblée pour régler les préliminaires de ce terrier. — Plus tard, dans un acte contenu en ce même terrier, qui ne fut terminé que le 23 décembre 1631 , figure le nom d'Antoine Bonnette (1). — En 1621, Antoine, Charles et François Bonnoltc sont conipris parmi les censitaires du conseiller Jean-Jérôme Tisserand, seigneur de Beire (2). — Un membre de cette famille, Jean Bonnette, mourut de la peste suédoise , le 12 octobre 1036. — Le 6 novembre de la même année, doux jours avant la retraite de Gallas et son passage dans les plaines de la Tille, mourut un autre Jean Bonnette. — Bernard, Pierre et Claude Bonnette furent membres de l'assemblée du 24 janvier 1706. — Nicolas et Jean Bonnotte, ce dernier en qualité d'échevin de la communauté de Beire, furent présents à celle du 8 octobre 1713. — Aujourd'hui cette famille compte encore deux de ses représentants masculins: Nicolas et Charles Bonnotte.
vin. — Famille b'fuakl (1508).
Jadis importante dans la commune de Beire, cette famille n'y compte plus (|u'un de ses descendants. — Elle nous apparaît, ayant d'abord son siège à
(1) Archiver ilu chàleau, terrier de Jean Glopin.
{i) IL, Manuel dca cens à ru^agc du conscillor Tisseraiul.
ANCIENNES FAUJLLES DE DEIRE 297
Brog'noii : riiiformation de 15G8 compte Biaise « Le FouUet » au nombre des cinquante - deux témoins entendus, mais il y est formellement dit qu'il exerçait la profession de laboureur à « Broignon ». — C'est Jean Lefouîet qui renseigna Jacques Gomeau, lorsque ce dernier se présenta, au mois d'octobre 1641, pour faire la visite de la communauté de Brognon, et qui nous apprend que (( ce village a esté grandement endommagé, la plus grande partie bruslée, ce qui a esté faict par l'armée de Gallas, lorsqu'il campa devant Beijre. » — Toutefois, dès l'an 1G21 , Prudent et Claude Le Foullet habitent déjà la paroisse de Beire , et dans un manuel à cens conservé au château, ils figurent comme censitaires du conseiller Jean-Jérôme Tisserand, alors seigneur de ce ,lieu. — Le 27 juillet 1655, on voit messire Pasquier Clément, curé de Beire , baptiser Anne Magnien , fille de Claude Magnien et de Catherine Le Foullet^ de Beire (1). — Jean-Jérôme Le Foullet fit partie de l'assemblée du 24 janvier 1700. — Enfin Nicolas et Jean-Jérôme Le Foulet furent membres de celle du 17 juin 1723.