‹ Beire-le-Chatel et ses anciens fiefsChapitre 99 sur 174 · XX. — Famille Gornier {{T · texte numérisé non relu

XX. — Famille Gornier {{T

Les traditions de cette famille la font sortir du bourg de Selongey ; et l'acte qui suit nous révèle ses premières traces certaines dans la paroisse de Beire. Nous l'empruntons à Tabbo Philippe Grillot, qui était tout au début de son ministère : «L'an mil se[)t cent quarante-cinq, le quatorzième février, j'ay, prêtre curé de cette paroisse soussigné, baptisé Nicolas, hls de Nicolas Garnier et de Françoise Blin, ses père et mère de légitime mariage, né le dousième du môme mois. Il a eu pour parrain Nicolas, fils de Nicolas Sirandré, laboureur, et pour marraine Marie, fille de François Fagot, recteur d'école de cette paroisse. ^) — Dès 1745, les registres paroissiaux font fréquemment mention de cette famille, dont ils contiennent les baptêmes, les mariages et les sépultures. — Sa profession fut très généralement celle de laboureur. — ■ La liste du 1"' germinal an ix contient les noms de Prudent, de Nicolas et de Jean Garnier. — Actuellement, elle est encore nombreuse dans la commune de Beire,

(I) Arch de la ai::iirie cl Ucg. tic calli.

et deux de ses descendants, Prudent et Nicolas Garnier y font^. encore aujourd'hui partie du conseil municipal.

Bien avant 1745, époque où nous constatons sûrement sa résidence à Beire, il nous semble assez difficile de ne pas admettre qu'elle y avait déjà au moins des liens de parenté, ainsi que le prouvent les actes des registres de catholicité qui suivent : « Smphorien Canian, fils de Brigitte Ganian et de Anthoinette Garytier, du lieu de Bère, a esté baptisé aujourd'huy, quinziesme jour du mois de mars 1654, sur les fonts baptismaux de l'égUse Saint-Laurent de Bère. Le parrain a esté Smphorien Garnier de ce lieu ; la marraine Jeanne Poinson, vesve, du même lieu, dont je me suis soubsigné. )•> — « Pierre lilz 'de Brigitte Ganian et Anthoinette Garnier^ ses père et mère, a été baptisé par moy soubsigné, ce jourd'huy vingt 6' du moye de Novembre, an que dessus (1G22), La marraine fut Anne Genelot, le parrain Bernard Bolotte, filz de Denis Bolotte. » — « Margueritte Garnier, âgée d'environ 60 ans, a esté inhumée par moy prestre curé soubsigné, ce 20 avriri712, munie de tous les Sacrements de l'Eglise. Au convoit de laquelle ont assisté ses parents et amys qui ne savent signer. En foy de quoi G. Petit, recteur d'école, et Brocard, curé. » — « Jeanne Garnier^ veuve de Jean Poulain, âgée d'environ 75 ans, munie des saints Sacrements de Pénitence, Eucharistie et Extrême-Onction, a été chrétiennement inhumée par moy prêtre, curé soussigné, ce 13 octobre 1737, présence des parents et témoins avec moi soussignés. »

312 ANCIDNiNLlS FAMILLES DE UEinE

Le 28 avril 17G5, on voit enfui Nicolas Ganiier assister à une assemijlée de la communauté de Beire réunie sur la place d&la croix de la Charme (l).

XX [. — Famille Garol (1736;.

Elle est la plus jeune des anciennes familles de Beire, où elle se trouve encore représentée par plusieurs de ses descendants. — L'un d'eux, Louis Garot, fait -partie de l'armée active comme lieutenant dans un régiment de ligne. — Elle fit sa première apparition officielle dans cette commune, en 1750 seulement, ainsi que le constate la teneur de l'acte qui suit et que nous devons à la rédaction de l'abbé Philippe Grillot, alors curé de la paroisse : « Pierre Garot, fils de Pierre Garot, jardinier à la Chaume, et de Nicole Perriquet, ses père et mère de légitime mariage, né le quinzième septembre mil sept cent cinquante, a été baptisé par M. Foroy, curé recteur d'Arceau, en mon absence. Il a eu pour parrain Pierre Saunois, maréchal à Magny-St-Médard ; et pour marraine Marie Philipeau, femme de feu André Garot, manouvrier àNoiron-sous-Bèze. Lesquels ont déclaré ne savoir signer, enquis. En présence de Germain Thibaut, recteur d'école qui s'est soussigné avec moi. » — C'est ce Pierre Garot (devenu plus tard fermier de la Chaume, appartenant à M. de Sassenay) qui fut longtemps détenu dans les prisons de Dijon,

(1) Arch. de la mairie et Rcg. Je calli.

comme soupçonné d'avoir donné asile à son propriétaire recherché par les patriotes.

Les membres de cette famille furent généralement laboureurs, exerçant leur profession tantôt à Beire, tantôt dans les villages voisins (1).

(1) Regislrosde catholicité et renseignements locaux.

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