‹ Bel-Abbès et son arrondissement; histoire, divisions administratives, travaux publics, services publics, statistique, topographie, agriculture, commerce et industrie depuis leur création jusqu'a nos jours. Avec cartes, plans, tableaux synoptiques et chronologiquesChapitre 20 sur 82 · iJ · texte numérisé non relu

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Ont sucessivement administré cette contrée: I" comme commissaires civils, MM Villetard de Prunières, à partir du 31 décembre 1 Sr)() ; de Lagarde Montlezun , du IS juillet ISGS; 2° comme Sous-Préfets, le précédent, du 27 juillet 1875, et MM. de

Toustain du Manoir du 3 juillet 1877, et Alamiclielle du 7 juillet 1879.

Les conseillers généraux de Bel-Abbès (ville) et de la circonscription rurale se sont succédé dans l'ordre suivant: MM. Lacretelle (1858 à IGGl), Rouhière (1800 à 1873), le Conte des Floris (1801 à 18G7), Abd-el-Kader Ould Zin (186i à 1875), Laromig-uière (1871 h 1872), Bastide ! 1872 à 1877), Baquet (1874 à nos jours) , Mohamed-el-Hadj-Hassen !'187o à nos jours) , Roubière (1877 à nos jours).

Réformes utiles. — Départements et territoires militaires do l'Agérie. — Arrondissements. — Cantons. — Communes de plein exercice, mixtes et indigènes.

En écrivant la première partie de cette étude , nous avons dû nous borner à inscrire les faits tels que l'histoire de la colonisation les avait déjà enregistrés , avec les modifications successives apportées par le temps et l'expérience, sans parler d'aucun projet de réforme que ne comportait pas cette rapide revue d'événements accom})lis.

Mais ici il ne doit plus en être de même. La description de notre situation actuelle , dans un j)ays où il reste encore beaucoup à faire, sous bien des rapports, oîi nous trouvons à chaque ])as des imperfections à corriger , où le progrès , eu un mot , est incessant, nous amène naturellement à indiquer les améliorations qui sont généralement sollicitées.

Nous signalerons donc , sans commentaire , cha(|ue fois que l'occasion s'en présentera , les changements sur lesquels l'expérience, les aspirations du public ou la force des choses appellent la .^érieus(> attention des administrations intéressées.

Cette fois cependant nous résumons nos appréciations dans un i)aragraphe particulier parce qu'il nous a paru impossible

de réclamer certaines modifications en faveur de l'administration de ce territoire, sans dire en même temps quelle est, pour la colonie entière, la voie à suivre qui nous semble la meilleures

Les administrations intéressées et les personnes en situation d'examiner cette question ont si souvent abordé le sujet des réformes utiles à l'Algérie, que nous nous bornerons, nous le répétons , à un simple exposé , les considérations qu'il faudrait émettre, à î'appui de chacun des projets que nous allons résumer, pouvant faire l'objet de développements que ne comportent ni le cadre ni le but de cette étude.

Voici donc l'ordre de choses que nous serions heureux de voir mettre en pratique :

L'Algérie, unité de circonscription pour la haute administration centrale, entre les mains d'un Gouverneur civil , chargé d'administrer , sans distinction , toutes les populations du territoire , et pour le clergé , l'ordre judiciaire , l'armée et quelques autres services , avec un Conseil supérieur élu et un Conseil de gouvernement , serait divisée en trois provinces , unités de circonscription , lorsque l'une d'elles se trouverait partagée en plusieurs départements , pour certains services comme ceux des Contributions diverses , des Contributions directes , du Trésor, etc.

La province comprendrait : 1 " un ou plusieurs départements administrés par un Préfet, avec un Conseil général veillant sur les intérêts de ce territoire, et un Conseil de préfecture chargé déjuger le contentieux administratif, et qui posséderaient, en outre , un député , les représentants des différents services , un ingénieur des ponts et chaussées , une académie , une école normale primaire , un tribunal d'appel , une cour d'assises ; ^'^ un territoire militaire, ne comprenant que le sud, où aucun Européen n'a encore pénétré , en attendant l'époque , plus ou moins éloignée, où l'administration civile pourrait y être progressivement introduite, soit à la suite des Européens , soit en les précédant lors(]ue l'expérience dont nous parlerons plus loin en démontrerait l'utilité.

Le département serait lui-mèine divisé: 1 ' en arrondisse-

ments, avec uu Sous-Préfet , sauf pour l'arrondissement cheflieu de département, un tribunal de première instance, une conservation des hypothèques; 2' en cantons , sans personnel administratif spécial , mais avec un Conseiller général élu, une justice de jmix à compétence étendue, un interprète, un greffier pouvant faire fonctions de notaire , un huissier, une brigade de gendarmerie , l'instituteur et l'institutrice , un docteur de colonisation , les divers agents du service des finances , la commission des centres, et dans les cantons éloignés une partie de la garnison; 3" en communes de plein exercice, avec un maire, le conseil municipal, les différents services qui existent en ce moment, et les mômes règles d'administration que dans la m*'tropole ; 4" en communes mixtes destinées en totalité ou en partie à être érigées en communes de plein exercice le jour oi'i l'élément européen serait suffisamment dévelojjpé et où l'administration directe des Indigènes serait rendue possible, et qui auraient à leur tête un administrateur civil , investi de certains pouvoirs, secondé par un adjoint et assisté d'un conseil communal composé d'Indigènes et de Français, élus les uns et les autres, mais où ces derniers devraient avoir la majorité chaque fois que les éléments de la population le permettraient; o ■ entin, en communes indigènes établies uniquement sur la limite sud du département où il n'existe pas encore d'Européens et sur lesquelles un administrateur civil, choisi parmi les agents de première classe , investi de pouvoirs disciplinaires et assisté d'un Conseil composé du juge de paix du canton, du docteur et de notables indigènes , aurait i)rincipalemeut pour mission d'initier les Indigènes à notre iidministration civile et de iJréparerlintroduction de l'élément européen.

Le territoire militaire, administré par le Général commandant la division, qui communiquerait au Conseil général la situation financière annuelle des connnunes , serait divisé en communes indigènes sous la .lirection d'administrateurs militaires, assistés d'un Conseil composé du sous-intendant militaire, du chef du génie et de notables indigènes, dont la comptabilité relèverait des bureaux du gouvernement civil.

Nous trouvons à cette organisation des plus simples Tavantage de se rapprocher des institutions de la mère-patrie, ce qui, à un moment donné , feciliterait l'assimilation au point de vue administratif, et celui d'être basée sur des règles uniformes pour tout le territoire , conférant à tous les citoyens français les droits dont ils jouiraient dans la métropole, tout en permettant de façonner les Indigènes à nos idées, de manière à rendre possible l'extension de l'administration civile, à une époque plus ou moins rapprochée , suivant l'enseignement que le Gouvernement retirerait de l'expérience faite dans les communes indigènes civiles dont nr;U3 avons parlé.

Nous fondons également un grand espoir dans la création des cantons tels que nous les avons désignés plus haut, et qui seraient destinés, nous en avons la conviction, à porter la vie jusque dans les moindres parties du territoire, à alléger les services publics du chef-lieu de l'arrondissement, trop surchargés , à supprimer les frais que cause aux colons la nécessité de se déplacer à chaque instant ]ïour la moindre affaire , à faciliter l'administration, à rendre les relations commerciales plus aisées tout en aidant à l'essor de plusieurs industries , à procurer la sécurité , et à donner un nouvel élan à l'ensemble de la colonisation.

Quelles doivent être maintenant les limites de ces différents territoires? Quel doit être le nombre de ces subdivisions administratives ?

Nous croyons qu'il serait imprudent de répondre à une semblable question dans une étude dont les conclusions ne doivent pas être utilisées à bref délai , par la raison que , dans un pays qui se modifie aussi rapidement que le nôtre , la solution que l'on jugerait actuellement opportune ne répondrait plus quelque temps après aux exigences d'une situation nouvelle.

Aussi préférons-nous indiquer simplement les conditions générales qui militent en faveur d'une modification semblable , laissant aux intéressés le soin d'en faire l'application , chaque fois que le moment paraîtra opportun.

Les projets poi-tant création de nouveaux territoires civils ne

manquent pas d ailleurs , et dernièrement encore le Conseil supérieur a proposé de diviser l'Algérie en six départements.

Quoi qu'il en soit , il sera toujours indispensable , avant de prendre une semblable détermination, dont l'importance n"échappe à personne , dexaminer et de bien peser les pointsprincipaux qui suivent: 1" l'étendue du territoire à transformer (1); 2' sa situation g-éog-raphique, sa configuration; 3'^ ses intérêts distincts , ses productions; i ' la richesse commerciale acquise, celle du sol, l'importance des forêts à conserver; o - le chiffre de sa population (2) ; 0 ' les mœurs, les coutumes, le langage particulier, les relations ordinaires des populations qu'il s'agit ainsi de grouper ; T" l'état général de la colonisation de la coV trée ; 8° le fonctionnement des différents services publics ; 9" le noml)re d'électeurs voulus pour constituer un Conseil général ; 1 0" les frais que doit supporter le nouveau département , uouseulement pour ses dépenses obligatoires, mais aussi pour l'achèvement de ses routes et la construction de ses édifices publics, et dont l'ensemble doit être couvert par les recettes normales présumées.

La mise à exécution du programme que nous avons précédemment retracé, nous paraît des plus simples. Lorsque notre nifluence pénétrerait davantage dans le sud , les limites de la province et du territoire militaire seraient reculées dans l'inténeur du pays, tandis qu'en territoire civil les communes d'un

l.ro"ls'î's''h!'.o,S/i""'" f" .,^«"^-t''-»<^">- S''"*'"l présenté au Conseil supérieur en novem- V ule ': |. 0- T. , '"" r'"'"'""'" ''■**•■•••-"' '''''■''''' '' «^" l^s annexions alors a du 7 oc.'nt : '^^^^^^^^^ ' " ^""^^'"''"■- ^i^i'. '^'"^ ^^ rin ulaire aux Conse.ls généraux

eSc n e ^ 'fo r r^'^" '•" ^''""''' «-"'"nnssion du Conseil supérieur, en octobre 187!., estime que I étendue du territoire civil sera portée a vingt millions d'Hectares- de

nHi" '." i"V"""-^ T ''"'"'■'• -^ '^"^ ™""^"^ ^■"^'^•"- l^e'comprend le S 7 i'va "ai 'ren 1 h T ..!'•-' '"^^^ ""''-'.'''■ ''""'•>'• P^'-^^^""" '"> P^'U au sud de Scbdou. Dava.

■mir. n. ^ -n " '"^"' ''^''•'a'-es ; l-un d'eux ayant moins de -Jiklihh) liectare's ■ uu

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de^c"e' teî?!! oir!l',"ï -V'"-!'';'',"'""' '""'"' '^'''"' '""' '*' Gouverneur évaluait la population ï .7..!^, < V' ■ "'■'l"l«"ls, et axer les annexions a l'élude a l,',r,l.!V2l ; que dans

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ordre supérieur se substitueraient k celles qui viennent après elles , chaque fois que le développement de la population , les richesses de toutes sortes , et les relations commerciales rendraient cette transformation utile et possiljle.

De plus , pour compléter la surveillance des populations , réservée à la g-endarmerie que nous avons i)lacée dans chaque canton , et la garantie de sécurité qui incombe d'une façon complète à l'armée , comme dans tous les pays , nous admettons que , dans les circonscriptions limitrophes de la Tunisie et du Maroc; , alors même que ces territoires seraient placés sous la juridiction de droit commun et l'autorité du Préfet , le pouvoir , pour le maintien de l'ordre et l'action de la police, reste confié, en ce qui concerne les Indigènes, à l'autorité militaire.

Il est encore une autre réforme à laquelle nous attachons la plus grande importance , et qui a trait aux chefs -lieux des départements et des divisions militaires , que nous voudrions voir reporter à l'intérieur au fur et à mesure que l'état prospère de la colonie permettrait cette modification.

Il n'est pas de jour que , dans les discussions ouvertes dans le sein de nos assemblées nationales ou départementales, nous n'entendions les élus et les représentants eux-mêmes de l'administration émettre ce principe « qu'il faut placer l'administrateur auprès de ses administrés. » Cette règle de conduite a surtout sa raison d'être en Algérie , où la colonisation exige des fonctionnaires une activité réelle et des tournées fréquentes ; aussi appuyons-nous de tout notre pouvoir sa mise en pratique. Avec les chemins de fer et le télégraphe, l'action de ces chefs de service resterait facile du côté du littoral , tandis que placés , autant que possible au centre de leur circonscription , ils éviteraient aux populations des déplacements onéreux , et rendraient la surveillance et l'administration du pays plus simples et plus utiles. En outre, les avantages qui s'attachent d'ordinaire à l'installation de ces services, après avoir profité à certaines villes, devenues prospères et riches avec un commerce assuré, tourneraient de la sorte au profit de nouveaux centres et l'ensemble de la colonisation gagnerait à cette manière de procéder.

Telle est aussi l'opinion de plusieurs personnes qui se sont occupées de cette question , parmi lesquelles nous avons déjii cité J. Duval (1).

Passant ensuite au nombre et au choix d-s divi.-ions des départements, nous citerons seulement les modifications que nous voudrions voir apporter dans notre arrondissement , comme application des règ-les générales que nous avons précédemment posées ; il sera tojours aisé , ])ar analog-ie , d'étendre ces ])ropositions à la colonie entière .

Mis à part ce que nous avons déjà dit sur les chefs-lieux du département et de la division militaire , larrondissement de B"l- Abbès devrait comprendre :

Cinq cantons : Bel-Abbès , Mercier-Lacombe , les Trembh s , Bou-Kanéfiset Magenta, quelques-uns d'entre eux étant susceptibles de se dédoubler dans un certain avenir.

Douze communes de plein exercice : Bal-Abbès , Sidi-Brahim avec Zarouéla , le ïessalah, Sidi-l'Hassen , Mercier-Lacoml).*, les Tremijles, TOued-Imbert , avec les Lauriers-Roses, Sidi- Khaled , Lamtar , Bou-Kanéfis . Ben-Youb et Tenira , sans parler de quelques autres centres qui pourraient être constitués en communes de plein exercice, après avoir acquis leur entier développement.

Trois communes mixtes : Mercier-Lacombe agrandie des douars Ben Hanifia, Melrir, Aïn-Cheurfa et Guetarnia, Bou- Kanéfis , avez quelques douars enlevés à la commune mixte de Mercier-Lacombe, et Magenta.

Une commune indigène en avant de Daya et de Magenta.

(IJ Voir p.'iRC 2(i.

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