‹ Bel-Abbès et son arrondissement; histoire, divisions administratives, travaux publics, services publics, statistique, topographie, agriculture, commerce et industrie depuis leur création jusqu'a nos jours. Avec cartes, plans, tableaux synoptiques et chronologiquesChapitre 39 sur 82 · H)(iil · texte numérisé non relu

H)(iil

(I) Ces cliifires sont approximatifs, les dépenses de 1880 n'étant pas encore arrêtées au

iiiomenfoi'i nous mettons ce chapitre sous presse.

Cette exploitation a donc produit jus(|u à présent, les résultats les plus satisfaisants, et tout fait espérer qu'avec le temps cette entreprise deviendra une des meilleures de la colonie ( I ) .

Chemin de fer de Bel-Abbés a Ras-el-Ma par Magenta

Depuis lonfjtemps déj;\ il est question de cette voie ferrée qui ])rend une ^•raiidc inqjortaïu'e par la ])ossibilité qu'elle offre d'aug-menter, d'une manière sensiUe, les recettes de la ligne du Tlélat ; aussi le Conseil ^rénéral fait-il tous ses efforts, depuis le mois d'avril I87i, i)our que le Gouvernement consente à accorder la concession du chemin de fer de Bel-AbLès aux Hauts- Plateaux.

L'avant-projet ])résenté par la compagnie de l'Ouest- algérien et le rapport général de son ingénieur , M . Brunie , nous permettent de relever des renseignements très-intéressants.

A ])artir de Bel-Al)bès on suit constamment la vallée de la Mekerra sans difficultés techniques et avec une rampe moyenne de 0,007 sur tout le |:ftircours, pour arriver naturellement ju.squ'à Ra.s-el-Ma, oîi l'on est déjà complètement hors du Tell.

En sortant de la gare du chef -lieu, le tracé traverse deux fois la Mekerra, à l,'iOO et 7,700 mètres, pour ne })lus (piitter la rivi> gauche jusqu'au kilomètre 84 k. 500, où il passe de nouveau cette rivière pour atteindre Rtis-el-Ma au kilomètre 100.

Les stations projetées sont: Sidi-L'Hnssen, Sidi-Khaled, Bou- Kanéfis, Tabia, Ali-Beïi-Youb, Slissen, Magenta, le Barrage, Tatenyaya, Kl-Cior, \o Rocher, Kas-el-Ma.

Ce tracé comporterait 2'.] courl)es de aOO mètres de rayon, 7 de 000 mètres, \) de 700, I de 800, 23 de 1 ,000 mètres. '

(!) >'ous donnons, à la diiiiidc pi.riiede rel ouvra;;f, li-s renseliinemenls loiuernaiit Umouvement des marcliaiidiscs, qui piTuietlent d'apprcrier la nature et retendue de notre conimerre. Nous ajouterons toutefois ici que les recelie» de nttc exploitation dépasseront certainement un million de Trams en 18X1.

La longueur des alignements droits serait de 73,750 met., celle des courbes de 26,5o0 mètres.

Ce chemin de fer produira, dès les débuts de l'exploitation, des résultats satisfaisants , si l'on tient compte des ressources que renferme le pavs traversé , et du développement qu'y apportera, sous bien des rapports, la facilité des communications.

Cette création est, en outre, indispensable pour conserver au commerce d'alfa de l'arrondissement de Bel-Abbès sa prospérité, qu'il i)erdrait rapidement s'il était privé de ce moyen de lutter contre la concurrence que vont lui susciter plusieurs lignes voisines.

Cette voie ferrée est déjà classée, sur les deux tiers de sa longueur, par la loi du 18 juillet 1879.

Chemin de fer de Bel-Abbès au Maroc par Tlemcen et Maghrnia

Chaque fois qu'il s'est agi de chemins de fer algériens, on n"a jamais négligé celui de Bel-Abbès à Tlemcen, comme l'indique bien le décret du 8 août 1 857 et le projet de chemin de fer de Tunis au Maroc soumis aux enquêtes légales, et sur l'utilité duquel des commissions distinctes, nommées aux termes de l'article 6 de l'ordonnance du 18 février 1834 , ont émis, à deux reprises différentes, des avis favorables.

Cette ligne avait été approuvée, dans le début, par la Chambre de Commerce et le Conseil général, adoptée par le Gouvernement général et par TEtat, et classée avec le n" 2 par la commission technique et supérieure de Paris, lorsqu'à la suite de nouvelles propositions émises par les deux })remières assemblées qui précèdent et sur les rapports de MM. Journault et Pomel, la loi du 1 9 juillet 1 879 se prononça en faveur du chemin de fer d'Oran à Tlemcen par Aïn-Temouchen, le Gouvernement ayant

cependant réservé la construction de la ligne stratégique de Bel- Abbès au Maroc.

Le territoire que traverserait cette dernière voie ferrée est des plus fertiles, et son importance est bien marquée par rénumération des stations suivantes qui avaient été projetées avec Tabia ou Bou-Kanéfis comme point de raccordement : Tiffilès, Aïn-Tellout, Lamoricière, Oued-Chouly, Sediga, Moulalou, Saf-Saf, Tlemcen, Aïn-Douz. point culminant à 707 mètres d'altitude, Sabra, Magdirnia, la Frontière, à la cote ii-O.

Quel que soit le sort réservé à ce projet, nous remplissons un devoir en disant que cette ligne est nécessaire au développement et à la sécurité de la colonisation, et qu'elle ne saurait être écartée, sans préjudice, du réseau d'ensemble des chemins de fer du Tell (1).

Ligne do Bel-Abbos au grand central par Mascara. — Trans-Saharien

Pour terminer la question des chemins de fer qui intéressent Bel-Abbès, nous rappellerons que. lors de l'tuiquète relative à la ligne stratégique de Tunis au Maroc, il a été signalé sur le registre des observations, que le véritaljle tracé devait éviter le point du Tlélat, trop rapproché du littoral, et se diriger de Bel-Abbès sur Mascara pour rejoindre le grand central, soit directenu'ut à Relizane, soit à Aifreville en passant par Tiaret.

Nous devons également montrer, d'après l'opinion d'un des correspondants les plus autorisés de la société de géographie d'Oran. l'utilité que l'on aurait h adopter pour le Trans-Saharien le tracé passant parOran.la vallée delà Mekerra et Kas•el-^hl,

l i\) Voir noire brurliun- iiililuli-e: < Clifiiiiii de Icr ilo IWI-Abbesà Tlcmrcn. •

pour se diriger de là sur le Tonât par la pointe est du Cliott-el- Rarbi, Aïn-ben-Kliclil , Taoussera, Souk-el-Ksour , et les vallées de l'oued Hallouf, l'oued Zouzfana et l'oued Messaoura, et du Touàt atteindre Tomhouctou par la grande route des caravanes. Dans l'impossibilité de donner à cette question le développement qu'elle comporte , nous résumerons ainsi les principaux avantages de ce tracé : Kas-el-Ma , bien que situé sous une latitude plus méridionale que Sebdou , Saïda , Tiaret , Bou-Saâda et Biskra , peut être atteint par une voie ferrée en moins de deux années , Bel-Abbès étant déjà relié à Oran par un chemin de fer en pleine exploitation; on n'éprouverait aucun:? difficulté , nous l'avons vu précédemment , pour atteindre cet endroit qui se trouve à la cote 1,162, au point de partage des eaux des bassins de la Méditerranée et des Chotts; de là au Cliott-el-Chergiii la pente naturelle du sol ne paraît pas dépasser 0"'002; aussi serait-il aisé de se diriger jusqu'à la limite extrême de nos possessions algériennes. Il est à considérer qu'un trafic important serait assuré, dès le début, à cette partie de la ligne ; cette route serait , en outre , une des plus courtes , facile à construire, pourvue d'eau, placée dans un pays salubre, au milieu de populations sédentaires.

Le service des Ponts et Chaussées a adressé, le 21 juin 1880, au Ministre des travaux publics , qui le lui avait demandé , un avant-projet de chemin de fer , entre ISIagenta et Ras-el-^hi . comme rattachement, en Algérie, de la ligne du Soudan.

Distance de Bel-Abbés a divers points de la colonie par voies ferrées

Sidi-Rraliim . . .

Les Trembles . .

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