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(I) Il fxisle iiii projet desiiia* à complcier IVritlt* di's filles qui se uiontc a 55,50<) francs,
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ce ([ui portera It; prix de cet ctablisscment à 7'>i,r.00 Irancs.
Nous croj'ons intéressant, en terminant, de reproduire ici le prog-ramme des travaux h entreprendre dans la commune de Bel-Abbès, que nous avions adopté en 187i, et dont une partie a depuis été exécutée avec la construction de THôtel-de-ville, de la justice de paix, du commissariat de police, de l'école des filles et du collège.
Ce projet, sans nous arrêter aux détails qu'il comporte ni h aucun ordre d'importance que les circonstances ultérieures auraient seules été de nature à déterminer, comprenait :
Un Hôtel-de-ville, vaste bâtiment d'un style simple et sévère entouré d'arcades au rez-de-chaussée, et renfermant non -seulement tous les ])ureaux de la Mairie, les salles de réception, les l)ur(>aux du Receveur municipal, ceux de la voirie, mais encore, d'un côté une grande salle d'audience pouvant servir successivement au tribunal et à la Chambre de commerce, aux conférenciers , au Comice agricole , à la société de bienfaisance , à celle des secours mutuels, à la Caisse d'épargne , dont les différents bureaux se trouvaient dans diverses pièces placées tout autour d'elle , et de l'autre côté le tribunal de paix avec toutes ses dépendances et le connuissariat de police ; un collège communal spécial, avec les basses classes de latinité, permettant aux familles de conserver leurs enfants plus longtemps auprès d'elles et de les guider à leur convenance ; une écola laïque pour les filles, en ayant soin de mettre ces deux édifices sur les emplacements disponibles de la grande rue de Mas:ara, pour en foire une promenade de toute beauté ; des succursales des écoles primaires successivement établies dans chacun des faubourgs dont la population comporte cette amélioration; deux lavoirs publics, dont un près du pont de bois, et l'autre ii la porte de Mascara, entre la route de ce nom et le chemin de Muley-Abd-el-Kader ; l'embellissement de la place des Quinconces, notre seule promenade en ville, en l'entourant d'un trottoir, en y faisant une estrade pour la musique, en l'éclairant et en la garnissant de bancs suffisants ; celui du jardin public en y transj)ortant les pépinières de la commune, et enrontretenant convenablement, en attendant qu'il soit possible do disposer des sommes nécessaires à cana-
User le petit marais qui se trouve de l'autre côté de la route de Sidi-L'Hassen pour le transformer en un joli bassin et à réunir en cet endroit les diverses améliorations auxquelles se prête une situation des plus belles et des plus heureuses, où l'ombragre et la fraîcheur ne manquent jamais ( I j ; la construction d'un presbytère; l'adoption d'un plan g-énéral d'alignement jusqu'à deux et trois kilomètres de la ville , pour lui conserver le cachet de ré<^-ularit('! qui la distingue entre toutes, et ne pas être obligé un jour d'employer les deniers publics à redresser les rues étroites et tortueuses dont on n'aura pas empêché , à temps voulu , le mauvais établissement; le remplacement du pont en bois, près de la fontaine dite romaine, par un ouvrage en pierre ou en fer; l'ouverture d'une bibliothèque largement dotée; la poursuite de la suppression de la zone des fervitudes militaires pour y substituer un système de défense plus en rapport avec les moyens d'attaque actuels; l'établissement de deux ponts, au Rocher et {i Sidi-Brahim , destinés à relier les deux rives de la Mekerra, complètement isolées pendant l'hiver; l'élévation de l'eau jusqu à l'annexe de Sidi-Brahim qui en est dépourvu; la pose de nombreux réverbères dans tous les faubourgs, en attendant qu? l'on puisse utiliser le gaz , ces agglomérations de population , par leur importance , ayant droit désormais à une égale répartition des fonds publics appliquée à l'éclairage, l'enseignement, la surveillance de la police , celle des gardes champêtres , l'entretien des rues; la construction d'un deuxième marché couvt-rt d'un style plus léger ; l'entretien si nécessaire de nos chemins vicinaux, au prix même de sacrifices sérieux ; la reconnaissance, le classement et la prise de ])ossession de nos chemins ruraux ; les améliorations et les augmentations qu'exige le théâtre de notre ville, qui est en fort mauvais état ; la multii)lication de nos promenades publiques, partout où cela est possible ; l'ave-
(IJ Lc]ar(lin public était connu prércdcmnicnt sous le nom de fomip de la Légion étrangère, ce roRimcnl ayant dcfridio, autour du ii-rrain eiisenici:ré nourappro\i<ionnor de légumes l'ordinaire des troupes, un vaste emplacement i|ui fut ensuite livre en partie a la cnlonisation. Il ne resta plu;, alors qu'un jjrdiii devenu, sous la direction du rapitiine Unie i|ui utilisa la section de discipline pour le cultiver, une pépinière importante, rt un parc bieu dessiné et tres-adiuire.
nufi d'Oran et de la gare, la route dOran de l'autre côté du pont, le tour entier de la ville ; tous ces endroits sont déjà pourvus d'arbres d'une très-belle végétation, et il suffirait d'y placer des bancs et quelques réverbères, pour y attirer de nombreux promeneurs.
Quant aux autres communes de l'arrondissement, elles réclament, avant tout, de leur administration respective, des travaux qui se rapportent aux routes et chemins, à l'a-^îbèvement des établissements publics les plus indispensables, à l'aménagement des eaux et aux plantations.