ASSISTANCE PUBLIQUE
Circonscriptions médicales. — Statistique concernant l'hôpital militaire.
L'assistance publique, au moins pour la ville et la banlieue de Eel-Abbès, a laissé longtemps à désirer, les populations réunies en cet endroit ayant été privée?; jusque dans ces dernières années des secours les plus indispensables.
Les médecins civils ont toujours donné, il est vrai, des consultations gratuites et fait des visites aux malheureux que la maladie retenait chez eux ; cependant cette œuvre, en quelque sorte de charité individuelle, ne pouvait tenir lieu du devoir sacré que l'Administration doit remplir pour soulager la misère.
Et si, contre notre manière de voir, quelques personnes rappellent que la population flottante est très-nombreuse à Bel- Abbès, il est aisé de leur répondre que la santé est un capital qui profite à tous, et (pie les individus dont il e.-=it ici question, étant exclusivement des travailleurs qui apportent dans notre pays les bras indispensables au succès de notre agriculture locale, il leur est dû, à ces divers titres, les secours dont ils ont besoin.
La ville ne subventionne encore aujourd'hui (prun médecin chargé du service du dispensjiire et de la visite des tilles sou-
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mises, mais les indio-ents reçoivent les secours que leur distribue un bureau de bienfaisance qui fonctionne depuis le l*""" janvier 1879 et dont la création remonte au 17 août 1878.
Le service de l'assistance publique, assuré dans le passé par deux médecins, fut un moment interrompu, et ce n'est que depuis quelques année.^. que les fonctions de ces praticiens ont été rétablies, mais seulement pour les deux circonscriptions rurales de Bou-Kanéfifi, comprenant Bou-Kanéfis, Ben-Youb, Tiffilès, Tirenat, Sidi-Yacoub, ^Messer, Ain- el-Hadjar, Lamtar ; et de Mercier- Lacomhe , avec Mercier-Lacombe, Muley-Abd-el-I\ader, Chouaref, El-Kcar, Tiliouïn, Zfizef. Bou-Djebàa et TOued- Mebtouch, et plus récemment pour celle de Bel-Ahhh.
Le service médical de colonisation a été réorganisé par arrêté du Gouverneur général du 5 avril 1 878.
Il existe également à Bel-Abbès un hôpital essentiellement militaire qui admet, à défaut d'établissement civil du môme genre, les malades civils des deux sexes, moyennant 1 fr. 50 c. par jour, chiffre qui est loin de représenter la dépense réellement supportée par l'Etat.
Son personnel comprend un médecin en chef, un médecin traitant, trois ou quatre aides-majors, un officier comptable et deux adjudants d'administration.
Cet hôpital, qui peut contenir 23 i lits, a donné lieu, à différentes époques, au mouvement de malades suivants :
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