‹ Bel-Abbès et son arrondissement; histoire, divisions administratives, travaux publics, services publics, statistique, topographie, agriculture, commerce et industrie depuis leur création jusqu'a nos jours. Avec cartes, plans, tableaux synoptiques et chronologiquesChapitre 50 sur 82 · î2Bi · texte numérisé non relu

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Ces chiffres nous montrent encore que l'hôpital de Bel-Abljès

est actuellement plus militaire de nom que de ftiit. le nombre des malades civils étant les deux tiers de celui des militaires

En résumé, il reste encore beaucoup à faire pour donner satisfaction complète à l'accomplissement de ce devoir, l'un des plus importants que nos représentants aient à remplir, et les améliorations doivent être poursuivies avec la convictionque le jour où assistance publique sera org-anisée dans notre contrée sur des baseslaro.es et sérieuses, l'accroissement de la population sera encore plus g-rand.

CHÂPlTRi: 1

INSTRUCTION PURLIQUF,

Inspection primaire. — Enseignement primaire. - Population des écoles. — Cours d'adultes. — Bibliothèques scolaires.— Améliorations.

L'enseignement a une haute importance lorsqu'on se .souvient qu'il constitue pour l'homme le véritable moyen de s'élever, et que son action s'étend sur tout ce qui concerne la morale, le développement de l'intelligence, la meilleure ligne de conduite à suivre, les arts d'agrément, les moindres actes de la vie.

Dans ces conditions, quel n'est ])as le devoir de la famille et de l'État lorsqu'il s'agit de donner le premier enseignement à l'enfant, et combien ne devons-nous pas louer puis aider tous ceux qui se vouent à cette mission ?

Des trois degrés (|ue comporte l'enseignement, nous ne possédons dans rarrondissement de Bel-Abbès (pie le premier, et encore est-il simplement élémentaire (I).

Les écoles primaires de ce territoire relèvent de l'inspection académique d'Oran, et l'un des deux inspecteurs primaires du département, est chargé de les inspecter et de diriger les instituteurs.

Les dépenses de traitement et de tournées des inspecteurs primaires, à part quelques sacrifices que s'impo.se le département, incombant à l'État, nous n'avons pas à nous en occuper autre-

(\) Il existe en Alsérie Irnis ccolos normales luimaiies, dont deux pour les j,'irçon , ainsi que 15 lycées, collèges communaux ou elablissemeiils libres pour l'enseignement secondaire. La loi du 20 décembre I871t a crée a Alj^er, à dite de l'école de médecine et de pharmacie, trois écoles préparatoires a l'enseignemeut du droit, des sciences et des lettres.

ment, si ce n est pour dire que leurs circonscriptions sont beaucoup trop étendues et qu'il leur est matériellement impossible de rendre les services que comporte leur emploi.

Il est de la dernière nécessité, pour faire cesser cet état de choses reorrettable, de créer une nouvelle inspection primaire s'étendant aux arrondissements de Tlemcen et de Bel-Abbès, avec cette dernière ville j)our résidence du titulaire.

Le nombre total des écoles de notre arrondissement s"élevait en 1879 à 23, toutes pu])liques, dont 4 spéciales aux g-arçons, 3 spéciales aux filles, I i mixtes quant à la population, et deux salles d'asile.

A cette époque, o de ces établissements étaient dirig-és par des congrég-anistes, qui, depuis le 1 "janvier 1880, n'ont plus que des écoles libres dans la commune de Bel-Abbès, où l'enseignement laïque est seul admis par la municipalité.

Le nombre des élèves suivant la classe du jour était alors de 2. 1 30 , se déconq^osant en I . I iO garrons et 1)00 filles, ayant donné lieu à 38.1)00 fr. de frais de traitements alloués à 3o maîtres.

Cet enseignement est entièrement gratuit pour les familles et se donne dans tous les villages, même de création récente.

Il n'est pas sans intérêt de rappeler, qu'en IH.'iT, on comptait dans les écoles de Bel-Abbès 577 élèves, .soit 1 2 élèves par 100 habitants ; ce chiffre était de 802 en 1807, fixant cette proportion à 13; il s'est élevé en 1877 à 2.520 élèves, représentant Li-, 5 pour cent de la population européenne constatée lors du dernier recensement ([uinquennal.

Les examens pour l'obtention du certificat d'études primaires, institué dans le département d'Oran, en vertu d'un règlement du 21 novembre 1S7S, de l'inspecteur d'Académie, ont donné en cet endroit les résultats suivants: en 1870, sur 10 garçons ((ui se sont présentés, i ont été rerus ; sur 15 filles inscrites, 1 2 ont été admises ; en 1880, la commission d'examen a admis 4 garçons sur 0 qui s'étaient présentés, et 10 jeunes filles sur 1 1 .

Cent élèves ont suivi, en 1870, les cours d'adultes ouverts à Bel-Abbès, Sidi-L'Hassen et Bou-Kanétis par quatre maîtres, jouissant d'une indemnité totale de 050 francs.

Quant aux bibliothèques scolaires, elles sont au nombre de trois, possédant : celle de Sidi-L'Hassen, 54 livres de lecture; celle de Bou-Kanéfis, oO , et celle de Ben-Youb, 10.

Parmi les améliorations que sollicite l'enseignement primaire dans notre arrondissement, se place en première ligne la nécessité d'installer au plus tôt quelques succursales dans les faubourgs qui entourent notre ville et où se trouve déjà \me population des plus denses.

Multiplier l'enseignement des adultes , dont l'utilité pratique n'est plus à démontrer, et les bibliothèques scolaires destinées à fournir gratuitement à la population des livres de lecture, constitue une véritable obligation à laquelle les municipalités ne sauraient se soustraire.

Disons encore qu'en raison de l'importance de notre population , un petit collège comprenant des classes de latinité jusqu'à la quatrième inclusivement, et deux ou trois années d'enseignement spécial serait bien placé à Bel-Abbès où les parents pourraient de la sorte conserver leurs enfants plus longtemps auprès d'eux.

Mais en attendant la réalisation de ce projet, nous serioiis heureux de voir ajouter, par les instituteurs et les institutrices des principaux centres, aux matières ordinaires de l'enseignement élémentaire, les notions usuelles sur les sciences mathématiques, la comptabilité et la physique, nécessaires à toute personne qui doit, comme ici, se livrer à Tinduétrie ou à la culture.

Et pour donner aux efforts des instituteurs une base plus réelle, en mettant à leur disposition les objets permettant aux élèves d'y trouver la confirmation des principes énoncés dans les leçons de chaque jour, et d'y puiser ainsi des connaissances en quelque sorte pratiques, nous formons le vœu, en dernier lieu, que l'inspection d'académie aide de tout son pouvoir le comice local qui met tout en œuvre, en ce moment, pour organiser au collège même un musée car.tonal et scolaire.

--viîci-

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