Scène VIII
Les mêmes, MADELEINE!.
Madeleine. — Comment, Laurine !... la sage Laurine!
Clotilde. — Un miracle, ma chérie.
Laurine. — C'est monsieur... madame... C'est monsieur... Enfin c'est Bel-Ami qui a voulu...
Clotilde. — Tiens ! c'est gentil... Bel-Ami... Ça lui va bien...
Duroy. — Je ne veux plus d'autre nom, et j'embrasse ma marraine.
(Il embrasse Laurine et la pose à terre.)
Laurine. — C'est moi qui colle... c'est moi qui colle...
Madeleine. — .Te vous en prie... venez au salon... On vient de sonner... Ce sont certainement les Walter... On ne va pas les introduire ici...
Duroy. — Zut, pour les Walter.
Madeleine. — Allons !... voyons !
Duroy, bas. — Zut, pour les Walter... Ils nous rasent.
Clotilde. — Et puis, ton salon est froid, ennuyeux... On est bien mieux ici.
Madeleine. — Vaudrec, je vous en ))rie...
VAUDREf. — A'oici, chère amie.
Madeleine. — Venez aussi, Laurine...
Clotilde. — Il faut qu'elle se recoiffe... Allons ! va trouver la femme de chambre.
Laurine. — Oui, maman chérie... Au revoir, Bel-Ami ; je veux être à côté de vous, à table.
DuROY. — Moi ! je l'exige.
(Madeleine sort avec V^audrec par le fond, et Laurine part par une porte à droite, en eni'oyant à Duroy un baiser.)