‹ Bel-amiChapitre 29 sur 77 · Scène IV · texte numérisé non relu

Scène IV

FORESTIER, DUROY, MADELEINE, puis VALDREC

Madeleine. — Eh bien !... tu vois !... tout le monde trouve que tu vas mieux.

DUROY. — Le patron attend ton rétablissement pour commencer la grosse campagne.

Forestier. — Pourquoi m'a-t-il embrassé?

Madeleine. — Parce qu'il était heureux de te voir l)ien portant. . .

Forestier. — Oui ! oui !... Vaudrec n'est pas encore venu aujourd'hui?

M.\DELEiNE. — Tu sais bien «ju'il vient vers six heures, en se promenant... On peut téléphoner au Cap Martin, si tu le désires !

Forestier. — Non! : . . non ! . . . C'est très bien ! ... il va venir!

DuROT. — Tu devrais rentrer te coucher.

Forestier. — Non !... non !... je ne veux pas !... Le lit, c'est effrayant !... Pas ça ! pas ça !

Madeleine. — Voyons !... calme-toi !

Forestier. — Tu as raison !... c'est absurde !... Là !... je suis calme !... Mais je veux attendre Vaudrec ici... et puis, quand il sera venu, vous vous en irez ; vous nous laisserez seuls ! j'ai à lui parler.

Madeleine. — Ah !... c'est un secret?

Forestier, aouriant. — Un grand secret... un terrible secret...

Madeleine. — Comment?

Forestier. — Je plaisante...

DuKOY. — Voici Vaudrec !

F0RE.STIER. — Allez-vous-en... laissez-nous...

DuROY. — Bonjour !

Madeleine. — Il paraît que nous devons vous laisser seuls... A tout à l'heure... Venez, Duroy... (Sortent Duroy et Madeleine.)

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