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Scène III

Les mêmes, WALTER, M"<^ BÉMOL.

{Bruit d'auto.)

Forestier. — Allons !... allons !... De la tenue !... c'est le patron !... je veux me lever !... Ça ! non !... je ne peux pas !... Madeleine, essuie mon front !

Walter, entrant. — Eh ! bonjour, Forestier !... Ne vous dérangez pas !... Comment va?

Forestier. — Mieux !... réellement mieux ! Walter. — Bonjour, madame !... Bonjour, Duroy !... J'ai roulé jusqu'ici et je me suis permis d'amener une jeune artiste que vous avez applaudie à Paris : M"" Bémol. ^jiic BÉMOL, gênée. — Madame... Messieurs... Madeleine. — Asseyez-vous, Mademoiselle.

Walter. — Elle ne connaissait pas la Côte d'Azur ; alors elle est émerveillée... N'est-ce pas, mon petit? M'i'^ BÉMOL. — Oh ! oui, Monsieur !

Walter. — Ma femme et mes filles seront bien contentes, mon cher Forestier, d'apprendre que vous êtes en pleine convalescence... Ah ! il faut nous revenir... Je vous donne encore un mois de congé ; mais pas un jour de plus. Forestier. — Ça suffira !

Walter. — Nous aurons une rude besogne à faire... J'en ai assez du ministère actuel... Il nous faut au pouvoir des hommes pratiques, des hommes d'affaires : le groupe Laroche-Mathieu.

Forestier. — C'est évident.

Walter. — Dans un mois, mon petit Forestier, nous chambarderons tout... Et voilà ce que c'est que le paja Walter, mon petit.

M"e BÉMOL. — Oh ! mince !

Madeleine. — Vous ne voulez rien prendre. Mademoiselle?

Walter. — Non !... non !... On a vu le malade, on n'a plus d'inquiétude ; on s'en va. Norbert, on vous ramène en auto... Au revoir. Madame... Au revoir. Forestier... Et vous savez, mon vieux ! dans un mois?... au journal !... Vous, Duroy, dans quatre jours... Vous ferez l'intérim de Forestier, pendant quelques semaines ; Boirenard, à qui j'avais confié la rubrique, est un idiot... Naturellement, vous ne signerez pas : toujours la signature de Forestier... Nous n'avons pas annoncé que vous étiez malade et nous n'annoncerons pas votre rétablissement. Il n'y a rien eu ! il n'y a rien eu !... Allez, cher maître !... Bémol !... Au revoir, mon vieux Forestier !

Forestier. — Au revoir, patron... Et puis, n'est-ce pas? la signature Forestier, ça appartient beaucoup à Madeleine. Walter. — Vovons !

T,E MONDE TLLUSTRE

Forestier (M. Lérand).

Forestier. — Il no faut pas oublier !

Walter. — Naturellement... Au revoir, mon petit. Il faut qu'on s'embrasse, hein?

Forestier. — Oh ! oui !

(Les deux hommes s'embrassent.) De Varenne. — A bientôt. Forestier. Wai.teb. — Au revoir, Bémol ! filons !

(Sortent Walter, Bémol, Norbert de Varenne.)

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