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Scène III

Les mêmes, hl'ZANNE, puis LA FEMME DE CHAMBRE

Suzahne, en chapeau et manteau. Elle porte une gerbe de fleurs qu'elle déposera sur la table. — Bonjour, Bel-Ami !

DuROY. — Bonjour, Mademoiselle.

SrzANNE. — On m'a dit que vous étiez encore ici... Vous voyez, j'accours !... Bonjour, maman !... {Elle sonne.) Vous permettez que j'enlève mon chapeau, mon manteau?

La Femme de chambre paraît. — Madame a sonné?

Suzanne. — Non, c'est moi !... Tenez, emportez tout cela !... (La femme de chambre sort, en emportant le chapeau et le manteau.) Ah! on est mieux... Comment ça, va, Bel-Ami ?

DuROY. — Très bien. Mademoiselle.

SCZANNE. — Lin déjeuner a dû être bien ennuyeux sans maman et sans moi !... Tu n'étais pas admise à la conspiration, maman?

]VIme VValter. — Non 1

Suzanne. — Où as-tu déjeuné, décidément?

M""" Wai.ter. — Chez moi.

Suzanne. — Toute seule !... oh !... lugubre !... Moi, Bel- Ami, j'ai déjeuné chez une amie de pension, et c'est pourquoi je rentre si tard... Et puis, je n'ai pas de compte à vous rendre.

M""" Wai-ter. — Voyons, Suzanne !

Suzanne. — Oh ! maman ! laisse-moi être gaie... Il fait aujourd'hui un temps, superbe, froid, sec... Je suis revenue à pied... j'ai les joues toutes fraîches... Tiens ! {Elle oblige sa mère à toucher ses joues.) C'est bon de se sentir jeune !

jVime Walter. — Oui, je me rappelle...

Suzanne. — Oh ! maman, tu es très jeune !... Kegardez cette vieille femme, monsieur Duroy... Il faut savoir que c'est ma mère, n'est-ce pas?... C'est plutôt ma sœur.

i>UROY. — C'est tout à fait mon avis. Mademoiselle.

Suzanne. — Parce que tu as une mèche blanche, tu veux faire croire que tu es vieille... Ça ne prend pas, maman.

DuROY, — C'est ce que je disais tout à l'heure.

M"* Walter. — .Te vous demande pardon ; il faut que je donne quelques ordres... C'est le jour où je reçois.

Duroy. — .Te m'en vais.

Suzanne. — Non ! non!... Bel-Ami ; j'ai besoin de vous... On va préparer ici le buffet ; vous m'aiderez à arranger les fllems.

Mme Walter. — A tout à l'heure, monsieur Duroy.

Suzanne. — Tu ne l'appelles plus Bel-Ami?.. Vous êtes fâchés ?

Mme Walter.

à gauche.)

A tout à l'heure, Bel-Ami. (Elle soi-t

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