Scène VIII
De MARELLE, DUROY.
M™*^ DE Marelle. — Bonjour, mon chéri.
Duroy, très gracieux. — Bonjour !
M"' de Marelle. — Fais-moi donner une orangeade, je meurs de soif.
Duroy, au domestique. — Une orangeade !
>£me DE Marelle. — On se met là, dans ce coin.
Duroy. — Avec plaisir.
M^e DE Marelle. — Tu vas bien?... Tu as l'air un peu fatigué.
Duroy. — C'est ta faute.
M"e DE Marelle. — Tu dînes toujours avec moi, ce soir?
Duroy. — Naturellement, ma chérie...
M™« DE Marelle. — Sept heures et demie.
Duroy. — Huit heures !... Je serai peut-être retenu au journal.
Mme DE Marelle. — Viens le plus tôt possible !... Il me semble que je ne t'ai pas vu depuis longtemps, longtemps. . . J'ai très envie de te voir.
Duroy. — Tu me vois.
M'"^ de Marelle. — Ne dis pas de bêtises... A ce soir!... Je vais là-dedans : il doit y avoir une foule de raseurs. Tiens... voilà Vaudrec.