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Scène II

DUROY, SUZANNE, WALTER, M^^^ WALTER, SAINT- POTHAIN, NORBERT DE VARENNE, ROSE, DEBO RAH GERSON, CHRISTINE BAUMER, MISS RUMP- TON, LAFLEUR, M"-^ DUCOTÉ, BRISTON, LK COMTE DE SOUDIÈRE, deux SUISSES, etc.

( Les Suisses s'arrêtent à la porte, tandis que se présente, très

digne, le cortège. — Air d'orgue. — Les Suisses ferment

la porte.)

Duroy. — Vous n'êtes pas trop fatiguée, Suzanne?

Suzanne. — Un peu.

Walter. — Voulez-vous approcher un fauteuil ?

M "« Walter. — Oui... oui... je suis brisée.

Saint-Pothain, aux Suisses. — Attendez un peu, n'estce pas? avant d'ouvrir les portes...

Un Suisse. — ■ Nous savons notre métier, monsieur : dix minutes pour laisser souffler la famille.

Saint-Pothain. — Et pas de foule, je vous en prie... par petits paquets ! Comme lorsqu'on défile devant le mur des Fédérés.

Norbert. — Merci.

Svza:snie, s' avançant vers M™« Walier. — Maman...

M ""6 Walter. — Non, non, laisse-moi...

Duroy. — Venez, Suzanne.

Rose. — Maman...

Mme Walter. — Oui.... toi!... toi!

Suzanne, à Duroy. — Vous devriez lui parler.

Duroy. — Pourquoi faire? puisqu'elle ne me répond plus... C'est une idée fixe... elle a décidé de ne plus m'adresser la parole.

Suzanne. — Ne soyez pas méchant.

Duroy. — Je ne suis pas méchant.

Suzanne. — Puisque nous partons ce soir... un peu de patience...

Duroy. — Je vous adore.

Walter, à sa femme. — Tu vas mieux?

M™e Walter. — Oui, merci !...

Deborah Gerson, à M™e Walter. — Du courage. Ma dame... Ah ! pour une mère, c'est une grande émotion.

Norbert de Varenne. — C'est certain... Mais je crois que M^ie Walter voudrait qu'on la laissât tranquille, chère amie. . .

Deborah. — • Une mère !... Savez-vous ce que c'est qu'une mère?... en avez-vous une, vous?...

Norbert de Varenne. — J'en ai eu une, il y a longtemps... Et vous?...

Christine Baujvier, à Mme Walier. — Oh ! les fleurs d'oranger dans le chœur, les fleurs et les lumières ! Les fleurs pacifiaient de leur blancheur mon âme Et je vibrais du tremblement doux de la flamme.

Miss Rumpton. — Oh! joli!... extrêmement joli... Vous m'écrirez cela, monsieur Lafleur. ,

Lafleur. — Je n'y manquerai pas.

M''« Ducoté. — Vous avez été satisfait, monsieur Walter?

Walter. — Oui... oui... ça a très bien marché.

Sourdière. — La quête a été menée dans un joli mouvement, n'est-ce pas?

Walter. — C'est très bien... tout à fait bien... Et quelle assistance, hein?

Briston. — Je n'ai pas vu une telle foule depuis que j'ai atterri aux Moulineaux, après la course Bucarest-Paris, par Lisbonne.

Walter. — Tout le monde est là !... tout le monde !... C'est merveilleux !... (A M"* Walter) Hein? ça ne te fait pas plaisir?... Et l'évêque... il a été parfait, l'évcque...

jyjme Walter. — Oui... oui !...

Walter, au comte. — Ça ne va pas, vous?... vous avez la migraine?

Le Comte. — Non, mon cher beau-père... mais je me dis qu'à mon mariage, il y avait moins de monde... Cette fois ci, la publicité a été soignée...

Rose* — Dame I mon ami, c'est le métier de Georges

Walter. — Et c'est le mien aussi.

J.-E MONDE TLLUSTRÉ

Suzanne (Mlle J. Clarens).

Saint-Pothain. — 8i vous voulez vous placer, on va ouvrir les portes à la première fournée... Dites-moi, Duroy, en sortant de l'église, arrêtez-vous un instant sur la quatrième marche, et regardez à votre gauche... C'est pour les photographes et le cinéma...

Duroy. — La quatrième marche?... Parfait...

Saint-Pothain, aux Suisses. — Attention ! Ce sont les officiels !.., Places réservées !.,. Ouvrez !

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