‹ Bel-amiChapitre 77 sur 77 · UNE AFFECTION PÉNIBLE · texte numérisé non relu

UNE AFFECTION PÉNIBLE

Sans voiUoir humilier ni froisser personne, j'ose affirmer que la chronique consacrée à la cystite, qui va suivre, sera^our toucher à l'endroit sensible soixante pour cent, au bas mot, de ceux de mes lecteurs qui frisent déjà la cinquantaine... du mauvais côté.

Beaucoup, sans doute, n'ont pas conscience do leur infirmité. Non pas, bien sûr, qu'ils n'en souffrent pas, mais parce qu'ils ne veulent pas avouer leurs souffrances ou parce que, surpris par ce trouble insolite, ils leur prêtent les plus fantaisistes interprétations.

Qu'ils sachent donc ceci : c'est que, si un homme d'un certain âge éprouve le besoin fréquent d'uriner (une fréquence qui peut aller jusqu'à des cinq, six et même dix fois par heiire), si la miction est douloureuse, avec retentissement dans tout le bassin, si l'urine est louche, fétide, purulente, U y a plus que probablement de la cystite sous roche.

Qu'elle soit aiguë ou chronique, eu effet, la cystite se caractérise nécessairement par la réunion de ces trois symptômes, généralement accompagnés^ sauf" aux périodes fébriles, d'une sensation sui generis de « froid dans les os ». A ce vilain jeu, la vie ne tarde pas à devenir un véritable martyre, d'autant plus atroce qu'il peut durer des années, — car on n'en meurt pas, sauf dans des cas exceptionnels.

En proie sans trêve à d'horribles tortures, ayant perdu l'ajjpétit et le sommeil, le malade s'étiole et s'émacie ; son caractère lui-même s'aigrit ; c'est une soitc d'f^fFondrement physique et moral.

Comme la plupart des inflammations infectieuses, la cystite est toujours — quoiqu'on l'ait contesté — d'origine microbienne. A paît, cependant, le froteus de Hanser, on ne lui connaît pas de microbe spécifique, mais une foule de microbes pathogènes, depuis le colibacille et toute la kyrielle des streptocoques et staphylocoques, jusqu'au bacille de Koch, et, bien entendu, au redoutable gonococeus, familier de ces parages, jouent leur rôle dans son incubation.

Il faut, «ela va de soi, pour que cette, incubation aboutisse, que les mauvais germes trouvent dans la. vessie un milieu de culture favorable, des tissus altérés, des muqueuses congestionnées, un sang corrompu. A cet égard, l'âge joue natureUennint im grand rôle, en raison des modifications qu'il apporte à la structure des cellules, en raison surtout de l'amoindrissement de rélasticité des vaisseaux et du ralentissement consécutif de la circulation. Certaines diathèses et certaines infections — l'arthritisme, la tuberculose, l'avarie, la blennorragie — peuvent également exercer une fâcheuse influence. Par le fait, toute action susceptible de fatiguer ou d'irriter la vessie doit nécessairement prédispo' ser à la cystite : c'est le cas do la présence de calculs, des phlcgraasies locales (provoquées par les hémorroïdes, par exemple, par un rétrécissement ou une néphrite), de l'alcoolisme, des excès de table, de l'abus des plaisirs de l'amour.

Il convient également d'incriminer, le cas échéant, la

station assise, le froid, les traumatismes consécutifs à

des sondages maladroits, certains médicaments, c( la cantharidine, l'iodurc de potassium, la morj la moutarde elle-même...

Etant donné que tant de microbes peuvent ens€ cer la cystite et que tant de causes l)anales pev. /en aplanir les voies et leur faciliter la besogne, il n'es étonnant qu'il y ait tant de malheureux à en pâti plus étonnant c'est qu'il reste encore quelques pr giés assez heureux pour échapper à ses atteintes !

Mais le pire, c'est que la cystite est l'une des mal les plus difficiles à guérir — et même à soulager. est aussi réfractaire qu'elle est cruelle : et ce n'esi peu dire.

\ part les cas, relativement rares, où il est pos d'agir directement sur la cause initiale (résection c tumeur hémorroïdaire, réduction d'un rôtrécissen extraction d'un calcul), la médecine n'y peut à peu rien. Pas même (en dehors des moyens héroït atténuer les douleurs. Seuls, les balsamiques et quel antiseptiques (benzoates, salol, etc.) donnent quel résultats — combien inconstants et précaires! En faut -il prendre garde d'avoir la main trop lourde prétendus spécifiques étant d'autant plus dange que leur action sur les reins et la vessie est plus int< A telles enseignes qu'il leur arrive trop soiivent d pires que le mal !

Aussi l'avènement du Pagéol est -il un véritable 1 fait du ciel, et mérite-t-il d'être accueilU comme par le piteux troupeau des suppliciés auxqueJ apporte, non pas seulement l'espérance, non pas 8( ment le soulagement et l'accalmie, mais le salut salut définitif et intégral !

Inutile do rappeler une fois de plus la composi chimique du Pagéol. Nous y reviendrons, s'il le i au prochain jour. Ce'qui importe uniquement poi quart d'heure, c'est de i)roclamer urbi et orbi qu Pagéol doit à cette composition (un chef-d'œuvre, dit en passant, de la chimiothérapie) une affinité < tive pour les tissus de la vessie et de l'urèthre et polyvalence microbicide, qui lui valent de jug toutes les cystites, quelles que puissent être leur ge; ou leur forme, les cystites blennorragiques comme autres, avec une certitude et une rapidité qui tieni du miracle, sans aucune répercussion fâcheuse simplement inquiétante sur Testomac ou sur les rei

Pas un seiil des médecins qui prescrivent le Pa| pas un seul des malades qui en ayant essayé ne tarisi l)lu8 en .{jetions de grâces^ne me démentira si j'affi qu'il n'avait été jamais rien trouvé — ni même révt de comparable î

A (juoi bon insister î Les faits sont là...

i)r BORRISSENNl

p. -S. > — Le Pagéol Duménii est en vente aux La ratoires Edouard Duménii, 107, boulevard de la Missi Marchand, Courbevoie (Seine). Envoi discret et frai

la boîte. 10 fr. ; Etranger, 11 fr.

fAMii. — IMPKIMElilB E. DESIOSSÉ», V6, «JUAl VOI-TAIIIB.

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