‹ Belgique: Écononmie sociale; (volume 2)Chapitre 5 sur 67 · J,l<il · texte numérisé non relu

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Les résultats de l'année 1900 feront monter le salaire moyen

1. Royaume <le Be1^i()ue. Statistique des mines^ miiiirrrs,^ carrières, usities métalliques et apfHtreils à i*ai>eur du rot/au me de Belgique, par FiMiLK H\Hzf:.

2. Exposition iiniv<»rs(»llo «1<» Paris. Kronoinie sociale. Aper(;u de Vhistoire écoHtvmique de V exploitation de la houille en Belgique depuis 1S31. (Bruxellea 1900.)

de la période 1891-1900 au delà de ceux de la période 1871-1880. La légère diminution de l'effet utile constatée dans la dernière période a été attribuée pour une forte partie aux perfectionnements importants des méthodes de triage. La part proportionnelle des salaires dans le prix de la houille augmente sans cesse, mais par suite de l'augmentation de la production le montant absolu des bénéfices ne baisse guère, quoique proportionnellement à l'ensemble du prix il soit tombé de 13.8 p. c. à 8.2 p. c.

Ce tableau permet de constater tous les progrès de notre industrie charbonnière : depuis la première période décennale, le nombre des ouvriers employés a quadruplé, la somme des salaires a sextuplé, le salaire individuel a plus que doublé, le rendement annuel par ouvrier a presque doublé, et la part proportionnelle du salaire dans le produit augmente sans cesse.

Cet opuscule, résumé succinct, mais complet, de l'histoire de l'exploitation de la houille en Belgique, est l'œuvre de M. Emile Harzé, le directeur général des mines, à la compétence et à l'amabilité duquel est due en bonne partie la haute estime dont jouit en Belgique le corps des mines, dont les services, par un privilège bien rare, sont également appréciés par les patrons et les ouvriers, toujours également prêts à faire appel aux lumières de ses ingénieurs.

M. Variez expose divers graphiques, résultats de recherches et d'observations faites au cours d'une enquête sur les salaires dans l'industrie cotonnière gantoise (grande industrie) dont il a été chargé par l'Office du Travail. Entrant davantage dan>? l'examen des spécialités industrielles, il constate que, dans cette industrie là aussi, les salaires à la pièce des fileurs et des tisserands ont à peu près doublé depuis 1840, tandis que les salaires à l'heure des ouvriers de la carderie ont augmenté de 60 p. c. De 1806 à 1840, au contraire, les salaires avaient baissé.

Dans un de ses graphiques, résultat de l'observation de 2,000 budgets familiaux, l'auteur constate que, dans les familles où les enfants sont nombreux, et indépendamment de tout chômage ou fluctuation des salaires, le ménage ouvrier passe par une triple succession de période de bien-être et de période de misère, au fur et à mesure que les enfants naissent, grandissent, se mettent au travail, se marient et abandonnent leurs parents. Il a noté ainsi 32 états successifs de l'évolution d'une famille avec six enfants, dans des conditions de salaires analogues (mais successives). Les

ressources parunit^ de consoinmation(quet) peuvent être évaluées à ô*. 4.40 par semaine lors de la naissance du recensé, premier né d'une famille de six enfants. Elles tombent à fr. 1.15 par la naissance successive des enfants (minimum à la 13® année), remontent à ir. 4.80 au fur et à mesure que les enfants grandissent et se mettent à travailler. Le mariage du recensé, puis la naissance de ses enfants font tomber ces ressources à fr. 1.30. Lorsque ceux-ci commencent à travailler et à acquérir quelque dextérité dans leur métier, le budget recommence à grossir jusqu'à ce qu'il ait atteint fr. 4.80, pour diminuer et retomber à rien quand vient la vieillesse solitaire et infirme. Le budget ouvrier est ainsi chose instable et jamais deux années de suite le bien-être n'est le même. Ces successions de bien-être et de misère offrent quelque chose de régulier, de nécessaire, presque de fatal.

Le Ministère de l'Agriculture publie aussi des données sur les salaires moyens des ouviîers agricoles dans chacune des communes du pays. Les recherches remontent ainsi jusqu'en 1830. Ici on constate que de 1830 à 1896, date du dernier recensement *, les salaires des ouvriers ont doublé, malgré la baisse qui paraît s'être produite de 1880 à 1890, et qui est peut-être l'effet d'un changement dans les méthodes un peu primitives du calcul des moyennes. Voyez le tableau ci-après (n® 1), auquel les vices de la méthode statistique appliquée n'enlèvent cependant pas toute valeur. La tendance est trop nette pour pouvoir être attribuée à un vice de statistique : les affirmations unanimes de tous ceux qui connaissent les campagnes viennent du reste confirmer les relevés statistiques.

Mais le Ministère de l'Agriculture ne se contente pas non plus des chiffres de ses recensements ; il a également chargé ses agronomes de faire des études monographiques qui parviennent à faire connaître d'une manière bien plus profonde les conditions sociales de l'agriculture. Trois de celles-ci ont paru : ce sont celles sur la Campine, TArdenne et la région sablonneuse des Flandres *.

1. Statistique de la Belg^ique. Apiculture. Rectusement géhéral de 1895, publié par le Ministère de TAjcriculture et des Travaux pul>Hcs. I. Partie analytique. III. Partie documentaire. Salaire.s des ouvriers apicoles en 1B9<»l^<9^». Population agricole en 1895. (Bruxelles 1899- HM)0.)

± Ministère de TAgriculture. Ser\'ice des agronomes de TEtat. Monographie agricole île la régiini de la Campine. Id. de VArdenne. Id. de la région mlAonneuêe deê Jblandres. (Bruxelles, 189J)-19t«).)

Tableau N» 1.

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SALAIRKS SANS NOURRITURE Hommes Femmes

SALAIRES AVEC NOURRTTURK

Hommes

Femmes

Tableau N® 2.

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