‹ Belgique: Écononmie socialeChapitre 15 sur 130 · LITTÉRATURE · texte numérisé non relu

LITTÉRATURE

Littérature

Littérature francophone

À partir de 1860, une littérature nationale prend véritablement son essor. Ses représentants se détachent des Lettres françaises pour se forger une identité propre. Leurs ouvrages s’attardent sur le cœur et l’esprit du pays et traduisent le souci de créer une langue littéraire originale, usant de mots et d’expressions du français de Belgique et des dialectes populaires. De cette période, qui va durer jusqu’à la Première Guerre mondiale, se démarquent des auteurs comme Charles de Coster (1827-1879), Georges Rodenbach (1855-1898), Émile Verhaeren (1855-1916), ainsi que Camille Lemonnier

(1844-1913), communément appelé le “Zola

s belge”. Sans oublier le poète et dramaturge BELGIQUE, :

Fe de Maurice Maeterlinck (1862-1949), le seul

La Belgique a abrité Belge à ce jour à avoir reçu le prix Nobel

nombre d'écrivains de littérature. Mais la Belgique est aussi la

français : en 1864, Charles chambre d’écho de la vie littéraire hexagonale. Baudelaire s'y réfugie pour Tout ce qui vient de France y est à la mode. fuir ses créanciers ; Victor Dès 1925, le surréalisme connaît une fortune Hugo y réside à plusieurs particulière en Belgique, où il sera longtemps reprises, tout comme x pratiqué avec plus de ferveur qu’en terres Alexandre Dumas, ainsi parisiennes. Au xx° siècle, les auteurs belges

ques coupe PES pacifient leur rapport à leur identité nationale, e Faul ÿerlaine e

; : ; et leurs thématiques littéraires s’épanouissent ce A A plus librement. L'écrivain belge, alors qu’il Verlaine purge deux ans écrit en Français et publie le plus souvent de prison pour avoirtenté, à Paris, n'est plus accroché à une identité, à Bruxelles, d'assassiner qu’elle soit nationale, régionale ou commuson compagnon. nautaire. En sont les témoins des auteurs

comme Géo Norge (1898-1990), Marguerite

Yourcenar (1903-1987), première femme élue à l'Académie française, Georges Simenon (1903-1989), l’auteur belge le plus traduit au monde, ou, plus récemment, Amélie Nothomb, François Weyergans, Jean-Philippe Toussaint ou Eugène Savitzkaya.

Littérature néerlandophone

Au xix° siècle, les grands écrivains flamands (Verhaeren, Maeterlinck, Van Lerberghe), bien qu’en osmose avec la réalité flamande, n’écrivent qu’en français. Vouloir écrire en flamand, un “dialecte” méprisé et déconsidéré, passe pour ridicule. Aussi, les auteurs qui, après l'indépendance belge, se mettent à publier en néerlandais deviennent la tête de pont du mouvement de revendication sociale et politique pour la reconnaissance officielle de la Communauté flamande. Hendrik Conscience (1812-1883) en sera lune des figures emblématiques. Aujourd’hui, les écrivains flamands sont couramment lus aux Pays-Bas, et réciproquement. Parmi les plus connus, citons Guido Gezelle (1830-1899), Stijn Streuvels (1871-1969), Paul Van Ostaijen (1896-1928), Willem Elsschot (1882-1960), Louis Paul Boon

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