‹ Belgique: Écononmie socialeChapitre 14 sur 130 · DENTELLE · texte numérisé non relu

DENTELLE

rique très poétique d’Antenne 2 dans lequel des personnages en manteau s’envolaient comme des oiseaux dans un ciel pastel. Dès 1960, il bénéficie < d'une reconnaissance internationale par ses dessins, qui sont publiés dans la : grande presse américaine et européenne. Il illustre aussi les œuvres d’écri- \ vains qui lui sont chers, comme Kafka, Borgès, Vian. À la fois illustrateur, dessinateur, peintre et sculpteur, il sera sollicité toute sa vie pour des projets « d'envergure. En 1968, il conçoit une vaste fresque pour le pavillon de la Ï France de la triennale de Milan. En 1974, il réalise une peinture murale pour | le métro de Bruxelles, en 1975, il habille la station de Waterloo à Londres. On ! fait appel à lui pour créer le sigle du Bicentenaire de la Révolution française «en 1989. Artiste aux multiples talents, il se lance dans les films d’animation et prête son crayon à de grandes campagnes d’affichage. Parmi ses dernières « œuvres, citons les sculptures Jü/er (1999) à l'aéroport de Bruxelles et La Ville : en marche (2001) dans la capitale belge.

WIM DELVOYE (NÉ EN 1965) I] suit les cours de l’École des beaux-arts de Gand, dont il se fait renvoyer pour indiscipline. Derrière son apparente : dérision et sa volonté de ne pas se prendre au sérieux, cet artiste volontiers | provocateur et maniant un humour iconoclaste interroge dans ses installations Ile statut même de la création. Sa pratique artistique pluridisciplinaire allie | tradition artisanale flamande, histoire de l’art et industrie de masse, comme \iorsqu’il transforme en sculptures des objets issus du quotidien (bétonneuse sculptée en teck, buts de football réalisés en porcelaine). Cloaca, la machine : à déféquer est, à ce jour, son œuvre la plus contestée, sitôt suivie par les : sept cochons tatoués qu’il a fait élever dans la région de Pékin, avant de les naturaliser et de les exposer au MAMAC de Nice (2010), provocant la colère des défenseurs des animaux... En 2012, il a bénéficié d’une “carte blanche” ; au Louvre lui permettant d’intervenir dans différents lieux du musée.

Dentelle

|La tradition dentellière en Europe remonte à la Renaissance, période faste où émergent plusieurs centres de fabrication renommés en Italie, en Flandre et en France. Au cours du xviri* siècle, la qualité de la dentelle flamande concurrence la finesse du punto in aria de ses rivales vénitiennes. Bruxelles, Malines, Anvers, Bruges développent leur propre point, qui les distingue les ‘unes des autres. La dentelle Duchesse de Bruxelles est l’une des plus prisées. Si les cours européennes raffolent des collerettes et des fraises pendant un temps, june mode en chassant une autre, l’engouement pour ces précieux articles décline. Au xix° siècle, la dentelle continue d’employer un nombre important Id’artisans, comme à Binche ou à Bruges, mais le métier mécanique qui permet Id’imiter la dentelle à la main menace les productions artisanales. Au début du xx° siècle, la mécanisation et l’évolution des goûts entraînent la disparition du métier de dentellière. Les napperons et autres articles exposés dans les vitrines de Bruges ou de Bruxelles ne sont souvent que de pâles imitations venues d’ailleurs. Toutefois, pour sauvégarder les techniques de la dentelle au fuseau et à l'aiguille, des conservatoires ont ouvert leurs portes. À Bruges, dans un ancien quartier ouvrier, un centre installé dans des maisons-D'ieu abrite des dentellières qui fabriquent, à l’ancienne, des pièces de premier choix.

PANORAMA

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