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LE “CANNIBALE

C'est le surnom d'Eddy Merckx (né en 1945), en raison de son incroyable appétit de victoires. Le cycliste belge possède en effet le plus beau palmarès de l'histoire de ce sport:525titres, dont 5 Tours de France, 5 Tours d'Italie, 1 Tour d'Espagne, 7 Milan- San Remo, 5 Liège- Bastogne-Liège, 3 Paris- Roubaix, 3 fois champion du monde, etc.

cf. encadrécf. Le “cannibale” (p.46). Les Belges s’illustrent aussi en motocross (Joël Smets, Steve Ramon et Stefan Everts, sacré dix fois champion du monde) et en judo (Ingrid Berghmans, six titres mondiaux et neuf européens, et Gella Vandecaveye, sept fois championne d’Europe et deux fois championne du monde). Ils sont devenus aussi incontournables sur les courts de tennis, avec Justine Hénin, qui remporta Roland Garros (en 2003, 2005, 2006 et 2007), les jeux Olympiques, l'Open d'Australie et l'US Open ; et Kim Clijsters qui triompha à l'US Open en 2005, 2009 et 2010. D’autres champions défendent avec mérite les couleurs de la Belgique dans des sports aussi variés que

la course automobile (Gilbert Staepelaere,

Jacky Ickx, Thierry Boutsen), l'athlétisme (la sprinteuse Kim Gevaert, et Tia Hellebaut, championne olympique de saut en hauteur en 2008) ou encore le triathlon (Luc Van Lierde).

Fêtes et carnavals

Dépeints le plus souvent comme bons vivants, épicuriens et amoureux de la fête, les Belges ont su préserver leurs traditions. Leur année est toujours rythmée par maintes occasions de festoyer, cf. Fêtes, festivals et jours fériés (p.57). Entre la fin de l’hiver et le début du printemps, les carnavals comptent des moments forts, notamment en Wallonie. À cette occasion, pas d'attractions artificielles pour touristes, mais de véritables fêtes populaires, préparées pendant des mois au sein des familles et des associations. Les carnavals les plus célèbres (et traditionnels) sont ceux de Stavelot, Malmedy, Fosses ou Binche. De même, les Belges, notamment en milieu rural, aiment à célébrer leurs saints protecteurs, qui sont souvent ceux de l’église paroissiale. Comme autrefois, ces réjouissances mêlent des éléments du sacré et de la tradition profane : les marches (Thuin, Gerpinnes, Walcour ou Fosses) et les processions (Mons) se partagent ainsi l’année festive avec les parades de géants (région d’Ath) et les cortèges “historiques”, comme POmmegang, à Bruxelles, en l'honneur de Charles Quint.

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