MÉTRO ET GARE
Station Porte de Hal, ligne 2, décorée par Schuiten.
Station Stockel, terminus
de la ligne 1. Dévolue à l'univers d'Hergé.
Gare du Midi, sortie Thalys, Eurostar. Fresque Tintin en Amérique.
Sur les traces de Tintin
Est-ce Hergé qui a toujours habité Bruxelles ou Bruxelles qui a habité Hergé ? Force est de constater que sa ville n’a pas cessé de s'insinuer dans ses vignettes, ce dès Quick et Flupke. Mais c'est surtout Tintin qui hante la ville...
Quartier royal (p.128) Modèle
de la capitale syldave dans Tintin et le sceptre d'Ottokar, dont
la langue s'inspire d'ailleurs
du brusseler parlé aux Marolles.
Musée du Cinquantenaire (p.164)
Pour la statuette à l'oreille cassée
dans Tintin et l'oreille cassée.
Musée de l'Afrique centrale
(p171) Pour la statue des Aniotas, qui a inspiré un épisode de Tintin au Congo.
Place du Jeu-de-Balle (Et 44)
Dans Le Secret de la Licorne, c'est là que Tintin découvre la maquette du bateau, début de l'aventure...
BRUXELLES ET LE BRABANT
xix® siècle, le flot des automobiles a remplacé celui des hippomobiles et les grands néons des marques de soda ont envahi le décor. Subsistent néanmoins quelques cinémas et l’hôtel Métropole (p.191), qui dispense comme nul autre le luxe bourgeois de la Belle Époque : n’hésitez pas à jeter un coup d'œil à ses époustouflants salons ainsi qu’à la galerie du Nord (1881) qui le jouxte. M° De Brouckère
Église Notre-Dame du Finistère (plan 4, Ci-C2) Au cœur de la très commerçante rue Neuve, cette petite église a résisté au temps : élevée de 1708 à 1730 sur un plus ancien oratoire qui avait été fondé à la limite de la ville (d’où le nom de “finistère”, finis terrae), elle affiche un beau style classique avec sa nef scandée de larges colonnes, ses arcades sculptées de riches motifs végétaux et sa coupole à la sobre magnificence… Les bas-côtés sont habillés de superbes stèles en chêne sculpté de style Louis XV. La chaire de vérité, qui étonne par son réalisme, est datée de 1758. Rue Neuve, 74 Tél. O2 217 52 52 M° De Brouckère, Rogier Ouvert lun.-sam. 10h-18h ; dim. matin Concerts gratuits d'orgue Tous les lun. 12h45-13h30
© Place des Martyrs (plan 4, C2) Rescapée 1» extremis de l’arasement des quartiers nord de la ville, elle est restée à l’abandon de 1970 jusqu’à l’orée des années 2000, qui vit l’amorce de sa restauration. Aujourd’hui, à l’écart de l'agitation de la rue Neuve, elle reste un bien joli refuge et l’on ne peut que se réjouir de sa blancheur resplendissante retrouvée. Élevée en 1774 et 1775 sur des plans de Claude Antoine Fisco, elle est exemplaire du classicisme par la symétrie parfaite de ses façades et son vocabulaire architectural (frontons, pilastres, rez-de-chaussée en bossages, corniche à modillons, pots à feu...). Au centre fut creusée après 1830 une crypte gravée des noms des 445 martyrs de la révolution belge qui donnèrent son nom à la place. La statue centrale, due à Guillaume Geefs, figure la “Patrie couronnée” et est encadrée de quatre anges veillant sur la mort... De part et d’autre, deux monuments ont été élevés en l'honneur de Jenneval, auteur de l’hymne national belge, et de Frédéric de Mérode, héros tombé en 1830 (les courbes élaborées de la stèle seraient dues à Henry Van de Velde). M° De Brouckère, Rogier
* Centre belge de la bande dessinée (plan 4, C2) Quand on pénètre dans le bâtiment, on tombe nez à nez avec la célèbre 2CV rouge de Boule et Bill et l'incontournable fusée quadrillée de Tintin en partance pour la lune : pas de doute, on est ici au royaume de la bande dessinée belge, le fabuleux pays des Schtroumpfs, de Lucky Luke et de Gaston Lagaffe ! Ouvert en 1989, le lieu accueille chaque année près de deux cent cinquante mille visiteurs. Le bâtiment en lui-même est un chef-d'œuvre immanquable de l’Art nouveau dans la ville, le seul des onze grands magasins dessinés par Victor Horta qui ait été préservé. Construit en 1905 et 1906, il décline tout l’art du génial architecte pour la création de structures d’ambiance marquantes. Conformément à son style, les moyens ornementaux employés sont relativement sobres : la magie du lieu tient essentiellement aux courbes savantes déployées (voir par exemple le grand escalier), à l’élégante sinuosité de ses encadrements de pierre, à la qualité de agencement des espaces et du traitement de la lumière. À cet égard la cour intérieure est exemplaire avec sa haute verrière et ses deux étages