CHAPITRE XllI
Ses reliques furent transportées à Saint-Hubert, où elles eurent, comme chacun sait, le privilège de guérir de la rage, et où s'accomplirent d'innombrables pèlerinages dans tout le moyen âge et jusque dans les temps modernes. L'église de Saint-Hubert est jolie et d'un gothique trèsfleuri, ayant été construite au commencement du xvi' siècle. On y montre le cor du saint , et, ce qui est plus authentique , un superbe tombeau sculpté par Guillaume Geefs , et inauguré dans l'église en 1848. Ce morceau, dans le goût gothique , rappelle les beaux tombeaux des ducs de Bourgogne qu'on voit au musée de Dijon; le saint évéque, en grand costume , y est représenté couché , se soulevant sur le côté et expliquant encore la parole divine. De jiches bas-reliefs fleuronnés, historiés, d'un ogival flamboyant, retracent les divers épisodes de la vie du saint.
Il n'y a rien de plus et rien de moins à voir à Saint- Hubert, gros bourg ou petite ville paisiblement occupée d'affaires industrielles et agricoles , et où il se rencontre infiniment moins de cerfs que de moutons des Ardennes , dont elle fait un grand commerce.