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SCENE III

BÉLISAÏRE, MARCIEN, L'ENFANT.

1,'e n F a n t , a Marcien.

Secourez un soldat privé de la lumière.

MARCIEN

Ce soldat, quel est-il?

Ton ami.

MARCIEN, avec un cri d'ejjfroi.

Lui-même.

M A R c I E X , approchant.

Quel forfait !

Approche... sur mon cœur (i) R.P. L. P.

MARCIEN

Je n'en puis donc clouter; cet horrible malheur...

Ami , je le supporte, imjite ma constance, Et songe que la plainte irrite ma souffrance ; Qu'en toi seul j'ai recours, et que de ton a|)pui Antonine et ma fille ont besoin aujourd liui.

MARCIEN

Qu elles sont loin de croire à ce malheur extrême !

Où sont-elles, dis-moi, dans quels lieux?...

MARCIEN

Ici même :

En ce moment encor, leur vertueux amour Par les j)lus tendres vœux pressait votre retour ; De cet espoir si cher je partageais les charmes; Que ce jour désiré va leur coûter de larmes ! Hélas! en vous voyant comment les retenir i* Comment sonder Thorreur d'un affreux souvenir?

Je puis le rappeler en ta seule présence : A peine l'empereur avait quitté Byzance L'j n'volte déjà marchait le front levé : Au btuit de mes périls, le peuple soulevé. En invoquant mon nom, avec des cris de rage, Jusqu'aux murs du palais s'est ouvert un passage; Je désavoue en vain de criminels efforts. Rien ne peut de la foule arrêter les transports :

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