‹ BélisaireChapitre 42 sur 75 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

BÉLISAIRE [seul d'abord. ) A souffrir un affront me voilà donc réduit ! C'est trop peu do mes maux ; le sort qui me poursuit

M'atteint dans les objets de l'amour le plus tendre. Faut-il perdre ma fille?

E u D o X E , arrwant.

Ah ! que viens-je d'entendre ?

À mes droits opposant son pouvoir, ses bienfaits, Thélésis de mes bras veut t'arracher.

EUDOXE

Jamais !

Pourrai-je t'imposer un cruel sacrifice?

Mais 1 honneur nous l'ordonne.

EUDOXE

Ehbien ! qu il s'accomplisse !

Je n'en murmure point : mon cœur vous est ouvert.

On te présente un trône , et je t'offre un désert !

EUDOXE

Près de vous la nature a fixé ma demeure.

Thélésis t'adorait.

EUDOXE

Je le quitte, et je pleure...

Ces larmes de l'amour, je les condamne en vain.

Non, laisse-les couler, verse-les dans mon sein ;

J'y vois de ta vertu les preuves les plus chères.

Dans les champs de l'honneur j'ai vu tomber tes frères ,

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