‹ BélisaireChapitre 43 sur 75 · ACTE in, SCENE IV · texte numérisé non relu

ACTE in, SCENE IV

Mourant pour Iciu- pays i tu fais plus en ce jour, Eudoxe à sa patrie immole son amour.

Fidèle à mon exil, par un effort suprême, La fille d'un proscrit rejette un diadème.

EUDOX&.

Cet aujjuste j)roscrit est un père adoré. Qu'il est doux à remplir ce devoir si sacré Qu'impose la nature à mon ame ravie, De dévouer mon être à qui je dois la vie, De soulager ses maux par mes soins assidus, De lui rendre les biens que de lui j'ai reçus, Et pour prix de mon zèle, oubliant sa souffrance. De l'entendre bénir Tlieure de ma naissance !

Le ciel sur moi n'a point épuisé les malheurs ; Tu me restes , ma fille !

EUDOXE

ô nouvelles douleurs !

Que deviendra ma mère?... à notre destinée Pourra-t-elle jamais.,.

Va, dans cette journée D'où peut-être dépend le sort de l'univers. D'une famille en pleurs qu'importent les revers? En implorant le ciel où mon cœur se confie, Ma fille, tous nos vœux sont dus à la patrie : Elle seule léclame en ces cruels moments Notre amour, notre espoir, nos vœux et nos serments.

r>o BÉLISAIRE.

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