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Str ornâtes, III

2. Diogénf Laerce, L. I. § I. — Strabon L. IV, p. 4. — Diodore de Sicile, L. V, § 31.— Suidas, lexique au mot de Druidœ.

3. Samhan, signifie en celtique Feu sblaire, c’est aussi le feu central de la terre comme nous le disons un peu plus loin.

4. De Samb été et an fin ; au génitif ce mot fait Samna. O. Curry, Marier s of the ancient Irish., tome III, p. 217.

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dit en note, signifie, en celtique, comme en irlandais, Feu solaire, mais c’est aussi dans la terre le feu central ou Enfers, l’empire de Pluton. Dans l’homme c’est le sang ou la chaleur interne ; l’associé de Samhan ou le sang, c’est la lymphe, la liqueur séminale ou la sève vitale.

Le roi du feu Pluton, dont le nom grec signifie Riche, dont les latins ont fait Dispateron Divpater, était dénommé chez les Bretons le Père-feu; Samhan chez les Celtes était représenté sous la forme de Kernunnos, à la tète armée de cornes branchues (1).

La deuxième classe de prêtres comprenait les Ovales ou Vales (Prophètes) fidèles dépositaires des rites sacrés et des cérémonies religieuses. Cette classe exerçait aussi l’art divinatoire, elle remplissait donc le même office que les Augures et les Aruspices à Rome.

La troisième classe des prêtres co mprenait les Bardes ou poètes religieux ou guerriers, qui chantaient non seulement les louanges des Dieux et des héros de la Patrie, mais qui enseignaient également les arts.

Enfin, le Collège des Prêtres était complété par les Druidesses, c’est-à-dire par des jeunes filles ou des jeunes femmes, mais surtout des jeunes filles qui avaient le don de prophétiser; aussi prédisaient-elles l’avenir et rendaient-elles des oracles, auxquels on

1. Voir ce terme dans Dictionnaire Général cTarhéoogie et des Antiquités chez les derniers peuples , 1 vol. in -12, Gründ et Maguet, Paris.

belisàma ou l’occultisme celtique

obéissait aveuglément. Initiées aux Grands Mytères, elles avaient le pouvoir sur les Esprits des éléments, elles pouvaient même se rendre invisibles et extérioriser leur astral (l).Les Druidesses de la Bretagne, celles de Pile de Sein peuvent être considérées comme les dernières Sibylles ayant vécu sur notre terre à l’époque contemporaine.

A l’origine de la race Celtique et du culte Druidique, l’homme n’était qu’au second plan, c’est la femme qui était au premier, et c’est ce qui explique la grande influence qu’avaient les Druidesses. * Ainsi, quand elles paraissaient dans les fêtes de la nation, elles étaient entourées du plus profond respect et tous inclinaient la tète devant leur Majesté, quand elles traversaient la foule.

D’après le passage suivant de Pomponius Mêla, nous voyons que les Druidesses exerçaient un pouvoir sur les Eléments.

« L’île de Sena, dit cet auteur, est renommée par un oracle Gaulois, dont les prêtresses, au nombre de neuf, ont la puissance d’enchaîner les vents et les tempêtes par une sorte d’enchantement... Les asiles des Collèges ou Monastères de Druidesses dont les auteurs Grecs et Latins nous révèlent l’existence, sont situés dans les îles les plus sauvages des mers de l’Armorique et de la Bretagne. Le nautonnier qui, durant les nuits d’orages, rase les bords escarpés de ces écueils tou-

t. Voir ce terme in Dictionnaire d'orientalisme, dOccutisme et de Psychologie , 1 vol. in*12, illustrés. Paris, Cbamuel, éditeur, 25, rue Serpente.

jours battus parles Ilots en furie, entrevoit sur la pointe des rocs, tournoyer des flammes rougeâtres, des fantômes aux longues chevelures agitant des torches ardentes, dont la lueur se confond avec celle de la foudre. Ce sont les Druidesses, accomplissant leurs rites, interdits à l’œil des hommes. Si l’étranger est assez téméraire pour tenter d’aborder, on assure qu’aussitôt l’ouragan chassera son navire au large et que d’effrayantes apparitions le poursuivront longtemps sur les eaux.

Les Druidesses devenaient Saintes , dit Pomponius Mêla (1) par une perpétuelle virginité. — Velléda passait pour sainte et prophétesse auprès des Germains : c’est pour cela, qu’ils lui confiaient la direction des affaires publiques (2).

Du reste, chez tous les peuples et presque à toutes les époques, la virginité était considérée comme une sorte de preuve de supériorité intellectuelle, aussi les Grecs (3) et les Romains (4) avaient des lois qui interdisaient de mettre à mort les Vierges.

Le Collège des Druidesses était précisément établi dans une des lies situées à l’embouchure de la Loire. Ces prêtresses, nous venons de' le dire, avaient une grande renommée de science et leur savoir avait laissé de si profondes traces dans les

\ . Pomponius Mêla, liv. III, c. 6.

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