Gœsar, de Bell . Gall. VI
BÉLISAMA OU l’oCCULTIS.ME CELTIQUE
« Ils empêchaient les jeunes gens de se reposer sur récriture et aussi de négliger ainsi l'exercice de la mémoire. Il arrive ordinairement, en effet, que l’on s’applique moins à retenir par cœur, ce que r on peut apprendre au moyen des livres. »
Cette explication de César est absolument fausse, les jeunes Druides devaient apprendre par cœur les Mystères, afin que le vulgaire ne put les connaître, car il aurait été ainsi initié. — Voilà la véritable raison et quand nous employons ce terme d 'Initié, il faut entendre qu’il aurait connu seulement une partie de Y Initiation, car l’Initiation complète, intégrale ne comportait pas moins de vingt mille vers, ce qui exigeait une étude de vingt années de labeur, ce n’était pas tout en effet de connaître par cœur les vers, il fallait aussi pénétrer le sens des commentaires et en comprendre toutes les explications, parfois considérables.
Par cette méthode d'enseignement les Druides connaissaient seuls la science sacrée ; les Grands Mystères, qui ont totalement disparu avec les Druides, comme l'observe Ragon (1) : « Nous avons constaté l’anéantissement, dans le monde, des anciens mystères initiatiques avec la ruine d’Alésia ou Alise, grande ville de la Gaule Celtique, capitale des Mandubiens, dans la Gaule Lyonnaise, la Thèbes des Celtes, ancienne métropole et tombeau de Y Initiation du culte Druidique et de la liberté gauloise. »