‹ Bélisama ou L'occultisme celtiqueChapitre 17 sur 83 · Suétone, Claude · texte numérisé non relu

Suétone, Claude

Tourbe de Mages-médecin n’est peut-être pas bien juste, car qui dit tourbe dit foule, or les Mages-médecins étaient fort peu nombreux ; c 'était une élite.

Puis comme le lecteur peut le constater, ces termes se contredisent : Tibèrii Cœsaris principatus sus tulit Druidas ; et le même auteur et Tacite nous montrent encore les Druides vivants et agissants sous Vespasien (1) ; mais nous pensons qu’à cette époque ils ne battaient guère que d’une aile et que c'est bien César, comme le dit Pline et le confirme Ragon, qui a été le véritable destructeur des Collèges Druidiques.

Les autres auteurs, qui après César se sont occupés des mœurs et de la religion des Gaulois, se contentent de constater purement et simplement les faits relatés par le grand perturbateur et massacreur romain, sans nous fournir plus de détails.

Il existait cependant une Initiation Druidique, qui s’est conservée jusqu’au Moyen-âge dans le pays de Galles, dans la Bretagne et peut-être jusqu’à nous.

Cette Initiation, ou du moins une partie de celleci, s'est conservée par la Tradition et les chants Bardiques.

Au sujet de ce qui précède sur la destruction des

1- Cf. Hist. nat. XXX, 4, 3 lbicl XVI, 95, 249, 251 ; Ibid. XXIX, 12, 52, Tacite, Hist. nat. IV, 54. — Possessionem re rum humanarum transalpinis gentibus portendi saperstitione vana Druidœ canebant.

02 BEU SA MA OU l’oCCULTISME CELTIQUE

Druides, ainsi que suiTInitiation, nous citerons ici un autre passage de Ilagon.

« On sait, dit cet auteur (l), que Vercingétorix du pays des Arvernes souleva cinquante-trois ans avant notre ère, contre le joug romain, toute la Gaule centrale soumise à César. On le nomma chef de la Confédération. Malgré des prodiges de valeur, ce chef célèbre fut vaincu, puis assiégé l’année suivante dans Alésia. Il y soutint une lutte héroïque et fut forcé de se rendre. Après avoir orné le triomphe sanglant du vainqueur, il fut étranglé à Rome en 47. César dans sa rage barbare avait fait égorger la garnison, massacrer les habitants et les prêtres du Collège, piller, brûler et raser cette riche et savante cité.

Non loin de là llorissait Bibracte , la mère des sciences, l’âme des nations primitives, ville également fameuse par son sacré Collège de Druides, par sa civilisation, ses écoles où l’on enseignait à 40.000 étudiants : Philosophie, Belles-lettres, Grammaire, Jurisprudence, Astrologie, Sciences occultes, Architecture, etc.

Rivale de Thèbes et de Memphis, d'Athènes et de Rome, elle possédait un amphithéâtre entouré de statues colossales, pour les gladiateurs, et pouvant contenir 100.000 spectateurs, un capitole, des temple de Janus, Pluton, Proserpine, Jupiter, Apollon, Minerve, Cybèle, de Vénus et d’Anibus,

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