‹ Bélisama ou L'occultisme celtiqueChapitre 34 sur 83 · LE BARDIT · texte numérisé non relu

LE BARDIT

Le chant des Bardes se nommait Bardit .

Quelle est exactement l’étymologie de ce terme.

L’érudition s’est longuement exercée à ce sujet.

bélisama ou l’occultisme celtique 87

Quelques érudits lui donnent comme racine, Bard et Barde qui, nous le savons, signifie dans les idiomes celtiques poète-chanteur. D’autres lisant mal le texte de Tacite que nous allons mentionner lisaient Baritum ou Barritum au lieu de Barditum et Voulaient faire dériver ce terme de baeren , barren, crier à haute voix ; d’autres enfin, voyaient dans ce mot la désignation du cri de l’éléphant, mais c’était peut-être aller un peu loin ; nous pensons que Bardit signifie toutsimplement chant du Barde, ode chantée par un Barde.

Voici comment Tacite décrit ce chant : « Les Germains ont des vers qui leur tiennent lieu d’annales et, outre ces vers, il en est d’autres encore parmi lesquels le chant dénommé Bardit , qui sert à réchauffer leur vertu guerrière...

a Dans le Bardit, les paroles importent moins que l’expression et on peut le considérer comme le bruyant concert de l’enthousiasme guerrier : le bardit est formé de rudes accents, de sons entrecoupés et vagues et, pour les faire entendre, les Germains serrent leurs boucliers contre leur bouche, afin de rendre, par la répercussion, leur voix plus sonoreetplus effrayante. »

Avant de passer à l’étude de quelques Bardes célèbres, de Bardes historiques, nous transcrirons ici quelques aphorismes bardiques :

Il n’y a aucun avantage, mais qui peut dans aucune voie se passer de celui-ci : Dieu.

11 n’est aucun besoin, sinon celui de Dieu.

Il n’est aucun plaisir, sinon celui de Dieu.

Il n’est rien de satisfaisant, sinon Dieu.

Il n’est rien d'agnoscent, si ce n’est Dieu.

Il n’est rien à sa place, si ce n'est Dieu.

Il n’est rien de puissant, si ce n’est Dieu .

11 n’est rien dans chaque chose, si ce n’est Dieu.

Il n’est rien de complet, si ce n’est Dieu.

Il n’y a de Dieu que ce qui est complet.

Ce refrain perpétuel de Dieu ressemble fort à une litanie.

Ces aphorismes étaient-ils récités, comme des prières ?

On peut fort bien le supposer sans crainte de se tromper.

Page 1