Barzaz-Breiz, Int . XXIV et suiv
belisama ou l’occultisme celtique 99
chef Armoricain attaquer son rival ; il l’excite ; l’ennemi tombe baigné dans son sang ; il voit son cadavre abandonné sur le champ de bataille devenir la pâture des oiseaux de proie; il livre sa tète au corbeau, son cœur au renard, et son âme au crapaud, symbole du génie du mal (1).
G1LD4S, SULIO, HYVARION
Le Barde Gildas était loin d’avoir la même haine que Gwenc’hlan pour les chrétiens. Ce fut au contraire un poète bien pensant ; il passe pour l’un des derniers Bardes avec ses confrères Sulio et Hyvarion. Ces deux derniers se firent moines ; quant à Gildas, qui se convertit au Christianisme, il « oublie sous le froc que, dans sa jeunesse, il avait fait partie du corps des Bardes et il déclame contre eux » (2).
Aussi l’Eglise en fit-elle un Saint, de même que Sulio, naturellement. Hyvarion quitta Bile de Bretagne pour se rendre sur le continent et y exercer son art.
L’alchimiste Albert-le-Grand nous dit: « Gomme il était parfait musicien et qu’il composait des ballets et des chansons, le roi Childebert, qui aimait la musique, l’appointa à sa maison et lui donna des gages. ))
11 se maria dans l’Armorique ; il existe même au