‹ Bélisama ou L'occultisme celtiqueChapitre 60 sur 83 · DE LA CLAIRVOYANCE · texte numérisé non relu

DE LA CLAIRVOYANCE

La Clairvoyance ou la double vue était dénommée chez les Celtes seconde vue ; or, de nos jours,

\ . Fuit eodem tempore in Ventæ inférions finibus dœmon incubus qui puellam quamdam ad amando locumque ubi ma nebat frequentando} cum hominibus loquebatur et tam occulta quam futura pluries indicabat. Melerius se hune béne noce dicebat et nomen ejus proponebat. Dicebat et contra guerram , patriæ que turbationem magnam spiritus in mundos cum hominibus couver sari solère proditionem castellide Osca longe ante prœdixit Giraldus Cam6mis/$,éd.Cambden,p.892.

2. Quasi mente ductos ; hi super aliquo consulti ambiguo statim fr’ementes spiritu quasi extra se rapiuntur et tanquam acceptitii fiunt. De hac extasi tanquam è somno gravi ab aliis excitantur... Soient autem cis hæc dona ( propheticæ ) plerumque in somniis per visionem infundiunt (Giraldus Cambrensis, Ed. Cambden, page 892.)

les Anglais dénomment de même cette faculté Sight.

En langue gaélique, on nomme ceux qui possèdent cette seconde vue Tais hatrirn et Phissichin.

La racine du premier de ces termes vient de Taish, qui signifie Ombre, une ombre qu’on ne peut toucher, une ombre intangible, c’est-à-dire non matérialisée, mais qu’on peut voir avec les yeux; la racine du second de ces termes est Phis qui signifie savoir d’avance, prévoir, pronostiquer.

Dans Elle de Feroë, on nomme les Fantômes , les Ombres , les Formes astrales : hommes creux, l’expression aërosome des occultistes modernes est de beaucoup plus juste, partant préférable.

On dirait vraiment que certains peuples ont, plus que d’autres, cette faculté de double vue et un éminent auteur, Goërres, le constate comme le lecteur pourra s’en convaincre par les lignes suivantes :

La double vue « se retrouve comme disposition naturelle dans le Nord de la Grande-Bretagne. U est plus rare delà voir chez les habitants des montagnes, et plus fréquente chez les Insulaires... Ce don n’est pas seulement d’hier dans les îles et les montagnes de la Grande-Bretagne, mais il a existé de tout temps, il était plus fréquent au commencement du siècle dernier et plus encore avant que le Christianisme se fût répandu dans ces contrées. Il ne se montre pas seulement d’une manière sporadique en tel ou tel village, maison le retrouve en même temps dans les lieux éloignés de cinquante

milles et plus encore les uns des autres et dont les habitants n’avaient pas le moindre commerce ensemble. Il ne dépend ni du sexe, car les hommes et les femmes le possèdent également; ni de Page, car on a vu des enfants crier d’ellroi dans leur berceau, lorsqu’un adulte avait une vision tout près d eux. On a vu même des chevaux, des vaches, des chiens s’agiter et trahir quelquestroubles en ces circonstances, et Pon a conclu qu’ils participent aussi à cette faculté. Mais la conclusion n’est pas rigoureuse, et il est probable qu’ils ressentent seulement l’émotion du Voyant, sans voir ce qu’il voit » (1).

Nous pensons que c’est là une erreur. Les animaux sont aussi voyants que l’homme et bien souvent ils voient leur maître à de longues distances, car les animaux possèdent à un haut degré la faculté de se dégager, de s’extérioriser.

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