SUR LES FÉES
Comme tous les peuples de l’Antiquité, lesCeltes croyaient aux Fées, aux bons et aux mauvais génies.
Pomponius Mêla dénomme Garrigmæ , ce que les Bardes Gallois appellent Koridgwen, ou Korrigan est le nom le plus commun des fées de la Bretagne.
Ce qui est curieux, c’est que le même poète latin
1. Goërres, Mystique , p. 294. Seconde partie : La mystique naturelle , tome III.
désigne sous le même nom de Garrigenæ , les neuf Prêtresses ou Druidesses de Pile de Sena.
Le terme de Korrigan dérive de Korr petit, diminutif de korrik et de gicen ou Gan génie, petit génie, fée, lutin ;mais ce terme Gan signifie aussi en breton Ingénieux , tandis que Ganaz signifie astucieux, ce terme de Gan correspond à VAlp Germanique, d’où est dérivé le terme Elfe ou Fée.
Quant au terme Korr qui est armoricain, il s’écrit en gallois et en comique cor, corres au féminin et en gaélique on l’écrit Gearr , enfin le terme grec est yfpoc et le terme latin Curtus.
Les termes korandon et Gwazigan sont synonymes de korrigan , de même qu’un vieux terme français Cort.
La mythologie phénicienne a beaucoup d’analogie avec la mythologie celtique, aussi nous ne devons pas être autrement surpris, quand nous lisons dans Strabon(l) les termes Carikines et Gurètes, ce ne sont que les korrigans et les Correds bretons.
Les Celtes avaient aussi des Esprits familiers ; la tradition nous a conservé le génie familier de Rant, il se nommait en celtique Aeschegl-Hopa, mot composé qui signifie littéralement : ly espérance du salut est au bois (2).
D’après M. Saint-Yves d’Alveydre (3) ce serait