‹ Bélisama ou L'occultisme celtiqueChapitre 65 sur 83 · LES TROIS CERCLES · texte numérisé non relu

LES TROIS CERCLES

12. Il y a trois cercles de l’existence : Ceugant ou le cercle de la Région du vide, dans lequel excepté Dieu, il n’y a rien de vivant, ni de mort et nul être que Dieu ne peut le traverser. Abred , le cercle des migrations ou de transmigration, dans lequel toutêtreanimé procède de la mort et l’homme l’a traversé ; enfin le dernier : Gwynfyd ou cercle de la félicité, dans lequel tout être animé procède de la vie et ce cercle, l’homme le traversera dans le ciel.

Le cercle de la Région du vide en celtique Cycl y-Ceugant, dit aussi Cercle de V Infini à quelque ressemblance avec le Parabliram Hindou et l’Y suprême des Chinois.

Lecercledesmigrationsen celtique Cycl-ir-Abred

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a un point inférieur dénommé Annuferv (pron. Anouferv ), c’est-à-dire l'abîme ténébreux ; le chaos qui contient en lui tous les germes de la vitalité, c’est le point de départ des transmigrations ; le Plan mental des Théosophes de l’Orient.

13. Et de même qu’il y a trois cercles de l’existence, de même, il y a trois nécessités.

14. Trois phases nécessaires de toute existence par rapport à la vie ; le commencement dans Annu feno , la transmigration dans Abrcd et la plénitude dans Gwyn/yd ; et sans cestrois choses, nul, excepté Dieu, ne saurait exister.

15. Il y a trois causes de la nécessité du cercle d’Abred : le développement de la substance matérielle de tout être animé, le développement de toute chose et le développement de l’énergie, et sans cette transition de chaque état de la vie, il ne saurait y avoir d’épanouissement pour aucun être ; c’est l'Evolution Hindoue.

16. Le développement de l’énergie (ou force morale) a pour but de délivrer l’homme du mal qui le retient dans Abred .

17. Sans cette progression, l’homme resterait soumis à la réincarnation et à ses conséquences, c’est-à-dire aux trois nécessités ou calamités suivantes; qu’une triade désigne comme les seuls moyens efficaces de Dieu pour combattre les puissances du mal.

18. Ces trois calamités sont: la nécessité, la perte de mémoire et la mort. Ces deux dernières calamités, lois immuables de la vie. permettent à

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l'homme de recommencer de nouvelles existences, c'est-à-dire la lutte sans être enrayé ou entravé dans ses moyens d'action par des remords, des haines ou des froissements du passé.

Parmi les Triades Druidiques, il en est une extrêmement remarquable dans sa concision même, c'est celle-ci :

« Trois choses sont nées en même temps : l'homme, la lumière et la liberté !... »

On voit par là, que si la liberté est vieille comme le monde, encore aujourd’hui l’homme est loin d’exercer la plénitude de ce rêve, toujours caressé, jamais atteint !...

Si nous poursuivons notre étude sur l’Esotérisme et sur TOccultisme Celtiques, nous voyons que l’homme tombe sous la nécessité d’Abred : par F absence d'efforts vers la connaissance, ce qui le rend Agnoscent , par le non attachement au bien, ce qui le rend mauvais, enfin par l'attachement au mal. — C'est par ces trois défauts que l’homme descend dans YAbred, jusqu'à son analogue et, de là, il transmigre de nouveau avec ceux de son clan ( ses analogues) à la recherche de nouvelles destinées, comme antérieurement, destinées qui lui permettront de s’amender, de se perfectionner.

La déchéance de l'être peut, d’après les triades, aller jusqu'à le conduire dans l’abîme, dans le chaos, c’est-à-dire qu’il peut perdre son âme, car il descend dans les poussières, dans les germes d'où part toute monade pour atteindre l’existence, c’està-dire que l'àme, qùi est descendue à ce degré

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d’abaissement, doit tout recommencer, absolument comme si elle n’avait jamais existé auparavant.

Donc, d’après l’Occultisme Celtique, la régression de la monade existerait ; mais si l’âme et partant l’Individualité peut ainsi périr, elle peut aussi triompher pour sortir &' Abred.

Trois victoires en effet peuvent la faire sortir de ce Cercle néfaste ; ces trois choses sont exprimées par cette triade : « la science, l’amour et l’énergie morale »,

Avec ces trois Forces ou Puissances, Pâme peut arriver dans ce cercle rayonnant de Gwynfyd, où elle trouve trois choses, qu’elle possédait avant sa chute dans l’humanité et qui sont : le génie primitif (Aweyi), l’amour primitif et la mémoire primitive. — C’est dans le cercle de Gwynfyd, que l’homme trouve ces trois entités : l’absence du mal, l’absence de besoins, l’absence de mort.

Nous avons vu précédemment que le Génie primitif était dénommé par les Bardes Aweny ce génie représente le suprême intellect attribué à chaque être ; l’amour primitif est la source et la somme des aspirations élevées et des affections pures du cœur; enfin la mémoire primitive, nous donne le souvenir de nos existences passées et nous permet de ressaisir, nous dit A. Pictet, c( l'unité de notre nature personnelle et de réunir dans une synthèse définitive tous les moments de notre vie épars dans la succession des temps ».

Arrivé dansl’heureux Cercle de Gwynfyd, l’homme y trouve les trois plénitudes suivantes : participa-

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tion de toute qualité avec une perfection principale ; possession d’un génie prééminent, amour de tous les êtres avec une énergie infinie.

L’utilité de la vie est définie dans la Triade suivante : « trois choses n’auront point de fin à cause de la nécessité de leur puissance; ce sont la forme de l’existence, la qualité de l’existence, l’utilité de l’existence ; et pourquoi?

Parce que ces choses délivrées de tout mal dureront éternellement dans la diversité du beau et du bien du Cercle deGwynfyd.

Nous sommes ici en parfaite analogie avec le Nirvàna des Hindous ; en effet, l’Evolution continue sans cesse comme pour les Dhyans- Clioans de la véritable tradition ésotérique Hindoue.

La Doctrine Druidique n’admet pas non plus la fusion des Esprits dans la Divinité, sorte de Panthéisme matérialiste. L’idée que nous venons d’émettre est clairement exprimée par la triade suivante, qui montre bien que chaque personnalité demeure éternellement distincte de Dieu qui, bien que participant à toutes les existences, ne les absorbe point, mais s’en différencie au contraire dans son Entité, comme le dit fort bien Adolphe Pictet : « Dans l’éternel Ceugant, Dieu reste toujours infini et immuable, mais dans Gwynfyd il pénètre de son esprit toutes ses créatures, il les embrasse d’un lien commun d’amour et d'harmonie, après les avoir aidés à se dégager librement des liens d’Abred. »

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Voici la triade qui explique, d’après nous, d/une façon tort claire ce qui précède :

' « Trois nécessités de Dieu : Etre infini en lui-

même, Etre fini par rapport au fini ; Etre en accord avec chaque état des existences dans le Cercle de Gwynfyd. »

On voit donc parce qui précède que la Doctrine Druidique découle de la Doctrine Hindoue (l) et la copie pour ainsi dire textuellement dans ses grandes lignes. — 11 n'y a rien de surprenant dans ce fait, car nous pouvons affirmer aujourd'hui que la grande émigration Aryenne, partie de l’Inde Antique, s’est répandue dans le Nord de l’Asie, a pénétre ensuite en Europe et s es! étendue jusque dans le pays de Galles où les croyances et la philosophie hindoues se sont répandues par la tradition orale pieusement conservée dans les familles Druidiques.

I. Ci. La Doctrine Esotérique à travers les âges , par Ernest Bosc, 2 vol. in-18, Paris, Imprimerie du xx0 siècle.

Il y a lieu cependant d’ajouter ici que de nombreux archéologues admettent aujourd’hui que la Race celtique a passé de l’Occident européen à l’Orient asiatique, comme nous l’avons dit au commencement de notre Etude; la grande émigration à laquelle nous venons de faire allusion ne serait survenue que postérieurement.

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