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BLEU, BLANC, ROUGE

Ce qui signifiait :

bélisama ou l’occultisme celtique

Pensée , simplicité , charité !

Ainsi notre drapeau national aux trois couleurs, qui n’a été rétabli qu’en 1830 est d’origine celtique.

La Russie, la Toscane, l’Egypte, la Chaldée, l’Inde et la Chine ont encore ou ont eu le même drapeau national.

Le roi de Perse le fit porter pour la dernière fois à la tète de son armée dans sa guerre contre l’Empereur Julien le philosophe.

Après la constatation de l’antiquité de la Race Celtique par l’étude de l’origine des peuples, nous allons démontrer cette même antiquité par de nouvelles preuves linguistiques, nous nous étayerons sur de nombreux travaux d’auteurs divers et principalement du volume de Th. Cailleux que nous avons mentionné déjà et que nous mentionnerons à nouveau.

Dans les mystères du passé, multo ante, dit Tite-Live (où nous n’avons aucun guide pour nous éclairer) les Celtes cultivaient les sciences dans leurs frontières respectées, et ils étaient assez puissants pour porter aux autres peuples leurs institutions, leurs coutumes, leurs mœurs et le résultat de leurs études (1).

Des milliers d’années nous séparent de ces temps insaisissables à nos recherches et une si longue induction nous trace le tableau de ce qu’ils durent être non seulement dans les temps antérieurs à l’Hisloire, mais jusque dans cette Antiquité toute primitive, où l’homme commençait à bégayer les premiers éléments de ses connaissances (2).

(1) Tite-Live, liv. 5, c. 23.

(2) Tii. Cailleux, L'origine celtique de tous les peuples , p. 15.

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C’est aux bouches sacrées des grands fleuves que les antiques nations ont toujours placé leurs mystères, parce que les îles formant leurs deltas, présentaient une retraite facilement accessible aux populations primitives ; aussi y déposèrent-elles leurs objets sacrés, et les déclarèrent Tabou, afin d’en interdire l’accès aux profanes.

C’est ainsi que Scaldia (1), l’île la plus centrale de celles que forment les jonctions des trois grands fleuves : le Rhin, la Meuse et l’Escaut, confondant leurs cours, se déversent ensemble dans l’Océan créa son nom.

C’est cette île Scaldia , qui fit surnommer l’Escaut Tabula , dans la géographie de Ptolémée.

Nous retrouvons cette tradition dans les deltas du Nil, du Tibre, du Danube, de l’Euphrate, du Gange, etc.

Le Rhin même fut transformé en Divinité suprême par les Celtes, des statues retrouvées un peu partout dans les contrées situées sur les bords du Rhin, delà Meuse et de l’Escaut portent comme inscription Deo Rheno (2).

Les armées s’animaient au combat, nous dit Tacite (3), sous les auspices du Rhin et dés autres Dieux de la Germanie . — La grande nation, qui habitait ses bords, voulant se conserver pure (4) de toute altération, confiait au fleuve le soin de démêler ceux de ses enfants qui

(1) Aujourd’hui Schonwen.

(2) Rkenum et Germanix Deos in conspectu , quorum numine capescerunt pugnam. — Tacite, fiistor . liv. V.

(3) Rhenum et Germaniæ Deos , in conspeclu, quorum numine, etc.

(4) Rein (pur). ■ — Le Rhin tire de là son nom.

étaient de bon aloi , et le nouveau-né exposé sur une Targe (1) aux embouchures du fleuve était soit entraîné par le courant dans la mer ou rejeté à l’intérieur des terres par le flux qui l’y déposait ; dans ce dernier cas, les Celtes y voyaient un noble héritier.

Trois nations pour ainsi dire jumelles occupaient la région située sur le côté occidental du Rhin :

Les Gaulois étaient Celtes sans conteste, de môme que les Bretons puisque les peuples qui habitaient les deux cotés de la mer étaient de meme nom, de môme religion, de même race (2). Quant aux Germains, on les désignait aussi sous le nom de Celtes, comme l’attestent Dion Cassius (3) et autres écrivains de l’antiquité.

Les différentes corporations de bateliers, qui dans l’antiquité se formèrent sur les grands fleuves pour transporter au loin les produits de l’industrie reçurent le nom de Phocéens , parce qu’ils ressemblaient à l’animal amphibie, le Phoque , qui vit sur l’eau et sur la terre.

«Dans la Cornouaille, ils furent nommés Silures du mot Seal (4) qui signifie également phoque (5) : là ils

(1) Claudien et Julien dans son Misopogon nous fournissent ce détail.

(2) Commentaires de César. ’

(3) Dion Cassius, Liv. L1II.

(4) L’île de Seal (Seal-Sea)’qui esl prè3 de la Cornouaille est appelé dans Bède, Vituli in Sala, île du veau marin, c’est-à-dire phoque.

(5) La ville de Phocée en Asie comporte un phoque dans sa médaille, ce qui démontre bien la confusion de Phocéen

et de phoque.

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faisaient communiquer le canal de Bristol avec la Manche et transportaient ainsi d’une mer à l’autre, à travers les montagnes, les métaux provenant des mines de cuivre et de fer exploitées anciennement dans le pays de Galles.

Le terme cygne ( Schioan ) fit appeler Séquanais, les peuples qui habitaient entre la Seine et l’Arar. L’oie diminutif du cygne, se dit ghause , en Celtique, ânser en latin, hansa , en Ibérique et en Sanscrit, qui a l’habitude de vivre sur la terre et sur l’eau, donna le nom de hanse , à la fameuse Association nautile, qui fut renouvelée au Moyen âge.

Aux bouches de la Meuse cette Hanse avait pour protectrice la déesse nommée Nehal Ennia (1).

On trouve le long de la Baltique, beaucoup de noms qui appartiennent aussi à la Méditerranée ; Vesietes, Eridan, Sithones Duina. La Tarquinie des Etrusques n’est que la Starchia des Slaves; l’emblème de Cerès à Rome, de Frein dans la Baltique est le terme sous lequel on désigne une truie. Haf en Celtique signifie bassin, on reconnaît la racine de ce mot dans Jlâvre.

Heraclite de Pont, disciple d’Aristote, dit que les Hyperboréens (les Gaulois) prirent une certaine ville appelée Rome , voisine de l’Océan.

Trogne Pompée nous dit que Protis, chef d’une escouade Phocéenne aborda les Bouches du Rhône sur le rivage des Ségobriques. Le roi allait marier sa fille Gyptis, et, suivant l’usage du temps les prétendants

(1) Th. Cailleux, op. c. p. 36.

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réunis en un festin recevaient de la jeune fille à marier une coupe, ce qui témoignait de son choix. L’étranger de passage fut invité et Gyptis, charmé de son bel air lui présenta la coupe, Protis Payant accepté devint le gendre du roi et fonda Massilia , (Marseille).

En résumé, l’Emigration celtique partie des bords du Rhin s'étend jusqu’à l’Extrême-Orient. On peut la suivre sur cette longftïe route. Première station, le pays de Cologne, dans lequel se trouve Asbourg, Batava Castra et tout un groupe de noms qui ne se rencontrent qu’aux bouches de la Meuse.

Les Ubiens habitaient cette contrée ; ils étaient répandus le long du cours du Rhin et on les désignait sous le nom de Ubiens dérivé de Ubein (discipliner). Le pays que nous nommons Germanie tire son nom indigène de tucht discipline et se nommait Tucht-land, (terre de la Gaule) était le pays des Druides et Derwidt (discipline) signifie discipline.

Sur la même racine les Ubisci ou Druides de l’Aquitaine, les Wabena ou Ubieni, qui dans l’Amérique du nord pratiquaient la vie régulière : Derwidt, Derviche, Dravidas sont un même mot.

Chez les Ubiens, en effet, on voyait ces mêmes monuments Druidiques qui caractérisent les deux contrées voisines et surtout ce fameux dolmen, bien connu dans l’histoire sous le nom de Ara TJbiorum.

En avançant plus au loin, nous rencontrons le Noricum, dont le nom primitif Neu-richt signifie nouveau royaume, témoigne bien que c’est une colonie; sa dénomination plus récente ost-rich (aujourd’hui l’Autriche) royaume de l’Est, montre bien que cette colonie

vient de l’Occident ( ost ), et c’est pourquoi, nous y trouvons le Sabus Batava Castra, Namare, les Belgites et d’autres dénominations de source Moséenne. Puis vint la Thrace avec ses mystères établis par Orphée, qui civilisèrent la Grèce. Importés des bords de la Meuse, ils donnèrent le nom de fleuves sacrés à toute la région dénommée Mœsie en Europe, et Mysie au delà du détroit dénommé Ilellespont, Bosphore et ces mots ridiculement interprétés par les Grecs, n’ont de sens raisonnable, que dans la langue des Celtes.

Hellespont (l) est une déformation de HeiVs pond ' fleuve de Hélion. Quant au Bosphore de Thrace, Boyse, Ford, Dracht, le tractus des latins, sont tous des mots de nos contrées qui signifient détroit.

Serge est un terme des mystères celtiques et non loin de Chypre dans le langage des anciens Samothraces Sergius a toujours désigné un saint, le nom de Sargon n’est donc pas d’origine orientale.

Les Celtes ont émigré dans l’Asie Orientale et dans l’Océanie.

« C’est surtout au sein des hautes montagnes de l’Asie centrale, dans cette région de précipices et de neige où n’arrivént point les révolutions, que Ton peut s’attendre à retrouver avec le moins d’altération nos anciennes croyances. Les Celtes dans leurs émigrations vers l’Orient, y pénètrent par plusieurs points. Ceux qui étaient partis de l’Ibérie donnèrent à cette région

(1) Gat , nom du détroit, fut confondu avec Geyte, chèvre; et les Grecs ont appelé ce détroit Auyo ç T:o0a{jioi, fleuve de la chèvre.

éthérée le nom de sérique (1), mot espagnol qui signifie montagne. Ceux qui arrivèrent par le nord sont des Essédons, lesquels venus des bords de la Tabuda (2) portaient devant eux l’image de Ce fleuve qu’ils appelaient Tabité, et laissèrent par conséquent aux vallées qu’ils occupèrent dans ces hautes montagnes le nom deThibet, de plus, Hérodote nous apprend que les Scythes adoraient le dieu Papios et la déesse Tabi lé, que l’on retrouve au Thibet.

Donc, celte contrée si éloignée de notre Occident rappelle le voisinage de la Tabuda ; nous ajouterons que le plus grand lac du Thibet est dénommé Tengri iïor, soit littéralement : la Fontaine de Tongres, elle est consacrée comme celle-ci à une Divinité qui rend des oracles. Tout près de cette fontaine se trouve le Mont Niantsin Tangla ou de la Déesse de l’oracle. La prophétesse de Tongres (Pou-hou à Spa) avait prédit à Dioclétien qu’il serait empereur. Enfin, le plus grand fleuve se dénomme lar-Wade, terme purement celtique, que les géographes occidentaux ont légèrement modifié en le dénommant Iraouadi , et fait digne de remarque, ce fleuve s’écoule des montagnes par un ravin, qui a toujours porté le nom également celtique de Singhian Kiel qui veut dire Gouffre des ravins . — Dans cette contrée lointaine, l’on y trouve un pontife qui est adoré comme une Incarnation perpétuelle de Dieu ; c’est le Dalaïlama Ce terme de Lama , terme thibétain signifie mer et par

(1) Serra Montagne ; les peuples du Thibet sont connus de3 anciens sous le nom de Sères.

(2) Ptolémée appelle l’Escaut, tabula .

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extension flux et reflux ; quant au terme Dale il signifie en celtique vallée, parce que son temple est situé dans une vallée.

Si nous étendions ces termes au point de vue de la linguistique nous verrons, dans divers dictionnaires (1) que Ieor signifie embouchure, Wade courant, Sincke ravin, Kiel gouffre, que la signification de lama serait en grec /tjjLvr) qu’en français, on dit une lame d’eau, nous connaissons les termes de lamanetcrs de l’embouchure delà Loire ; or les lamas sont des prêtres purificateurs, qui utilisent l’eau pour la purification.

Il existe une race antique d’hommes fort mystérieuse qui nous ressemble assez par la physionomie et dont l’origine est inconnue. Réunis en clan, en troupe, ces hommes sont quelquefois errants, mais plus souvent, ils se rencontrent à l’embouchure des grands fleuves.

En France, on les voit par bandes qui voyagent et comme ils exercent des sortes d’opérations magiques au moyen de tambour, dénommé en langue celtique, Bom (2) le peuple les a désignés sous le nom altéré de Bohémiens . Ces mômes voyageurs errants sont dénommés dans l’Inde Zanganiy du mot Ibérique Zanganear , qui signifie Errer . Hérodote et Apollonius de Rhodes ont nettement nommé et placé aux bouches du Da-

(1) Cf. le Dict. Celtique , le Dict . Hébraïque et celtique etc., etc.

(2) Darsy, Dictionn. flam. — Les Taphiens dérivent de taf tambour; les Maragatos, de Maraca qui a le même sens. Mentès roi des Taphiens prédit le retour d’Ulysse; les Maragatos d’Espagne ont toujours le tambour de basque.

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nul)?, des Zigaunes ; leurs mystères se célébraient à Histropolis, ce qui les fit appeler Histrions (Histrions sacrés) par les Tyrrhènes, tandis que les populations Danubiennes, de nos jours encore, ne les connaissent que sous le nom de Zigaunes et Tziganes.

Il y a aux bouches du Bœtis, les Gitanos et la ville où ils célèbrent leurs jeux, Spel prit le nom d’Hispalis. Aux bouches du Rhône, il y avait des fêles florales où figuraient les Gypsies, ce qu’ignoraient parfaitement les latins, nous racontant la fable de Gyptis.

Aux bouches de l’Oder, il y avait les Suèves et parmi eux, ceux que Tacite dénomme les Senmones, qui pratiquaient le culte de la Déesse llerta ; or, fait curieux, on retrouve dans toute l’Asie, lesSemnonès, mais sous le nom de S chamanes .

En certaines contrées, on les surnomme Boyès ; et en effet, comme les Boïens de l'embouchure de la Garonne (1) ils guérissent et prédisent l’avenir au moyen d'un tambour de basque et si parfois, ils adorent le soleil, c’est qu’ils se rappellent le culte primitif d’Hélion, duquel sont sortis tous les Mystères.

Au temps de Martial et de Pline, les Gitanos étaient déjà fameux à Rome par leurs danses.

Au temps d’Hérodote (il y a donc plus de 2.000 ans) les Zigaunes Danubiens étaient déjà connus des Grecs, ce n’est donc pas Tamerlan qui a refoulé de l’Inde en

(1) Chez les Tongouses, rappelant par leur nom les Tongres de l’Hélion, une Prophétesse (Tongra virgo) prédit à Dioclétien qu’il serait empereur.

Le terme Boïens tire son nom de l’Ibérique Bohio qui signifie tente.

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Europe ces races errantes; de plus on ne les peut dénommer bohémiennes, parce qu’elles ont passé par la Bohème pour arriver en France; ce sont purement des restes des anciens bateleurs, qui se chargeaient de jouer les Mystères \

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