‹ Bélisama ou L'occultisme celtiqueChapitre 74 sur 83 · RÉPERTOIRE DE TERMES CELTIQUES EN FAVEUR DE NOTRE THÈSE · texte numérisé non relu

RÉPERTOIRE DE TERMES CELTIQUES EN FAVEUR DE NOTRE THÈSE

Alauda, celt. — Alouette huppée, cochevis (Pline, XI, 44, Grég. de tours, Hist ., IV, 31). César avait donné ce nom à une légion levée par lui dans la Gaule transalpine (Suèt., J. Cœsar , 24), celte coutume de porter comme Enseigne , un animal, un oiseau est (out à fait celtique ; comme le lecteur du présent ouvrage a pu le voir.

Ambactus, celt. — D’après Festus ce terme signifie esclave, mercenaire ; d’après Cœsar (VI, 15), serviteur militaire; il distingue les Ambacti àcs clientes. — Diodore (V, 29) considère l’ambactus comme un homme de condition libre, mais très pauvre, attaché au service de chefs celtiques ou gaulois ; il conduisait son char et combattait à ses côtés. — Ce terme était aussi un nom propre Ambactus ou Ambaclhius et même Ambatus sans le C, comme nous le donne Pinscription suivante, épitaphe d’un soldat qui avait commencé son service à 25 ans seulement : Urbanus Ambat annorum XXX, stipendiorum VII, Steiner, Rhenv 822. — C’est de ce nom de ambat, racine de ambatium ou ambatia , qu’on

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a formé le nom Amboise ; ce château déjà vieux, du temps même de Sulpice Sévère.

Arkpennis ou Arapennis, celt. — Mesure agraire, de mi-arpent romain (Coiumelle VI). Grégoire de Tours dans son histoire (I, 6) nous dit que Yaripennis est la cinquième partie du stade. Dans ce terme, l'étymologie dominante et la racine ar, qui signifie terre labourable dans un grand nombre de langues ou d’idiomes, d’où arvum, champ, avare , labourer, oratvum , charrue et notre terme français, terres arables, etc., etc.

Balis, celt . — L’historien Xanthus nous informe qu’un dragon fit revivre ses petits, en employant une herbe dénommée Balis. Ghilon qui avait été tué par un dragon fut ressuscité, au moyen de cette même plante. — Juba dit bien aussi qu’un homme fut ressuscité au moyen d’une herbe, mais il ne la nomme pas ; il est probable que c’est avec la Balis.

Belisàma. — On pourrait aussi rattacher le nom de Belisama à Beli ; nous ne croyons pas que cette divinité eut un rôle de Minerve guerrière ou Dallas, mais bien plutôt une Minerve de la Sagesse, voici l’inscription d’Orelli au sujet de cette personnalité.

MINERVAE,

BELISANAE,

SAGRVM

Q. VALER1VS (Orelli, 1669 BELISAMA E au n° 143). MONTANVS

Cæcos ou Ckcos, celt. — Un soldat gaulois aurait crié à César qu’il reconnaissait dans un prisonnier que venait de faire l’un de ses compagnons : kekos Kæsar ; ce qui signifierait va-t-en, gueux de César. Or aujour-

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d’hui en Bretagne lié est l’impératif du verbe Mont aller et Kos signifie vèrmine du blé , c’est une injure fort commune en Bretagne (E. Johanneau, type gaul., p. 343, 350). Donc Ke Kos Kœsar signifieraient en breton moderne : Va-t-en, vermine de Cœsar.

Caxdetum, celt. — Mesure de cent pieds ( Colum ., V. 1), qu’Isidore de Séville définit (XV, 15) candetum est quasi cent etum.

Canûosoccus, celt. — Marcotte de vigne, provin. (Colum., V, 5). En Kymrique, ce terme décomposé signifie kaing , kang branche et Sog , extension, propagation ; d’autres linguistes dérivent soccus de l’armorique Soucha , se coucher. On couche en effet en terre le bois de la vigne pour la proviner. En languedocien, un bois de vigne se dénomme soucka , une souche, c’està-dire un bois qui sert à multiplier l’espèce ; et tandis que l’Irlandais désigne le mot j’étends par Soichim , le Erse désigne l’extrémité de quelque chose par le terme Soc . Ne pourrait-on pas conclure de ce qui précède que le terme français soc, extrémité de la charrue est d’origine celtique.

Carns, celt. — Dans l’enfance des Sociétés, avant V Aurore de la lumière du chant , suivant la brillante expression des poèmes celtiques, on formait un tas de pierres (un Carn) sur le corps d’un personnage qu’on désirait honorer, dans le double but de conserver sa mémoire et de placer ses cendres à l’abri de toute insulte. Dans les temps les plus reculés, cet usage était considéré, en Orient, comme une marque de respect, de grande vénération.

Dans Homère (Iliade, 6) nous voyons Andromaque

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dire en parlant de son père : « Ils le couchèrent avec respect sur le bûcher funèbre, puis, sur ses os, ils élevèrent une montagne de pierres. »

Ces tamuli recouverts de gazon et de bruyères, couverts de la Mousse des années , suivant 1 expression des poèmes celtiques, attestent leur ancienneté.

Certains carns étaient dénommés carn vraduyr , le carn des traîtres, ou c arnthadron, le carn des voleurs.

Kern ar dy ben a la même signification.

Encore aujourd’hui dans les montagnes d’Ecosse, dès qu’un montagnard meurt, on projette sur son corps de la terre et du sel, la première de ces matières est l’emblème delà corruptibilité du corps et l’autre de l’incorruptibilité de l’âme.

Or, c’est là un rite funéraire des Celtes que pratiquent encore de nos jours les Ecossais sans en connaître l’origine, et partant ne pouvant l’expliquer.

Ceva, celt. — Petite vache alpestre excellente laitière ( Colum.y VI, 23). L’Irlandais nous donne le terme Kean qui signifie bétail, ce terme où l’introduction du di*" gamma nous montre que ceva s’écrivait en erse keo1 mais signifiait beuglement de vache, comme le geum de l’Irlandais moderne.

Coronach, celt . — Chez les Celtes le Coronach ou Ululaith la lamentation était le plus commun de leurs chants funèbres. C’était une sorte de cérémonie venant à la suite du jugement de l’ame du défunt d’après la conduite de celui-ci sur la terre. Suivant leur jugement, les âmes étaient transportées d’une façon différente dans l’au-delà.

Les âmes des réprouvés quittaient leur corps au

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milieu des éclairs et des tonnerres et elles étaient véhiculées sur des vapeurs infectes provenant de marécages impurs.

L’âme des justes, au contraire, était transportée sur des rayons du soleil ou de la lune ou même sur l’arcen-ciel.

L’âme des Druides par une brillante étoile, qui venait les prendre pour les conduire au Paradis.

Covinus, celt . — Char armé de faux Mêla (III, 6), Lucain (ï, 426). D’après Tacite ( Agr 35), on nommait covinariuSy le conducteur de char. En armoricain le terme hov désigne ce qui fait neutre et le Erse désigne par kobhan, un coffre, un caisson ; or BII se prononce V. — En vieux français, nous avons le terme Koffin et en languedocien coffin, cou fin, qui désigne un panier rond ou plutôt une corbeille, or les chars anciens affectaient souvent la forme d'une corbeille, comme la voiture dénommée de nos jours Panier , seulement de nos jours, comme nous sommes assis, la corbeille est placée, contrairement à l’ancien char.

Druides, celt. — Prêtres et juges de la nation gauloise (César, VI, 13, Strabon, IV, p. 164, Ed. Didot). — Nous ne parlerons pas ici du Derw, druz, Derouiz, Drouiz, Druz, Dero, Druit, Druid, Druir et Druith, termes dérivés plus ou moins d’un mot servant à désigner le chêne, et nous nous rallierons plutôt à l’opinion de Ed. Davies {Celt. Res., p. 130) qui distingue le Lar- Wydd ou Prêtre supérieur, le vrai Druide duGo-Wydd ou O-gwyd le prêtre inférieur ou l’Eubage.

Evocations. — Les anciens pour évoquer les mânes, les esprits des morts, pratiquaient des enchantements

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autour d’une fosse, lisons-nous dans beaucoup d’auteurs anciens. Que faut-il entendre par ce mot de fosse ?

Dans l’Antiquité, les sacrifices se faisaient sur des autels élevés pour les Dieux du ciel, à terre pour les Divinités terrestres et dans une fosse creusée en terre pour les Dieux infernaux.

Nous lisons en effet dans Homère, qu’Ulysse creusa une fosse d’une coudée de profondeur, dans laquelle il mêla du vin et du miel, du vin pur, de l’eau et du sang des victimes pour évoquer les Ombres des morts et celle de Tirésias en particulier. La légende de Tirésias appartenait comme le culte de Trophonius même aux plus anciennes traditions de la Béotie. De son vivant, Tirésias avait à Thèbes un observatoire augurai Oltovos- TeoTTEtov, nous dit Pausanias (IX, 16, 1) et après sa mort cet observatoire devint l’oracle de ce hérons. Mais l’oracle du vieux cadméen fut transporté à Orchemène, parce que les habitants de cette cité y avaient porté ses ossements.

Exabon, celt, — Sorte de centaurée très-amère, ainsi désignée dans sa forme grécisé, à cause de son action purgative (Pline, XXV, 31).

Glastüm, celt . — Guède ou Pastel (Pline, XXII, 2) plante dont le suc servait à teindre en noir et utilisée par les Celtes dans leur tatouage. Apulée le médecin considère ce terme comme latin.

Harpocràte. — Chez les Egyptiens, c’était le Dieu du silence, aussi tous les monuments figurés de l’antique Egypte nous le montrent un doigt sur la bouche, pour marquer, dit Plutarque (1), « que les hommes qui con-

(1) De Isid. et Osirid.

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naissent les dieux, dans les temples desquels IJarpo craie était placé, ne devaient pas en parler témérairement ».

Cette attitude d’Harpocrate le distingue des autres dieux de l’Egypte.

Dans un grand nombre de temple d'Isis et de Sérapis, on voyait un autre dieu qu’Harpocrate portant le doigt sur sa bouche, c’est celui dont parle sans doute saint Augustin d’après Varron (1) qui disait, qu’il existait en Egypte une loi qui défendait de révéler les mystères. — Nous pensons qu’on a confondu trop souvent Horus et Harpocrate. — Diverses figures d’Iiarpocrate ornées de rayons solaires nous montrent ce Dieu assis sur une fleur de Lotus.

Hospitalité. — Chez les Gépides, descendants des Celtes, les droits de l’hospitalité étaient respectés dans toute leur rigueur.

L’empereur Justinien et le roi des Lombards ayant signé un traité de paix pour terminer leurs différends, ces deux princes demandèrent de concert aux Gépides de leur livrer un noble, qui s’était réfugié chez eux. — Le conseil de la nation assemblée décida à l 'unanimité qu’il valait mieux que la nation périt tout entière, plutôt que de consentir à cette demande sacrilège de Justinien et du roi des Lombards.

Lunar virus. — Dans l’Antiquité, bien des peuples croyaient que les sorciers avaient le pouvoir, au moyen de paroles magiques, defforcer la lune à jeter de l’écume sur les herbes. Ils utilisaient cette écume pour leurs

(1) de civitat. Dei) t. XVIII, c. 15.

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enchantements; c’est cette écume que les latins désignaient sous le nom de Lunar virus.

Mitella, Bandelette plutôt que petite mitre, dont les femmess’enveloppaient lescheveux et se ceignaient la tête.

OEuf de serpent. — Cet œuf qui paraît n’être qu'une échinite était un amulette jouissant chez les Celtes d’un grand crédit. Cet œuf présentait la figure d'une petite pomme, dont la substance dure et blanchâtre était recouverte de fibres ou pellicules ayant quelque analogie avec les tentacules de la pieuvre.

Durant l’été, nous dit Pline, on voit se rassembler dans certaines cavernes de la Gaule des serpents en grand nombre qui se mêlent et s’entrelacent et avec leur salive, jointe à l’écume qui suinte de leur peau, produisent un œuf.

Parques. — Lorsque Althée accouchait de Méléagre elle vit auprès du foyer les trois Parques qui y mettaient une branche de bois en disant que le nouveau-né vivrait tant que durerait le tison. — Les Parques étant parties, Althée se leva, prit le tison enflammé, l’éteignit soigneusement et le conserva avec beaucoup de soin. Quand Méléagre eût grandi il combattit le terrible sanglier qui désolait toute la Calédonie et le tua. Il offrit la tête de l’animal à Atalanthe. — Les frères d’Althée qui désiraient avoir cette tête en vinrent aux mains avec Méléagre qui les tua. Pour venger le meurtre de ses frères, Althée jeta au feu le tison des Parques où elle le fit brûler très lentement, ce qui causa à Méléagre une mort très lente, il sentait des ardeurs insupportables lui brûler les entrailles ; comme on voit, c’était un acte d’envoûtement véritable.

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Peninus, celt. — Nom d’un sommet sacré des Alpes qui prit le surnom de Penines (Tite Live, XXI, 38) et par extensiôn Dieu Penninus, ou Peninus fort connu par de3 inscriptions locales qui l’identifient souvent à Jupiter [JOVI PENINO].

Servius aurait même de ce mot, créé la Déesse Pœnina ( Œn X, 13), ce terme s’est conservé dans notre langue, car le français ancien désignait une éminence de terrain, une petite colline Penne et Pennette ; or, en Armoricain Penn signifie tète et en Irlandais Benn en Erse : Ben et Beinn désignent une montagne.

Petorritum, celt. — Sorte de char d’après Aulu-Gelle (XV, 30) à quatre roues d’après Festus. Ce terme serait composé du kimrique Pedwar au féminin Sedeir, qui signifierait course, roue. D’après Ptolémé, il aurait existé une ville de Bretagne dénommée Petuaria. Du reste la racine Rad {roue) a créé le mot Celle Rheda ou Reda , roue, chariot (Fortun., Carmen , III, 22) qui a créé le mot latin Reta char à quatre roues (Isidore, XX, 12). Le languedocien Roda signifie également roue.

Potion sacrée. — On nommait dans* l’Antiquité potion sacrée , une médecine dans laquelle il entrait de l’ellébore, et qui donnait à ceux qui en buvaient une sorte de frénésie prophétique.

Cette potion remonte à une Antiquité si reculée, qu’il ne serait pas étonnant qu’elle remontât aux Celtes.

Reno, Rheno, celt . — D’après Varron (L. Lat ., V. 167), ce terme signifie vêtertient et Salluste d’après Servius (Georg., 1IÏ, 383 et Isidore 0/^.,XIX, 23) nous disent que ce vêtement fait de peaux est spécial aux Germains, or en tudesque le terme Ren , Rein , désigne le

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Renne, animal avec la peau duquel on faisait des vêtements. De nos jours les dames (les chauffeuses) portent encore des paletots de renne, dans leur automobile.

Sagum, celt. — Sorte de vêtement (Isid Orig ., XIX, 24) ceux qui le portaient se nommaient Sagati (Cic., pro . Fout , 14) ce terme en kimrique s’écrivait Sach, d’où Saë sorte d’étoffe de laine et Sêgan manteau, couverture, long habit, telle que le Puncho mexicain ou la Gandhoura arabe. — Les Tectosages ne devraient, paraît-il, leur nom qu’à ce vêtement, qu’au Sagum .

Senæ, celt. — Terme qu’on lit également dans Tes inscriptions, Gallicenæ et Barrigenæ suivant corrections. Nous pensons qu’il faut lire ce terme comme on voit dans Mêla (III, 6) Galli senas vocant , les Gaulois nomment les sènes ou les femmes de Pile de Seine ou Séna. Du reste, nous avons pour affirmer celte leçon la fameuse inscription de Notre-Dame de Paris. — Et le mot Seine d’où dérive-t-il lui-même?

Nous avons en Irlandais : Senan, Senecioy Seine, qui signifie ancien, vieux et prêtre, or les Druidesses habitaient Pile dé* Seine, c’est donc une île où vivaient des prêtresses sinon des prêtres ; mais il y avait aussi des Druides ; des anciens, des vieillards par conséquent. — Vopiscus emploie un terme qui rappelle (Aurel., 43) tout à fait Gallicenæ, c’est celui de Gallicanæ Druides , dont Hersart de la Villemarqué (chants populaires bret.) a fait à tort le terme de Galligan, Korrigan ou fées, qu’il dénomme sorcières . — Or cet auteur aurait du voir dans Gallicanæ un adjectif (Cic., Catil ., Il, 5) et la prophétesse Ganna était tudesque et non celtique ou gauloise.

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Les Sènes étaient des prêtresses qui connaissaient des formules d’invocations pour commander aux vents et apaiser la tempête, elles guérissaient Jes malades et prédisaient l’avenir (Mêla, III, 6). L’Irlandais et l’Erse possèdent les termes Sa?i (saint) et Sean} Sen (vieux).

Solda Rii, celt. — - Serviteurs dévoués jusqu’à la mort au chef qui les nourrit, qu’il ne faut pas confondre avec àmbactus (Y. ce mot). Nicolas Damascène dans Athéné (VI, 13) traduit ce terme par Silodounoi , Silodouroi . — Ce dévouement est reconnu par Strabon (III, p. 137), par Plutarque Sert. 14 et par Dion. (LIII, 21) pour exister dans les mœurs hispaniques ; et César nous confirme (Vil, 40, VI, 19) que les Celtes avaient des Soldarii à leur service.

Sporta et Sportula. — Littér. — Panier et corbeille, qui servaient à contenir les présents en vivres et vin que les riches Romains faisaient à leurs clients, c’est-àdire à leurs flagorneurs ; d’où le nom de sportulæ, donné à ces distributions, qui furent plus tard transformées en argent.

Vergobretus, celt. — Magistrat suprême chez les Celtes, principalement chez les Eduens. — On lit sur des médailles de Lixovium , Vercobreto (le type gaulois, p. 230, Ed. Lambert, p. 115) et dans le glossaire d’Isid. , Virgobretus , nomen magistratus. — En Irlandais ce terme existe, on dit co-breith> Feargo-breith, l’homme du jugement, et, fait digne de remarque, cet homme du jugement devait être vêtu de rouge comme nos juges des Cours d’Assises, car le mot irlandais Breith signifie aussi juge rouge. Ce terme pour nous a dû donner naissance au mot Yiguier vigerius , magis-

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trat de la ville, encore au xvn° siècle, le premier magistrat d’Autun se nommait le Vierg ou le Verg ; on voit par là que le Celte n’a pas disparu depuis si longtemps qu’on le croit de notre pays.

Le ternie de Vergobreth, le premier magistrat des Eduens, terme qui nous est fourni par Cœsar (B. Gall., L. I, c. 16) vient certainement du Gaélique Fear-go- Braith ou Fergu-Brelh , qui signifie, l’homme du jugement. Or, ce terme a un équivalent en Sanskrit ; Brath, en effet, signifie jugement dans cette langue (1).

(1) Cf. Huddleston’s, Notes ou Taland’s History of. Druids, p. 391.

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