Tome i
5o KELATION
SU comment s'y prendre pour nous résister.
Il est vrai qu'avant de nous approcher des hau« teurs nous faisions visiter les villages dont la
position nous donnait des craintes; cependant les Indiens auraient pu nous faire beaucoup de dommage s'ils eussent été plus habiles 9 ou plutôt si la grâce de Dieu ne nous eut préservés.
Le 23 septembre, étant arrivé dans le dernier village de cette nation des Xidéharas , que Ton appelle Hittova, les habitants ou naturels m'avertirent qu'à deux journées de là il y avait une autre nation nommée A.yamanes, qui était leur ennemie; c'est pourquoi le pays Jusque-là était désert et inhabité. Ils ajoutaient que bien que ces gens fussent de petits nains ils étaient très- vaillants, et que la contrée était sauvage et mon tagneuse. Je pris donc avec moi environ cent cinquante Indiens ou habitants du village de Hittova pour nous ouvrir un chemin , ainsi que pour aider les Indiens de charge qui
DE FEDERHANN. 5l
disaient partie de notre troupe et portaient nos bagages, nos vivres, et surtout de Teau dont on nous avait annoncé que nous manquerions.