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moi. Je m’aperçus que j'avais affaire à urifennemi étranger au maniement des armes, et qui montrait plus de témétité que d'adresse; mais je ne pouvais pas m’imaginer qu’il cherchât plutôt à m’intimider qu’à me combattre. J’observai desangfroid tous ses mouvemens, et voulant l’humilier sans verser son sang, je le désarmai. |
« Quoi, s’écria-t-il en se reculant avec effroi! Prétendez-vous tirer avantage d’un accident qui me met à votre discrétion ? »
Indigné de son impudence, je lui offris de lui rendre son épée, s’il voulait recommencer le combat, et je lui déclarai que, s’il prenait de nouveau la fuite, je lui ferais donner des coups de canne par mon domestique. Il s’'approcha prudemment, ramassa son arme, s’avança de quelques pas d'un air déterminé, puis tout à coup il s’éloigna de toute la vitesse de ses jambes.
Je retournai chez moi, déterminé à exécuter la menace que je lui avais faite. Je dis à mou valet de s’armer d’une canne, et je n’ai pas besoin d’ajouter que la figure du brave Irlandais rayonna de joie lorsque je lui ordonnai de chercher M. R.... et de la lui casser sur les épaules au nom de son maître. On ne put le trouver, et je n’ai pas su ce qu’il était devenu. On fit mille conjectures sur la