‹ Bellegarde ou L'enfant indien adopté [microforme]Chapitre 21 sur 61 · RE FE · texte numérisé non relu

RE FE

Choqué , néanmoins , de l'indifférence et de la froideur que montraient des hommes qui auraient dû venger unaffront fait au corps dans la personne d’un de ses membres, je quittai leur compagnie. Je m'attendais naturellement à recevoir une lettre ou une visite du savant voyageur, et je ne sortis le lendemain que fort tard de chez moi, sans avoir entendu parler de luï. J’appris ensuite qu'il avait tâché de se procurer un second , et que n’y ayant pas réussi, il s'était déterminé à chercher une rencontre sans témoin.

J'étais à peine parvenu au bout de la rue qui conduisait de mon logement à la parade, qu'il vint à moi et me salua d’un air contraint et altier. Il était enveloppé dans un large manteau, et me proposa de l'accompagner hors des murs de la ville. Je portais l’épée de mon régiment ; il ne me vint pas dans l’idée que son arme pourrait lui donner l'avantage. Nous arrivâmes bientôt dans un lieu où nous ne pouvions craindre d’être aperçus ; iljeta son manteau, laissa voir une bonne lame, large vers la poignée, et me demanda si j'étais disposé à lui faire des excuses, devant la table d'hôte, des paroles offensantes que je lui avais adressées. Ma réponse n'ayant pas été satisfaisante, il prit du terrain, et se précipita en furieux contre

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