‹ Bellegarde ou L'enfant indien adopté [microforme]Chapitre 56 sur 61 · SL · texte numérisé non relu

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— Vous vous êtes montrée, ma très-chère tante, lui dit-elle, l'avocat d’un projet auquel je suis bien résolue de m’opposer. Je vous en ai donné les raisons, et je n’ai pas, comme vous le supposez, de secrets pour vous. Quelle que soit mon opinion sur le mérite du capitaine de Courcy, il n’est pas vraisemblable que je sois jamais sérieusement appelée à m'expliquer sur son compte comme sur celui de mon cousin. Vivons en paix et en bonne intelligence comme noug l’avons fait jusqu'ici, et laissons à la Providence le soin de nous diriger dans les momens critiques.

Il n’était pas au pouvoir de madame de Belrose de se faire long-temps violence : elle répondit cordialement à la tendresse que lui témoignait sa nièce, et parla de sujets indifférens. Les opinions de cette bonne dame étaient formées depuis sa jeunesse, et quand elle cessait de les défendre, sa conviction n’en demeurait pas moins la même ; elle appartenait à cette nombreuse classe de gens qui ne changent

jamais, et qui, par conséquent, ne se corrigent jamais de leurs erreurs ou de leurs préjugés.

La cloche qui sonnait le diner les rappela au salon, où ils trouvèrent un hôte inattendu, dont nous parlerons dans le chapitre suivant,

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