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vie pour n’est pas nmorale.
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ue vous de votre parens.
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ginaire, n'entreront jamais en balance avec ce devoir sacré.
— Mais supposons que votre père exige votre obéissance comme prix de sa protection ?
— Mon père est, comme tous les autres, le protecteur naturel de son enfant. Son autorité, quoique sacrée à mes yeux, n'est point absolue, puisque Dieu, dont il la tient, a mis pour limites à sa volonté suprême la justice et la raison; vous le jugez mal en le supposant capable d'abandonner ou de renier son enfant. — Mais, alors même que ce que vous supposez serait possible, je refuserais encore d’épouser mon cousin. |
— Vous réfléchirez mieux là-dessus, ma nièce; à moins que, comme je le soupçonne, votre cœur ne soit épris d’un jeune homme qui probablement ne pense pas à vous, et qui, s’il en était autrement, ne pourrait jamais vous obtenir du consentement de mon frère.
Mathilde garda le silence.
— Rappelez-vous, continua madame de Belrose, que je fis observer à mon frère, lorsqu'il établit une espèce de familiarité entre vous et le jeune officier anglais qui fut malade dans notre maison, que mademoiselle de Clermont dit que rien n’est si dangereux que la pitié pour le cœur d’une jeune
personne. Je ne vous blâme pas pour cela; votre père voulut en faire à sa tête, et vous ne devez pas avoir oublié combien je m’opposai à cette intimité subite. J'ai toujours dit que votre éducation était plus convenable à un homme qu’à une femme.
— Je me rappelle fort bien que vous vous opposâtes à ce que je me joignisse à mon père dans ses actes d’hospitalité et de bonté envers le capitaine de Courcy; mais je ne puis admettre que mon refus d’épouser M. de Bertinval soit la conséquence nécessaire de cette condescendance de ina part.
— Mais vous semblez éviter de répondre directement à mes conjectures, Mathilde ?
— Je ne dois rendre compte de mes secrètes pensées qu’à mon confesseur. Tant que ma conduite est irréprochable, je ne reconnais à personne le droit de faire des suppositions dans le seul but de conclure que je suis coupable. Je n’ai pas lu que l’inquisition même allât si loin.
— Je m'aperçois, Mathilde, que je n’ai pas votre confiance, cependant je n’ai à cœur que votre in-
térêt; déjà sur le bord de ma tombe, vous êtes le
seul objet de mon anxiété et de mes soins.
En achevant ces mots, madame de Belrose versa des larmes; et Mathilde, bien plus capable de ré-