SCÈNE IX
BRANCADOR, HONESTA.
brancador, toujours à genoux et tenant le collier.
Air précédent.
Daigne accepter cette parure Aux mille feux,
Qui brille moins, je te le jure,
Que tes beaux yeux !
* Bel., Br-, la fausse fî.
*6 B£LPHÉGOK.
A toi les atours, la toilette,
Et, chaque jour,
Sur tes pas, je veux qu’on répète Le chant d’amour...
Ah! ah! ah! ah!
( Il attache le collier au cou de la fausse Honesta. Celle-ci se lève aussitôt en poussant un cri étouffé, et s'enfuit hors du bosquet. — Voir la note relative à la mise en scène.)
nos esta, le voile levé.
Ah ! mon Dieu ! *
brancador, la suivant.
Quoi donc?...
HONESTA
Je no sais... j'étouffe... ce collier !... c’est comme un poids... (Elle s'assied à droite.) **
BRANCADOR, élOmê.
Les diamants lui pèsent sur l’estomac!... Je n’ai jamais ouï dire...
HONESTA
Il me semble que je manque d’air... que je vais suffoquer! (Elle se lève.)
BRANCADOR.
C’est l’émotion... Cher ange... je l’ai trop émue.. .ce sont les nerfs... Tiens, un verre d’eau pour te calmer. (Il saisit la carafe qui se trouve sur la table , et remplit un verre , en tenant les yeux fixés sur Horiesta. — Beprise de la musique du choeur infernal. — Une flamme bleuâtre s' échappe de la carafe en même temps que l'eau.) Tiens, bois.
HONESTA
Merci, monsieur. (Après avoir bu.) Ciel !... c’est du feu ! ***
BRANCADOR.
Comment ! du feu ?...
HONESTA
Là... ma poitrine !...
BRANCADOR.
Voyons !
Du feu, vous dis- je!
brancador, appelant.
Au secours!
honesta, à elle-même.
Ah!... Je me sens... plus calme... Mais, c’est étrange... je ne sais ce qui se passe en moi...
brancador, à part.
Ah çà! c’est donc décidément le collier. ( S'avançant vers
* Br., H.
** H., Br.
*** Br., H. T