‹ Ben-HurChapitre 126 sur 172 · BOUQUET · texte numérisé non relu

BOUQUET

ments s'y confondent : cet hommage des cœurs s'élève vers le ciel, et le service est fini.

Alors seulement commence le banquet populaire, car il n'est point de véritables fêtes quand le peuple ne jouit pas.

Des tables dont l'œil n'aperçoit pas la fin sont dressées dans toutes les rues, sur toutes les places, au devant de tous les palais. On s'assied où l'on se trouve; le hasard rapproche les rangs, les âges, les quartiers ; toutes les mains se rencontrent et se serrent avec cordialité; on ne voit. que des visages contents.

Quoique la grande ville ne soit alors qu'un immense réfectoire, la générosité des particuliers assure l'abondance, tandis qu'un gouvernement paternel veille avec sollicitude pour le maintien de l'ordre, et pour que les dernières limites de la sobriété ne soient pas outrepassées.

Bientôt une musique vive et animée se fait entendre; elle annonce la danse, cet exercice aimé de la jeunesse.

Des salles immenses, des estrades élastiques qui ont été préparées, et des rafraîchissements de toute espèce ne manqueront pas.

On y court en foule, les uns pour agir, les autres pour encourager .et comme simples spectateurs. On rit en voyant quelques vieillards, animés d'un feu passager, offrir à la beauté un hommage éphémère ; mais le culte de la déesse et la solennité du jour excusent tout.

Pendant longtemps ce plaisir se soutient; l'allégresse est générale, le mouvement universel, et on entend avec feiwe la dernière heure annoncer le repos. Cependant personne ne résiste à cet appel; tout s'est

passé avec décence; chacun se retire content de sa journée, et se couche plein d'espoir dans les événeméats d'une annéequi a commencé sous d'aussi heureux auspices.

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