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EFFETS MERVEILLEUX D'UN DINER CLASSIQUE

€ Hélas I que je suis à plaindre! disait d'une voix élé- « giaque un gastronome de la cour royale de la Seine. « Espérant retourner bientôt à ma terre. J'y ai laissé f mon cuisinier; les affaires me retiennent à Paris, et je « suis abandonné aux soins d'une bonne officieuse dont « les préparations m'affadissent le cœur. Ma femme se « contente de tout, mes enfants n'y connaissent encore « rien : bouilli peu cuit, rôti brûlé, je péris à la fois € par la broche et par la marmite, hélas t »

Il parlait ainsi, en traversant d'un pas douloureux la place Dauphine. Heureusement pour la chose publi-

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que, le professeur entendit de si justes plaintes, etilans le plaignant reconnut un ami. € Vous ne mourrez pas, « mon cher, dit-il d'un ion affectueux au magistrat « martyr; non, vous ne mourrez pas d'un mal dont je « puis vous offrir le remède. Veuillez accepter pourder « main un dîner classique, en petit comité : après dt- « ner une partie de piquet que nous arrangerons de « manière à ce que tout le monde s'amuse; et comme « les autres, cette soirée se précipitera dans l'abîme du « passé. 1 ^

^invitation fut acceptée.; le mystère s'accomplit suivant les coutumes, rites et cérémonies voulus; et depuis ce jour (23 juin 4825) le professeur se trouve heureux d'avoir conservé à la cour royale un de ses plus dignes soutiens.

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