‹ Ben-HurChapitre 161 sur 172 · H. H DE P · texte numérisé non relu

H. H DE P

Je croyais de bonne foi être le premier qui eût conçu, de nosjourSi^Yiàée de l'Académie des Gasiconomes; mais je crains bien d'avoir éié devancé, comme cela arrive quelquefois. On peut en juger par le fait suivant, qui a près de quinze ans de date.

M. le président H. de P , dont Tenjouemenl

spirituel a bravé les glaces de l'âge, s'adressant à trois des savants les plus distingués de l'époque actuelle (MM. de Laplace, Chaptal et Berthollet), leur disait, en 48i2 : « Je regarde la découverte d'un mets nouveau,

i. Hënrion de Pansey.

« qui soutient notre appétit et prolonge nos jouissances, « comme un événement bien plus intéressant que la « découverte d'une étoile; on en voit toujours assez.

« Je ne regarderai point, continuait ce magistrat, les « sciences comme suffisamment honorées, ni comme « convenablement représentées , tant que je ne verrai « pas un cuisinier siéger à la première classe de l'Insti- « tut. »

Ce cher président était toujours en joie quand il soa geait à l'objet de mon travail ; il voulait me fournir une épigraphe, et disait que ce ne fut pas Y Esprit des Lois qui ouvrit à M. de Montesquieu les portes de l'Académie. C'est de lui que j'ai appris que le professeur Berriat Saint-Prix avait fait un roman; et c'est encore lui qui m'a indiqué le chapitre où il est parlé de Tindustrie alimentaire des émigrés. Aussi, comme il faut que justice se fasse, je lui ai érigé le quatrain suivant qui contient à la fois son histoire et son éloge :

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