‹ Ben-HurChapitre 32 sur 172 · OBSERVATION PARTICULIÈRE · texte numérisé non relu

OBSERVATION PARTICULIÈRE

30. — Je n'en dirai pas davantage sur cette question de physiologie; mais je ne dois pas omettre un fait dont on peut vérifier l'existence :

Il y a quelques années que j'allai voir une maison de campagne, dans un petit hameau des eiivivons de Paris situé sur le bord de la Seine, en avant de l'île de Saint- Denis, et consistant principalement en huit cabanes de pécheurs. Je fus frappé de la quantité d'enfants que je vis fourmiller sur la route.

J'en marquai mon étonnement au batelier avec lequel je traversai la rivière, t Monsieur, me dit-il, nous ne « sommes ici que huit familles, et nous avons cinquante- « trois enfants, parmi lesquels il se trouve quarante- « neuf filles et seulement quatre garçons, et, de ces « quatre garçons, en voilà un qui m'appartient. » En disant ces mots, il se redressait d'un air de triomphe, -et me montrait un petit marmot de cinq à six ans, couché sur le devant du bateau, oii il s'amusait à gruger des écrevisses crues. Ce petit hameau s'appelle...

De cette observation, qui remonte à plus de dix ans, et de quelques autres que je ne puis pas aussi facilement indiquer, j'ai été amené à penser que le mouvement génésique causé par la diète ichthyaque pourrait bien être plus irritant que pléthorique et substantiel ; et j'y persiste d'autant plus volontiers que, tout récemment, le docteur Bailly a prouvé, par une suite de faits observés pendant près d'un siècle, que toutes les fois que, dans les naissances annuelles, le nombre des filles est notablement plus grand que celui des garçons, la surabondance des femelles est toujours due à des circonstances débilitantes; ce qui pourrait bien nous indiquer aussi l'origine des plaisanteries qu'on a faites de tout temps au mari dont la femme accouche d'une fille.

Il y aurait encore beaucoup de choses à dire sur les aliments considérés dans leur ensemble, et sur lés diverses modifications qu'ils peuvent subir par le mélange qu'on peut en faire; mais j'espère que ce qui précède suffira, et au delà, pour le plus grand nombre de mes lecteurs.- Je renvoie les autres au traité ex professa, et je finis par deux considérations qui ne sont pas sans quelque intérêt.

La première est que l'animalisation se fait à peu près de la même manière que la végétation, c'est-à-dire que

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iti ttfvBminépftBatevr femé par kp dNgestknî est* aspiré de dÀv^rseS'mvnèrcspairlm cribttB^oo saçmrs (font nos ai^aiiMs sant pKHiinms , e^ dcfféewl rhair, ongiè^ os: ou ctoiwafty cowMBj la même tem arroBée def Ta même eau produil un raudÊs*. \mi^ïsài\i»mi mp pissenlit, selbir Ibs graineïqis» lejasdiiuBrleuP'a eotr^ée».

Lftt 9«conéfc est ops^on* i^oMeiit poH>f, d^s" rôrganisftticm TÎtalB; lest môme9 pradvîts- cpse' d'ams la' chimie absoliierpcanlesoiri^Bes desthnés^à produire' Tisi \ie et le mouvement.agissent possBemment sur les principes qui teursoné soumis.

Maïs kî naiiure^. qui scf plaît à s'enyeloppenr de voilés et à nous arrêter au seeeund ou au' troisième pas, acacbé k. 1ai»epaitoire^. oui e*!!)»' fait ses transformations; et il est véritablememiK difficile d'expKqiiep comment, étant convaiuLque le corps liumaBiBi contient die la chaux, du soufre, du phosphore, du fer et dix anitres substances encore, tout cela peut, cependant se soutenir et se re- QOUTeler pendamt plusieus» amuées avec du pain et de L'eau»

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*S\ . — Lorsque j'ai commencé d'écric^ m» tabltedes matières. était. Caiie;», eti Hieih livBer toti4 enèîer dianstma ijèic^ eej^exulaiiit jft niai a^uncéiqtttàmerléHteiiii, |tt0C8

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(|ii*imâpartift dâ.mûn.tempsr esiiGCOiwwrée^àdeastTaraux plufi sérieuxu.

Durant cet mtecTallft de tempfiv- 9ael^ft9 partic^dela mattène ^ne j^ (^i;iyatôim'éire réaemiéeîOiktélé dfl«u«ë^ dfis lLvresrëIém€utairea'deîdiiHÛtt;6t.à8 maàSADe médiH cale ont été mis entre les mains de tout lei moAde; ei des choses que» je csojfaist enseigner piG«i! lat première fois sontdeyenue&populsâres : par exemple, j'a^ats^enir ployé à la cMmie dui pot^au^fiau plusieurs pages dont la substance se trou^idanâ-deuiLoa troi&oiiuviïages récemment publiés;..

En conséquence, X'ai dâ revoir cette pactie de mon travail,, et Tai tellement resserrées qiib'elle se trouve ré^ duite à quelques principes élémentaires, à des théovies qulne^sauraient être trc^ psopagéeft^ et à quelque» observations,, fruit d!une lûQ^eexpéria[)ce7 et qui, je Tea^ père, seront, nouvelles pour la grande pastie de mes lecteurs»

§ 1*. — POT-AUHPmj^ POTAGE, ETC.

32. — On appelle pot-au-feu un morceau de bœuf destiné à être traité à l'eau bouillante légèrement salée, pour en extraire les parties solubles.

Le. bouillon est le liquide qui reste a{iirès.ropéra4tion

consommée..

Eaûn. on. appelle 6out//it la. chair dépjouillée de sa partie soluble..

L'eau dissout d'abord une partie de l'osmazôme ; puis L'albumine^ qui,, se coagulant mdiut le 5Û® degré de Réaumur, forme l'écume qu!onenI&ve ordinairement^ puis,. le surplus deVosmazome. avec. la. partie exlractive ou jus; enfin, quelques portions det l'enveloppe des fibres,, <|ui. sont détachées par: lau cootinuitÀ de l'.ébulliiioQir.

68 MÉDITATION YI.

Pour avoir de bon bouillon, il faut que l'eau s'échauflfe lentement, afin que l'albumine ne se coagule pas dans Fintérieur avant d'être extraite; et il fautque l'ébullition s'aperçoive à peine, afin que les diverses parties quisont successivement dissoutes puissent s'unir intimement et sans trouble.

On joint au bouillon des légumes ou des racines pour en relever le goût, et du pain ou des pâtes pour le rendre plus nourrissant : c'estcequ'on appelle un potage.

Le potage est une nourriture saine, légère, nourrissante, et qui convient à tout le monde; il réjouit l'estomac et le dispose à recevoir et à digérer. Les personnes^ menacées d'obésité n'en doivent prendre que le bouillon.

On convient généralement qu'on ne mange nulle part d'aussi bon potage qu'en France, et j'ai trouvé dans mes voyages la confirmation de cette vérité. Ce résultat ne doit point étonner; car le potage est la base de la diète nationale française, et l'expérience des siècles a dû le porter à sa perfection.

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